Aboubacar Soumah échappe à une tentative d’assassinat par trois commandos

0
95

Le lundi 12 mars a été une journée noire pour les habitants de Conakry. Revendiquant pour la réouverture des classes suite à une grève lancée par les syndicats du secteur, une insurrection populaire a paralysé toute la capitale. Les femmes de la commune de Kaloum ont pris d’assaut les rues et brûlé les pneus çà et là.

Le leader de ce mouvement syndical, Aboubacar Soumah, qui a paralysé le secteur de l’éducation a reçu de la visite de deux commandos armés à son domicile.

Joint au téléphone par notre rédaction, M. Soumah a confirmé la funeste nouvelle.

« C’était l’après midi de ce lundi 12 mars, trois individus sont venus à la rentrée de mon domicile, ils ont dit aux jeunes qu’ils veulent me voir et qu’ils sont syndicalistes. Les jeunes les ont dit mais un syndicaliste ne s’habille pas comme çà. Les jeunes ont insisté pour savoir qui ils sont. Au cours de ces altercations verbales, ils ont voulu fuir et les jeunes ont vu un revolver avec l’un d’eux. Finalement, ils ont constaté qu’ils sont tous armés. C’est quand les jeunes ont commencé de se mobiliser pour les neutraliser qu’ils ont pris la poudre d’escampette, » témoigne-t-il.

Aboubacar Soumah ne craint-il pas aujourd’hui pour sa sécurité ?

« Je suis dans les mains de Dieu, les enseignants aussi sont avec moi, ils veillent sur moi, certains passent la nuit chez moi chaque jour, » conclu le syndicaliste.

Dimanche dernier, les donzos armés de fusils de chasses et d’armes blanches venus de la Haute Guinée ont été présentés au siège du parti au pouvoir RPG Arc en ciel sous prétexte qu’ils vont mâter les syndicalistes et leurs complices.

Kadiatou Kamara 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here