Antoinette Sénia Grovogui, vice-présidente de l’UGDD : « c’est surtout la mouvance qui a commencé à violer cet accord du 08 aout dernier »

22822

Antoinette Sénia Grovogui, vice-présidente de l’UGDD, a accordé  cette semaine une interview exclusive à notre rédaction. Au cours de cette rencontre, notre interlocutrice s’est largement exprimée sur certains sujets brulants défrayant la chronique dans la cité notamment, les violences politiques que connait actuellement le pays, la grève du SLECG ,  les activistes politiques que le parti mène actuellement après la disparition de leur feu président Gandhi etc.    

Leverficateur.net : Comment se porte actuellement votre parti après la mort de votre feu président Gandhi ?

 Antoinette Sénia Grovogui : Je suis la vice-présidente du bureau politique national de l’Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement (UGDD). Après la disparition de notre regretté président Gandhi, paix à son âme, nous avons essayé de mettre un comité tout simplement pour jurer et pour gérer les instances de notre formation politique.

Et nous avons fait six mois (6) de deuil. Par ailleurs, à l’issue  de ces 6 mois de deuil, l’UGDD a repris conscience pour dire même-si notre président disparait, le parti  ne peut pas également disparaitre.

Nous sommes-là et nous sommes en train d’évoluer avec l’UGDD qui marche très bien. Il est en bonne  marche à Conakry et  dans toutes les autres régions du pays   .

Et comme vous le savez, la Guinée forestière est le fief de l’UGDD. Une manière de vous dire que le parti est en train d’évoluer à pat galopant.

Il faut qu’on se dise ces quatre vérités parce que, les bureaux qui étaient mis en place depuis la base jusqu’au bureau fédéral, à la coordination, présentement, ils existent.

Et,  ils sont en train d’assumer toutes  leurs définitions de responsabilité. Nous agissons ensemble et tout va très bien.

Quel est votre avis sur les violences sociopolitiques que connait actuellement le pays ?

 Franchement parlant, ces violences que connait notre pays actuellement   sont entièrement regrettables. Mais en tant  que membre  de l’opposition républicaine, il faut qu’on se dise  la vérité, je suis très sidérée à cause de ces multiples décès qui surviennent  suite à ces violences politiques.

Imaginez-vous  que les citoyens, les militants  et le des hommes en uniformes qui meurent dans ces cas de violences. Franchement parlant, j’ai ce regret.

Et, il faudrait que même-si nous devons agir en temps réel comme une  opposition qu’on prenne vraiment tout le bon contour, il ne faudrait pas qu’il y ait des morts.

Et par rapport à la mouvance et l’opposition d’où intervient aussi le SLECG, je suis en train de me dire que franchement, de me dire qu’ils font du théâtre.

Imaginez-vous, si vous voulez parler des élections communales, des accords qui se sont passés, avant d’en signer  avec tierce personne, il faut connaître sa moralité. Est-ce que ces accords vont être respectés avant d’apposer une quelconque signature  avec l’intéresse.

Je pense que la plus part de ces violences  sont issues de  ces élections communales en ce sens qu’il reste regrettable.

Et pour cela, il ne faut pas signer un accord que tu ne peux pas respecter et nous savons qu’il y a les lois qui nous régissent dans le pays.

Parlez-vous  de cet accord  qui a été signé le 8 aout dernier entre le RPG et l’UFDG. Pour vous quel est le parti  qui n’a pas respecté ce promis politique ?   

Selon toutes les informations que moi je reçois et même sur  le terrain, les deux partis n’ont pas respecté cet accord du 08 aout dernier. Il faut le dire haut et fort que  c’est surtout la mouvance qui a commencé à violer cet accord du 08 aout dernier ..

Parce qu’ils ont des stratégies qu’ils sont en train d’adopter pour pouvoir toujours gagner, Ils se font  l’arbitres du pouvoir,  ils ne veulent pas qu’aucun autre parti gagne sur le terrain sauf eux seulement.

Et ce n’est pas possible parce que sur tous les terrains, tous les autres partis politiques ont leurs militants. Ils ont le droit de voter pour leur parti. Et quand la majorité vote, cela veut dire que c’est la majorité qui doit passer. Et si on doit faire des contours, des détours de façon malhonnête, je ne sais comment qualifier pour gagner seulement cette mairie.

Vous voyez  que cette attitude adoptée par le parti au pouvoir  dans le cadre de l’installation des exécutifs communaux, est  pour moi,  très sidérant.

Pour cela, il ne faudrait pas qu’on continue  à jouer du théâtre.

Votre analyse  par rapport à la position de SLECG ?

Vous savez le SLECG  est bien-sûr dans  son droit de réclamer une amélioration de leur condition de vie.

Donc, les membres du SLECG  sont dans leur droit de réclamer ce qu’ils veulent. Mais il faudrait qu’ils analysent aussi. Si par exemple le gouvernement  acceptait de donner même 20 millions de francs à chaque travailleur, est-ce qu’ils  pourront couvrir tout le  mois.

Etant donné qu’il est incapable d’assurer les biens vitaux du citoyen et même pas seulement des travailleurs, parce que les citoyens  ont aussi le mérite de vivre dans des bonnes conditions.

Mais à partir du moment où les citoyens n’ont même pas à manger, ils n’ont même pas accès à l’eau et à l’électricité à,  beaucoup d’autres choses.

Pour aller plus loin,  est-ce que la maîtrise du commerce actuel peut nous amener à s’en sortir de cette galère ? Moi je dis non.  En ce sens que sur  le plan commercial, plus on dit, on augmente un franc sur le salaire des fonctionnaires, automatiquement, on assistera à une augmentation vertigineuse  des prix  sur le marché.

Donc, c’est au gouvernement  d’avoir pitié à cette population au moment où ils doivent dire non à la  négociation. C’est tout à fait le contraire, qu’ils acceptent la négociation avec le SLECG.

Face cette situation alarmante qui freine  actuellement le système éducatif  guinéen, il faut le dire que ce sont les alentours du président Alpha qui refusent de trouver solution à cette crise.  Il faut qu’on se dise la vérité.

Si par exemple, nous perdons une aiguille et qu’une personne d’entre nous mette le pied sur l’aiguille, est-ce que même-si on cherche cette aiguille-là toutes les secondes qui  passent, ça serait possible de retrouver l’aiguille ?  On ne pourra jamais la retrouver.

Donc, l’aiguille perdue ne peut pas être retrouvée, je l’impute  aux alentours du président Alpha Condé. C’est à eux de lui donner de très bons conseils  qu’il y ait équilibre dans ce pays.

Sinon ça va être très difficile pour  que le pays retrouve son mouvement normal.. On ne peut pas aimer sa population et ne pas accepter le dialogue,   Pour ça, moi je ne peux que remettre toute cette charge-là au compte de l’Etat.

Les élections législatives  se pointent à l’horizon e, 2019 .Est- ce votre parti y serait au rendez-vous ?

Mais, c’est le premier parti qui va être au rendez-vous de cette  élection nationale parce que nous sommes actuellement fin prêts pour affronter ces législatives. Et,  nous en serons à 100% à cet important  rendez-vous.

Interview réalisée par Léon Kolié pour leverficateur .net

  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here