Aurevoir Liberté Fm, retrouvez-moi à Planète Fm ( Par Ibrahima Diallo )

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Par la grâce de Dieu, je m’en vais de la radio Liberté FM avec la conscience du devoir accompli.

Pendant mes 10 ans de présence à tête de la direction générale, grâce à Dieu, je n’ai jamais manqué de soutien moral et de support professionnel pour hisser cette radio au rang des meilleures du pays.

Avec vous tous, nous avons participé à la diffusion du tout premier journal parlé, et lancé la toute première émission interactive de l’ère des radios privées. Et, il faut le rappeler, nous été le premier à réaliser une retransmission en direct d’un match de football hors de la Guinée sur les ondes d’une radio privée. C’était à l’occasion des éliminatoires de la CAN 2008 à Praia au Cap Vert.

C’est aussi bon pour l’histoire, de rappeler que Liberté FM a débuté juste après Nostalgie FM en 2006. Je me rappelle encore que Mouctar Bah de RFI et Fatou Sagnane pour Nostalgie, et Monique Curtis, Ben Daouda Sylla, Hawa Kaporo Soumah, Mohamed Tondon Camara, et moi-même étions les premiers à porter la voix sur les ondes des ces deux premières radios privées. Dieu merci, tout cela a été possible grâce à votre assistance.

C’est le moment de jeter un regard dans le rétroviseur pour rendre hommage aux acteurs de la libéralisation des ondes en 2006. Le général Lansana Conté d’abord, puisqu’il a fallu une volonté politique. Le doyen Emile Tompapa, à l’époque président de Conseil national de la communication (actuelle Haute autorité de communication), Fodé Bangoura ancien secrétaire général de la Présidence, Souleymane Diallo le fondateur du journal Le Lynx, Boubacar Yacine Diallo actuel vice-président de l’INIDH, Naby Youssouf Kiridi Bangoura actuel ministre secrétaire général de la Présidence, Hadja Aissatou Bella Diallo, son successeur au ministère de l’Information Aboubacar Sylla et à tout seigneur tout honneur, l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo.

Sans eux, il n’y aurait pas eu de radios libres. Sans eux, nous n’aurions pas eu le privilège d’être des journalistes et dirigeants de médias audiovisuels libres. Et dans cette merveilleuse aventure, j’avoue que je n’aurais jamais été ce que je suis devenu aujourd’hui dans la famille de la presse guinéenne sans qu’après la volonté de Dieu, vous tous ayez eu l’amabilité de me tendre la main, m’épauler et m’accompagner sur la voie du succès.

Mon passage à la radio Liberté Fm aura été un tremplin pour ma véritable vie professionnelle, après mon stage à la radio nationale.

Déjà, étudiant à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, j’ai eu le privilège d’être le correspondant de la RTG, la radio nationale.

Dieu faisant bien les choses, au compte du journal Le Populaire, j’ai pris part à ma première messe sportive continentale pendant la CAN 2002 au Mali. Ce fut en réalité mes premiers grands pas dans la presse.

A l’époque, beaucoup de mes ainés m’ont couvert de solidarité. Dans l’impossibilité de les citer tous ici, qu’ils veuillent accepter que je mentionne les noms de doyen Pathé Diallo et Gassimou Sylla qui ne sont plus de ce monde. Leur contribution a été inestimable, de même que l’appui des autres dinosaures du micro et de la plume que sont Gaoussou Diaby, Fodé Bouya Fofana, Amadou Diouldé Diallo, Cheik Fantamady Condé, Mohamed Baba Sylla, Tibou Kamara et mon grand-frère Alpha Abdoulaye. Ce sont eux qui ont fait de moi un journaliste sportif et un directeur de radio parmi les plus connus de la nouvelle génération des dirigeants de médias.

Justement, je reste redevable à Hadja Aissatou Bella Diallo que j’appelle affectueusement ma maman, pour avoir cru en moi en me confiant la direction de la radio Liberté FM.

Oui, l’histoire est têtue ! Au moment où je quitte Liberté FM pour mon nouveau challenge à la direction générale de Planète FM, je me dois de lui rendre hommage.

Hadja Aissatou Bella Diallo m’a adopté. Je prie Dieu que santé et longévité accompagnent pour la vie cette personnalité qui n’a jamais fait de différence entre ses enfants et ceux des autres. Pour ma part, je ne cesserai de témoigner qu’elle m’a toujours tiré vers le haut. Elle m’a aidé à avoir confiance en moi-même. Elle a veillé à ce que je réussisse tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel.

Je ne fais que lui rendre l’hommage qu’elle mérite. Hadja Aissatou Bella Diallo, tu restes à jamais dans mon cœur.

Je m’en voudrais de ne pas rappeler ici que même les journalistes de notre pays l’appellent Maman. C’est vous dire à quel point cette femme bénie de Dieu a de la considération, une considération positive de tous ceux qui ont été ses collaborateurs. Ceux qui l’ont pratiqué à la RTG ou au ministère de l’Information vous le diront : même dans l’application des dispositions réglementaires, Hadja a toujours eu la force de pardonner les plus indécrottables.

Oui, quelqu’un l’a dit avant moi, l’histoire est têtue ! Moi, j’écris que dans la presse guinéenne, Hadja Aissatou Bella Diallo est devenue immortelle. Après avoir décroché son diplôme en Histoire-philosophie, elle a travaillé dur sous le régime du président Sékou Touré pour être une journaliste de renom, puis présentatrice modèle. Sous le régime du général Lansana Conté, elle devient une référence dans les médias publics de Guinée et d’Afrique.

Première femme à diriger la RTG, elle remporte la Caméra d’Or du meilleur journal télévisé d’Afrique francophone. Nommée Ministre de l’information par le général Lansana Conté, elle inaugure l’ère des radios et télévisions libres de notre pays. A son départ du ministère de l’Information, elle créé le Groupe Liberté Communication en compagnie de son époux Elhadj Youssouf Diallo, chef d’entreprise et ancien ministre.

Sa vie, Hadja Aissatou Bella l’a entièrement consacré à la presse. Que la main de Dieu continue à la protéger ! Que cette protection divine soit toujours avec elle.
Bon à vent à notre bébé, notre Liberté Fm ! Je poursuis l’aventure à Planète FM pour continuer à apporter ma modeste contribution à démocratisation toujours plus avancée de notre cher pays la République de Guinée, avec tous ses medias.

Je tiens à le dire, et je tiens à l’écrire pour l’avenir : Hadja Aissatou Bella Diallo n’a jamais douté de mon engagement au respect des principes moraux de sincérité et de fidélité qui fondent les relations humaines. En retour, Hadja m’a toujours renouvelé sa confiance, et cela, à plusieurs occasions.

La dernière, c’est le 24 janvier dernier, quand je suis venu lui faire part de mon départ de Liberté FM pour piloter désormais la radio Planète FM. Elle a fait des prières pour moi en présence de Bon Diabaté de l’Inspection générale d’Etat, témoin de cette phase importante d’une chronique nouvelle qui fera une coopération sans ambages entre Liberté FM et Planète FM.

Je sais que nos chemins se rencontreront encore, et je souhaite d’ailleurs que nos chemins se rencontrent, parce qu’il ne peut en être autrement entre le fils et sa mère.

Ce jour, je dois prendre le flambeau à la radio Planète FM. C’est avec le cœur serré que je quitte la radio Liberté FM de ma maman Hadja Aissatou Bella Diallo, d’une beauté linéaire et d’un charme indéfinissable dans le visage.

A présent, pour le nouveau challenge, retrouvez-moi à la Direction générale de la radio Planète FM afin qu’ensemble nous contribuions à relancer ce médium et le replacer au rang des plus écoutés du pays.

Ibrahima Diallo

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