Aux Etats-Unis, des statues de Christophe Colomb détruites à Boston et Richmond

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L’explorateur italien, l’un des premiers Européens à s’être rendu sur le continent américain, est critiqué entre autres pour son traitement des Amérindiens.

La colère s’étend aux Etats-Unis. Selon plusieurs médias locaux, des statues de Christophe Colomb ont été dégradées dans de nombreuses villes américaines par des manifestants. Une statue de l’explorateur a été décapitée à Boston, dans le Massachusetts, dans la nuit de mardi à ce mercredi. À Richmond, en Virginie, une statue a été jetée dans un lac.

Aux Etats-Unis, des statues de Christophe Colomb détruites à Boston et Richmond

<img class="i-amphtml-blurry-placeholder" src="data:;base64,La statue de Colomb décapitée à Boston, le 10 juin 2020

L’explorateur italien, l’un des premiers Européens à s’être rendu sur le continent américain, est critiqué entre autres pour son traitement des Amérindiens.

La colère s’étend aux Etats-Unis. Selon plusieurs médias locaux, des statues de Christophe Colomb ont été dégradées dans de nombreuses villes américaines par des manifestants. Une statue de l’explorateur a été décapitée à Boston, dans le Massachusetts, dans la nuit de mardi à ce mercredi. À Richmond, en Virginie, une statue a été jetée dans un lac.

A Boston, la même statue avait été recouverte de peinture rouge en 2015 avec l’inscription Black lives matter.

« Cette statue a fait l’objet de vandalisme répété ici à Boston, et compte tenu des discussions que nous avons certainement en ce moment dans notre ville de Boston et dans tout le pays, nous allons également prendre le temps d’évaluer la signification historique » de l’incident, a expliqué le maire Marty Walsh.

À Richmond, en Virginie, mardi soir, les manifestants ont détruit une statue de Christophe Colomb en centre-ville et l’ont jetée dans un lac. L’explorateur italien, l’un des premiers Européens à s’être rendu sur le continent américain, est critiqué entre autres pour son traitement des Amérindiens.

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Au Etats-Unis, le deuxième lundi d’octobre a été désigné officiellement comme jour férié fédéral en 1937. Chaque État le célèbre différemment. Mais en 2019, la mairie de Washington a par exemple décidé de remplacer le thème par une célébration des Amérindiens.

« Malgré le fait que Colomb n’a pas découvert l’Amérique du Nord, que des millions de personnes vivaient déjà en Amérique du Nord à son arrivée et qu’il n’a jamais mis les pieds sur les rives des États-Unis actuels », détaillait alors l’élu local David Grosso dans un communiqué pour justifier la décision. Le navigateur génois a, selon lui, « réduit en esclavage, colonisé, mutilé et massacré des milliers et des milliers d’Amérindiens dans les Amériques ».

Plusieurs États américains comme le Maine, le Vermont, le Nouveau-Mexique et Hawaï et plus d’une centaine de localités ont déjà rebaptisé ce jour férié d’octobre pour célébrer les communautés amérindiennes.

Des remises en cause au Royaume-Uni et en Belgique également

Les manifestations contre les violences policières aux Etats-Unis ont relancé le débat sensible sur l’héritage du passé esclavagiste du pays, notamment symbolisé par les nombreux monuments à la gloire de l’armée confédérée lors de la guerre de Sécession, que beaucoup aimeraient voir disparaître. Plusieurs, considérés comme des symboles de l’héritage raciste du pays, mais défendus par de nombreux conservateurs, ont subi des dégradations.

En Virginie justement, où se sont installés les premiers colons anglais avant de devenir le coeur de l’Amérique esclavagiste, le gouverneur Ralph Northam veut déboulonner « le plus vite possible » la statue du commandant en chef de l’armée sudiste, le général Robert E. Lee. Elle trône depuis un siècle sur une place de Richmond, capitale des Etats confédérés lors de la guerre (1861-1865).

Dimanche, lors d’une manifestation contre le racisme et en hommage à George Floyd – un Noir américain tué fin mai par un policier blanc aux Etats-Unis – la statue d’Edward Colston, marchand d’esclaves de la fin du 17e siècle qui a financé de nombreuses institutions de Bristol, a été jetée à l’eau. En Belgique, une statue de l’ex-roi Léopold II, figure controversée du passé colonial du pays a été retirée d’un square à Anvers mardi après avoir été vandalisée.

L’express

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