CAN 2019 : Le match de la Guinée aurait été vendu à 1,5 million de dollars

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Au  lendemain de l’élimination du Syli national de Guinée en huitième de finale de la CAN par l’Algérie, le choc est toujours insupportable chez les Guinéens qui s’étaient mobilisés comme un seul homme pour la cause de la patrie. « On avait tout abandonné pour rester à la maison afin de suivre le match du Syli contre l’Algérie », s’écriait bon nombre de supporters ce lundi à Conakry. « On croyait à l’équipe mais hélas ! nos enfants nous ont déçu », se plaignaient de vieux supporters sur l’esplanade du stade du 28 septembre.

Après le match, Conakry ressemblait à une capitale en deuil. Des jeunes en pleurs regroupés par endroit. Soit dans les cafés ou assis en bordure de route. Tous n’en croyaient pas leurs yeux. De discussions en discussions, des bagarres auraient même éclaté dans plusieurs quartiers de Conakry, privés de courant.

Ce matin, les langues se délient tant au Caire qu’à Conakry et les frustrations se lisent sur tous les visages. Cadres du ministère des Sports, dirigeants sportifs et supporters sont déçus au Caire et se regardent en attendant une décision de la fédération guinéenne de football qui semble traîner les pas.

En réalité, nombre de fans du Syli ne digère toujours pas l’humiliation subie par la Guinée. La défaite en soi n’a pas autant surpris que la manière dont on a été malmené par les joueurs algériens qui n’ont point forcé le match pour nous éjecter de la fenêtre. Une défaite choquante et humiliante.

Accordant une interview à Cis TV, quelques minutes après la déconvenue du Syli, le ministre des Sports, Bantama Sow, visiblement très choqué, a affirmé que l’Etat a dégagé les moyens nécessaires pour mettre l’équipe dans les conditions optimales de préparation afin qu’elle puisse aller loin dans cette complétion.

Si l’objectif assigné au Syli n’a pas été atteint, c’est facile de situer les responsabilités, a résumé le bouillant ministre des Sports.

Au regard des matchs joués par le Syli à cette CAN, même les plus optimistes des supporters avaient des doutes sur notre onze national qu’ils trouvaient sans âme, nul et inefficace en attaque. Aucun engagement de la part des joueurs.

Comme l’a soutenu le ministre Sow, il est très facile de situer les responsabilités : premier responsable, l’énergumène Amadou DIABY, premier vice président de la FGF. Deuxième responsable, le coach Paul Put et son staff pléthorique importé pratiquement de la Belgique. La plupart des membres du staff technique ont regagné Bruxelles, dans la nuit de ce lundi. Quelle irresponsabilité !

Le premier, c’est à dire l’escroc Amadou Diaby, pour bien réussir son business autour du Syli, exige du président de la FGF, Antonio Souare, sa nomination à la tête d’un département chargé des équipes nationales. Il est le seul choisi parmi les 15 membres élus au même titre que lui par les 65 membres statutaires. Du jamais vu à la fédération.

Ainsi, Amadou DIABY devient le délégué fédéral attitré du Syli, avec à la clé un gros budget et de plein pouvoir en main. Il choisit ses collaborateurs externes pour conduire les destinées de notre équipe nationale. Son premier objectif est atteint : le contrôle effectif du Syli national. Chose dont il a toujours rêvé depuis qu’il a chassé Salifou Camara dit Super V.

Deuxième objectif : il part à la conquête des binationaux, ces mercenaires qui pullulent autour de notre sélection, notre patrimoine commun -le Syli national de Guinée- moyennant bien sûr des sous qu’il soutire au président Antonio pour leurs sélections.

Troisième objectif : écarter les joueurs habituellement sélectionnés, en faveur des mercenaires qui réclament de la liquidité, du cash pour accepter de jouer pour cette grande nation de football qu’est la Guinée.

Il fixe le montant de la sélection des binationaux et exige au richissime homme d’affaires et président de la FGF, Antonio Souare, une somme de 50 mille euros par joueur. C’est à prendre ou à laisser, exige le puissant vice-président DIABY.

Selon ses dires, il va sélectionner des joueurs que la Guinée n’ait jamais rêvés d’avoir en équipe nationale. « De vrais pros capables de remporter une première CAN pour notre pays », affirmait-il. « Ils sont capables de remporter cette coupe », montrait-il pattes blanches.

Des propos qui finalement, se sont révélés n’être qu’un écran de fumée, des dires d’un escroc qui sait manier sa langue mielleuse comme une corde de guitare. Des propos d’un simple homme d’affaires, pour ne pas parler d’un démarcheur et d’un arriviste parti de rien.

Au finish, il vient de donner un coup de massue contre son président qui lui portait une confiance absolue. Ingrat, il se positionne dorénavant contre Antonio Souaré, notamment dans un enregistrement qui fait le buz actuellement sur les réseaux sociaux. Dans lequel enregistrement le gugusse Amadou Diaby, en plantant ses banderilles, montre sa véritable face : « Antonio, Antonio… Antonio est-il Dieu ? Dis-donc, arrêtez ça vous aussi. C’est quoi ça ? Antonio m’a trouvé dans le football. Il a trouvé que je vivais… », s’écriait-il très imbu de sa personne.

C’est pourtant l’homme qu’il a caressé et qui lui a ouvert les vannes du Syli national, lui permettant d’aller à la conquête des binationaux promis. Ainsi, DIABY contactera le plus tôt ses antennes en Europe et les joueurs lui sont proposés aux quatre coin de l’Occident.

En un laps de temps, il propose à la FGF une dizaine de mercenaires prêts à accomplir la mission en Guinée. Ces joueurs, moyennant 50 mille euros chacun ( nombre d’entre eux n’auraient même pas vu la couleur de l’argent) commencent à rejoindre le Syli dans le but d’assurer une qualification à notre sélection à la CAN.

Mais il se trouvait déjà que le Syli, à sa tête le coach Lappe Bangoura, avait pris une belle option dans les éliminatoires en battant la Côte d’Ivoire à Bouaké.

Trois points pris à l’extérieur, une aubaine pour Paul Put qui remplace le coach guinéen après l’élimination prématurée du Syli local au CHAN au royaume chérifien.

Amadou DIABY, en personne, part chercher Paul Put au Kenya, négocie avec lui son salaire et le propose au président Antonio Souare et au ministère des Sports.

Sans trop tergiverser, le contrat de l’entraîneur belge est signé en grande pompe par l’Etat et il est fixé à 40 mille euros par mois. Son appartement sis sur la corniche de la Camayenne à 6 mille euros. Une Toyota 4X4, sortie d’usine, achetée à 100 mille euros par Souaré, est mise à sa disposition. Le négociateur qui n’est autre que l’escroc, le premier vice-président de la FGF Amadou Diaby, perçoit 10 mille euros sur le salaire de Paul Put. Ce sont les affaires non ? Elles marchent bien pour le délégué fédéral attitré du Syli.

Paris devient le centre d’affaires de Diaby qui y séjourne régulièrement pour contacter les joueurs mercenaires, dont la plupart n’ont aucun lien avec la Guinée.

Il réussit à assurer une qualification à la CAN pour le Syli et se félicite d’avoir accompli une partie de sa mission. Coût de l’opération réussie ? Plus d’un million 500 mille dollars soutirés à son président.

Avec l’arrivée des binationaux, il écarte tous les joueurs gênants comme Seydouba Camara dit Konkolet, Sadio Diallo, Landel et les meilleurs du championnat national.

Pour Amadou, il n’est pas question de sélectionner les joueurs locaux. « Ils sont tous nuls », disait l’énergumène à qui voulait l’entendre à la fédération.

Lui et son coach font leurs budgets et le soumettent à la fédération et au ministère des Sports. Tout est honoré comme une lettre à la poste.

Les deux sont en complicité sur tous les dossiers et n’associent ni membres du comité exécutif ni responsables du ministère des Sports. Amadou DIABY est le seul décideur au grand dam de son président et des autres.

Il gère tout jusqu’à la CAN, où selon nos toutes dernières informations, Paul Put et Amadou DIABY auraient vendu le match du Syli contre l’Algérie au prix de un 1.500.000 US ( un million 500 mille dollars américains). Pas étonnant cette sale affaire, surtout venant d’un escroc connu et reconnu mais aussi d’un entraîneur habitué au truquage de matchs dans son propre pays et qui y a laissé de sales dossiers.

Au moment où nous mettions sous presse, tous les membres du staff technique, à part les Guinéens, ont quitté Le Caire au petit matin pour rallier Bruxelles.

Le bureau exécutif de la fédération guinéenne de football doit se réunir cet après midi au Caire pour prendre d’importantes décisions contre les responsables de l’échec de notre Syli à la 32ème édition de la CAN.

Pendant ce temps, Amadou DIABY et son coach PUTE qui ont sacrifié le Syli contre l’Algérie, sont très inquiets et attendent leur sort. Comme on dit, affaire À suivre !

In universiteatu.com

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