COMPRENRE LA FRONDE D’ABUJA (Par Goïkoya Kolié, Juriste)

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J’ai informé les chefs d’État de la CEDEAO. La nouvelle a été accueillie positivement, déclare à Abidjan ce 21 décembre 2019, le président Ouattara, flanqué du président Macron, à propos du passage du franc CFA à l’ECO. FAUX, semblent retorquer ceux-ci par la voie de leurs ministres des finances et de leurs gouverneurs de banques centrales à Abuja.

Impasse, crise de confiance, cacophonie, l’unité ouest-africaine vole à l’éclat sont autant d’éléments auxquels on pense lorsque les autorités des finances de la Guinée, la Gambie, du Ghana, du Nigéria, du Libéria et de la Sierra Leone, dans un langage mesuré, indiquent que les propos du président Ivoirien, Alassane Ouattara, étaient dénués de sens et de base factuelle.
Contexte

À Abuja le 16 janvier 2020, les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales des six pays de la CEDEAO déjà cités se sont désolidarisés de l’envolée lyrique du couple Macron/Ouattara d’Abidjan. Ils ont souligné avec préoccupation la déclaration visant à renommer unilatéralement le franc CFA en ECO. S’adressant à la presse, dans un langage diplomatique empreint d’agacement et d’incompréhension, la ministre des finances du Nigéria, Zainab Ahmed déclare que : « le conseil de convergence de la zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO) considérait cette action comme non conforme aux décisions de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO pour l’adoption de l’ECO comme nom d’une monnaie unique indépendante de la CEDEAO ».

Que redoutent les six frondeurs
La garantie française
Emmanuel Macron affirme accepter la demande de garantie sollicitée par les chefs d’État de l’Afrique de l’Ouest. L’urgent sommet d’Abuja qui a réuni les ministres des finances des six pays susmentionnés, qui appellent à son tour à un sommet urgent des chefs d’État, fait foi d’un malaise et surtout d’une profonde inquiétude de se voir imposer de facto une servitude monétaire dépouillant les pays de toutes souveraineté sur leurs propres politiques monétaires.

« La réforme proposée n’est pas une transition vers le régime de change flexible retenu par la CEDEAO. Elle maintient plutôt les pays de l’UEMOA dans le système initial de parité fixe avec la garantie d’un tiers, qui n’est pas en phase avec l’objectif de monnaie unique ECO de la CEDEAO (…) Le rand sud-africain et le shilling kenyan sont convertibles sans être adossés à une garantie d’un tiers. La roupie indienne n’est que partiellement convertible et ne s’échange pas à l’extérieur. Cela n’a pas empêché l’Inde de devenir la cinquième puissance économique mondiale ». Réfléchit Kouassi Kouamé, Économiste, Ex-Directeur et Ex-Administrateur de la

Le fonctionnement de la garantie française a effectivement de quoi semer la zizanie. Les apôtres du front anti-CFA tel que Nicolas Agbohou, Ndongo Samba Sylla alertent suffisamment sur la nécessité de rejeter la tutelle monétaire de la France. Et, pour ceux qui sont déjà ligotés dans les entrailles de ces liens, les spécialistes suggèrent de couper le cordon ombilical monétaires. Le professeur Agbohou explique qu’en 70 ans, la France n’a jamais exercée la garantie. L’économiste Ivoirien explique que ce sont les pays africains eux-mêmes qui assument la garantie dont la France prétend offrir, à travers leurs réserves d’or, leurs devises et 50% de la valeur de leurs exportations captés et stockés au trésor public français.
La France tient avec une fermeté opiniâtre à la garantie. Si on peut la blâmer et/ou la juger sévèrement pour ce péché originel, on peut du même coup, tenter d’expliquer cette pugnacité dépravée.
Le mécanisme d’application de la garantie devient véritablement effectif, lorsque les pays de la zone sont incapables d’assumer un engagement financier par rapport à leurs importations et exportations. Ce qui ne s’est jamais produit en 70 ans. La garantie est donc pratiquement inutile. Ce qui fait dire aux spécialistes que la France s’enrichir sans cause et qui explique justement pourquoi elle tient à une garantie qu’elle n’exerce jamais, si non que tirer indument profit de la dispendieuse contrepartie que verse chaque pays membre.

La garantie française a une contrepartie qui constitue un énorme fardeau, une contrainte excessive pour les pays membres de la zone franc CFA. Notre devoir de mémoire exige de ressasser inlassablement que de 1945 à 1973, elle a porté sur 100% des réserves de changes. Autrement dit, pendant presque trois décennies, en plus des réserves d’Or des pays membres stockés au trésor public français, la puissance coloniale s’est adjugée la totalité de la valeur des exportations de ses colonies. De 1973 à 2005, le dépôt a été revu à la baisse, pour se situer autour de 65% et depuis 2005 à ce jour, la France dans son infinie bonté à l’égard de ses sujets africains, ne retient plus que 50% des valeurs précitées.

En définitive, la garantie française justifie le dépôt des réserves de change, des devises des pays membres ainsi que leurs stocks d’Or, sans droit.
S’il est possible d’expliquer la rapacité économique de la France, il est également possible d’expliquer les inquiétudes et circonspections des six frondeurs d’Abuja. Dans ce groupe, figure la première puissance économique de l’Afrique. En effet, d’après le classement 2018 de la banque africaine de développement (BAD), des pays les plus riches du continent, le Nigéria, occupe la première place. Le géant ouest-africain affiche le chiffre ahurissant de 581 milliards de dollars de PIB. Quelques remarques importantes :
Premièrement, il n’existe aucun pays de la zone franc CFA dans le top 10 des pays les plus riches d’Afrique.
Deuxième, il n’existe aucun pays francophone dans ce top 10, car les pays de l’Afrique du Nord de cette liste revendiquent leur arabisme.

Troisième, l’économie nigériane est une économie axée sur l’exploitation de matières premières, principalement du pétrole brut. La non-transformation sur place des ressources naturelles en fait une économie extravertie, orientée vers les pays des entreprises qui exploitent ce brut.
Obtenir donc l’adhésion du Nigéria à une zone garantie par la France revient à dire que par des méthodes à la Berlin de 1985, la puissance coloniale décroche le gros lot. Pour ces considérations, le Nigéria ou tout autre pays indépendant ne peut marchander da souveraineté monétaire.

L’impression de la monnaie
Le fait de frapper sa monnaie hors des frontières de l’union monétaire entraine un lourd déséquilibre financier que supportent pays les rattachés à une puissance étrangère. Certains spécialistes estiment que le pays manufacturier sort gagnant de ce déséquilibre, dans la mesure où, il perçoit un pourcentage sur chaque billet commandé et frappé. La disproportionnalité entre ce pourcentage retenu par rapport à une monnaie non utilisable nulle part ailleurs, fait crier au scandale. Voila pourquoi en entend souvent parler de monnaie de singe au sujet du franc CFA et éventuellement au sujet de l’ECO. Cette situation est épaissie par le fait que la monnaie que la France garantie n’est pas convertible non plus dans les pays membres d’une même zone.
Il est erronément soutenu du côté de l’hexagone que la taille des économies et les besoins des pays des zones monétaires garanties par la France ne justifient l’implantation d’une industrie de manufacturation des billets de banque. Cette fausse hypothèse est balisée par la supposée absence prévisible de rentabilité, puisse que la technologie inhérente à cette industrie serait très couteuse, elle évoluerait très vite et serait concurrencée par des faussaires.

Primo et à date, le seul faussaire à se révéler efficace n’a été que l’État français lui-même, et la Guinée de M. Sékou Touré peut en témoigner. Secundo, une technologie couteuse est-elle incompatible avec les désirs de développement et de création d’emploi sur le continent? Tercio, pourquoi un partenaire qui se prétend bienveillant et attaché aux bien-être de ses partenaires, ne peut les transférer la technologie nécessaire à la réalisation de cet objectif d’aide concrète?
La parité fixe
Le principe de la parité fixe instaure dans le cas en l’espèce une monnaie forte qui donne l’illusion fallacieuse d’une économie tout aussi forte, du fait de l’arrimage de la monnaie à l’Euro. Le principe de la fixité des parités entraîne également cette impression perverse d’économies performantes en raison de la croissance affichée. Dans les faits, cette croissance profite aux entreprises étrangères, qui par des stratagèmes légaux (garantie, libre transférabilité), rapatrient dans leurs pays d’origines : capitaux et bénéfices.
De nombreuses anciennes colonies européennes, principalement, anciennes colonies britanniques, ayant acquis une véritable indépendance monétaire, se retrouvent avec des monnaies locales extrêmement faibles par rapport au franc CFA, et paradoxalement, ils affichent un meilleur indice de développement humain. C’est le cas par exemple de la Corée du Sud, qui pour avoir un 1 euro, doit débourser 1350 Wong. C’est deux fois plus que ce que le puissant franc CFA débourse pour le même Euro. La Corée du Sud affiche un indice de développement de 45 000$ par tête d’habitant.
Le Vietnam, qui jusque dans les années 70 était soumis à des bombardements intensifs américains au napalme et autres substances biochimiques très toxiques, mortelles, pouvant polluer et contaminer sont sol; ce Vietnam qui est aujourd’hui, deuxième producteur mondial de riz, dispose d’une monnaie faible. Le Vietnam, achète pour 1 Euro à 25 000 Dong.
L’Iran achète son euro à 45 000 Rial et affiche un indice de développement humain de 20 000 dollars par habitant. Les pays de la zone franc qui se targuent de leur croissance économique constante de plusieurs années de suite, se noient dans des indices de développement humain se situant selon le professeur Agbohou entre 2000 à 3000 dollars. Ce constat vient renformer cette réalité affligeante qui exhibe que la croissance, la parité fixe et la garantie française n’ont aucune utilité, ni aucun impact positif pour les pays de la zone franc et leurs populations.

« Il ne faut pas croire que lorsque la France défend la stabilité monétaire et la fixité de parité du franc CFA ou de l’ECO, elle défend forcément les intérêts des pays africains. Elle défend ses propres intérêts. D’abord, pour éliminer les incertitudes et risques liés au change sur les revenus futurs que les entreprises françaises vont transférer des pays africains. Ensuite, pour justifier le recours à la garantie de convertibilité qui lui sert à asseoir une forme de contrôle sur la monnaie. Sans parité fixe, l’offre de garantie de convertibilité ne se conçoit pas (…) La justification de la fixité de parité de l’ECO-UEMOA avec l’Euro par le souci de ne pas affoler les marchés financiers et ne pas provoquer de fuite des capitaux est contestable. Le moment redouté de l’abandon du système de parité fixe arrivera de toute façon et on finira par affronter demain ce qu’on veut éviter aujourd’hui ». Défend l’Ex-Administrateur de la BCEAO, Kouassi Kouamé.
Il faut donc constater que la fixité de la parité est nuisible aux économies des pays membres. En définitive, ce mécanisme n’existe qu’à l’avantage de l’exportateur de capitaux et de bénéfices de l’Afrique vers l’étranger, en ce sens qu’il élimine le risque de change inhérent au cours du marché, lui évitant ainsi de subir des pertes d’argent lié aux fluctuations du marché.

La conversion des devises
Dans le partenariat monétaire que propose la France aux quinze pays de l’Afrique de l’Ouest se pose également comme difficulté, la question de la transformation des avoirs, des devises, des près, des dons et des aides de ces derniers en monnaie ECO. Advenant le maintien du statu quo actuel et que la monnaie dite africaine est frappée en France, (en plus de s’octroyer une commission, que le professeur Agbohou estime à 25% de la valeur des sollicitations africaines), notre partenaire métropolitain encaisse les biens ci-haut mentionnés, et nous retourne leur valeur en monnaie ECO, probablement non convertible ailleurs.

Promesse et Méfiance
La coopération monétaire franco-africaine n’a pas tenu ses promesses d’un développement rapide des pays membres. Une des voix les plus audibles du panafricanisme monétaire africain ironise qu’une monnaie nazie ne pourra jamais développer un pays africain. Le professeur Nicolas Agbohou, est un économiste Ivoirien qui enseigne dans une université française depuis plus de deux décennies. Pour ce panafricain convaincu, la France ne fournit pas assez d’effort pour mériter la confiance de ses partenaires africains. M. Agbohou appelle carrément à une méfiance des Africains vis-à-vis de la France. L’auteur de : Le franc CFA et l’Euro contre l’Afrique explique que la France a aboli l’esclave et l’a rétabli au gré de ses intérêts. Puis, elle l’a de nouveau aboli pour le transformer en colonisation, en obéissant toujours à ses besoins. Par la suite, la colonisation française s’est métamorphosée en françAfrique et se poursuivre encore aujourd’hui sous sa forme monétaire incarnée par le franc CFA et bientôt l’ECO.
Après plus de 70 ans de coopération monétaire, les pays francophones africains continuent à s’appauvrir. Leur principale partenaire, elle, continue à s’enrichir sur leur dos. Son butin de guerre, du point de vue des réserves d’Or, la place dans le peloton de tête des pays ayant indument amassé et stocké une importante quantité du précieux métal.
La promesse de prospérité du CFA pour les Africains s’inhibe dans les trains d’atterrissage des compagnies aériennes européennes. Pendant que les pays de la zone CFA affichent une insolente croissance économique, leurs populations végètent de plus en plus dans l’indigence. Las de cette richesse qui profite à la France et aux colons locaux, le jeune Ivoirien Laurent Barthélémy Ani Guibahi, scolarisé en 4e du lycée Simon Gbagbo de Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan, a voulu rejoindre la France, via le train d’atterrissage d’un avion de la compagnie Air France. Son corps sera retrouvé à Roissy 8 janvier 2020.

Ambiguïté ghanéenne
Des médias français, notamment Jeune-Afrique ont lu dans la participation ghanéenne au sommet des six d’Abuja, une tentative réussie du Nigéria, d’allier à sa cause le bras de fer d’une supposée rivalité l’opposant à la Côte d’Ivoire. À moins d’une volonté manifeste d’une puissance coloniale de semer la dissonance entre les pays de la sous-région; volonté relayée par une presse inféodée au mensonge officiel du régime de M. Macron, on voit mal comment un pays : la Côte d’Ivoire, qui ne figure pas sur la liste des dix premières puissances économiques du contient peut devenir le rival de la première puissance africaine, du simple fait de sa proximité géographique.

Jeune Afrique écrit impudiquement : En critiquant publiquement la décision de l’Union économique et monétaire ouest-africain (UEMOA) de rebaptiser le franc CFA « ECO » d’ici à 2020, les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales de Gambie, Ghana, Guinée, Libéria, Nigéria et Sierra Leone n’ont pas seulement révélé les divisions de la CEDEAO. Leur communiqué du 16 janvier a aussi fait éclater au grand jour la bataille de leadership qui oppose la Côte d’Ivoire au Nigéria. Car, pour les autorité ivoiriennes – il ne fait aucun doute que le Nigéria attise en sous-main les reproches que leur adresse la Zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO).
Faut-il le rappeler, tel que déjà mentionné, le Nigéria, d’après le classement 2018 de la BAD est un géant incontesté qui pèse 581 milliards de dollars. À noter que l’Afrique du Sud, deuxième du classement atteint un sommet de 276 milliards de dollars.

Pourtant, il n’y a rien d’équivoque dans la position du Ghana. L’administration du président Akufo-Addo s’est réjouit de la fin du franc CFA, tout en encourageant ses pairs à migrer vers le régime flexible de l’ECO; régime sur lequel repose la quintessence du projet de monnaie commune ouest-africaine. On s’explique mal comment diable, le raisonnement intriqué des illuminés des médias étrangers a pu percevoir dans la position ghanéenne, le moindre signe de rivalité entre un poids lourd (Nigéria) et un poids plume (Côte d’Ivoire), d’autant plus que d’ailleurs, aucun pays francophone d’Afrique n’arrive à la cheville du Nigéria. On pourrait même oser insinuer que l’ensemble des colonies françaises de l’Afrique de l’Ouest combinées ne peuvent se mesurer au grand-frère de plus de 190, 9 millions d’Habitants, riche en ressource naturelles et de ressources humaines hautement qualifiées et compétentes.

Notre lecture du communique ghanéen est à l’effet qu’il lançait les jalons de la déclaration d’Abuja. Nous pensons que les suspicions et spéculations de ces médias sont dénouées de sens, d’autant plus qu’elles ne reposent sur aucune substance factuelle.
Ces publications médiatiques peuvent au mieux relever de l’ordre des Fakes News et au pire, de la démence intellectuelle, car il est infondé de prêter au Ghana la volonté de renoncer à sa souveraineté monétaire pour se joindre à une monnaie nazie qui le dépouille de tous pouvoirs, alors que ce pays tente justement de s’affranchir de la colonisation économique qu’exercent sur lui les institutions financières internationales en claquant les portes du Fonds Monétaire Internationale (FMI) et de la Banque Mondiale (BM).

Le Ghana ne saurait se confondre dans de telle aberration, alors qu’il œuvre pour le retour au bercail des Africains-américains, descendants des anciens esclaves, tout en adhérant sciemment à une monnaie dont l’origine lointaine remonte justement à l’abolition forcée de l’esclavage, lorsque la France créé à cet effet à Dakar, une banque et une monnaie destinées à dédommager non pas les esclaves/victimes de l’innommable barbarie européenne, mais plutôt à indemniser les esclavagistes/bourreaux, pour la perte de leurs biens meubles : esclaves.

Le Maillon faible
Le climat politique de la Guinée fragilise sa situation et lui prête le profil du maillon faible du groupe des six d’Abuja. Nous pensons que l’administration Condé demeura fidèle à l’esprit initial de l’ECO, axé sur un régime de change flexible et d’un panier de diverses, sans garantie d’une quelconque puissance prédatrice. Il faut comprendre que le président Condé n’a plus rien à perdre. L’homme a d’ailleurs publiquement osé un : couper le cordon ombilical. Ce qui explique le fait que son projet de troisième mandat est rejeté par ses anciens partenaires, en quête d’un nouveau serviteur docile. Les réjouissances s’arrêtent là.

Les successeurs de Alpha Condé dégagent une odeur francophile inquiétante. Tout comme leur rival en son temps, dans l’opposition, ils comptent sur le coaching français pour accéder au pouvoir. Ayant en mémoire les propos de Charles de Gaulle, notamment le fameux : la France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts, le coaching sollicité d’un pays avec une telle doctrine, pourrait être monnayé par un oui nauséabond à la servitude monétaire, ce qui basculerait la Guinée dans le CFA/ECO et la précipiterait dans un lent, long et pénible trépas. Ce serait aussi multiplier par millions les Yaguine Koïta, Fodé Tounkara et Laurent Barthélémy Ani Guibahi. À ces martyrs de la guerre de prédation économique française et européenne nous dédions cet article et leur rendons hommages.

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