Conakry : les bérets rouges violentent les syndicalistes à la Bourse de travail

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Depuis 5 heures du matin de ce lundi, 23 juillet à Conakry, la bourse du travail est encerclée par les forces de l’ordre. Des syndicalistes sont bloqués à la rentrée,  ce sont des gendarmes et la police qui sont présents sur le lieu pour empêcher la tenue de la réunion des syndicalistes, prévue ce lundi à partir de 10 heures, suite à la hausse du prix du carburant par litre de 8 000GNF à 10 000GNF par le gouvernement de Dr Kasory Fofana.   

Selon M. Alhassane Sall, « le général Mansaré, était venu ce matin à la bourse du travail, il a trouvé des militaires (bérets rouge avant l’arrivé des gendarmes).

C’était aux environs de 5 heures du matin. Des militaires sont postés à la rentrée principale de la bourse du travail. Le gardien leur a demandé d’aller de l’autre côté de la rentrée,  c’est ainsi ils ont giflé le gardien et, le général étant là, a été descendu de sa voiture et il a été prit au collet »,  Explique Alhassane Sall

Pour sa part, le camarade syndicaliste, Mamadou Mansaré : « Nous étions venus dans l’intention de trouver une solution. Parce que le médiateur nous avait convoqués. Mais à la place du médiateur, nous avons trouvé un groupe de bérets rouges dirigé par un colonel du camp Makambo », déplore le camarade Mansaré.

Avant d’ajouter : ‘’Ils nous ont molestés mon garde et moi. Il a fallu que cette brave population de Boulbinet sorte pour nous défendre,» assure-t-il.

Enfin, les leaders syndicaux ont annoncé ce matin à la bourse de travail qu’ils vont porter plainte contre le contrôleur général de la police Ansoumane Camara Bafoé et le général Ibrahima Baldé du Haut Commandement de la Gendarmerie d’avoir  donné l’ordre  aux forces  de sécurité d’empêcher , violenter  et nous jeter des gaz lors de la marche.

« On  marchait  sur la route pour aller vers l’Assemblée Nationale, les forces de l’ordre sont venus  nous violenter  et gifler  même le général Amadou Diallo avec leurs  matraques  et nous lancer  des gaz lacrymogènes au niveau du marché Niger. Nous sommes  déterminés  car la deuxième maison du syndicat c’est la prison et ceux  qui pensent  que leur intérêt est en jeux et qu’ils peuvent nous empêcher à continuer notre lutte qu’ils  se détrompent , nous allons nous battre jusqu’à ce que le prix du carburant reste à 8000GNF, » a déclaré Salifou Camara secrétaire général des syndicats professionnels de l’éducation.

Auteur : Sana Sylla 625.480.252

 

 

 

 

 

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