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Date de Publication: 2017-08-09 15:36:54
Bah Mamadou Mouctar, président de l’Association Guinéenne à AMIAN : « Ceux qui ont 5000 EUROS en Guinée et veulent venir en Europe, je les conseille d’investir au pays»

Bah Mamadou Mouctar, président de l’association guinéenne à AMIAN une ville de la France à 150 km de Paris. Dans le cadre de notre série de reportage en Europe, nous l’avons rencontré et a accepté d’échanger avec nous. La situation des guinéens vivant dans cette ville, l’immigration clandestine et autres sujets ont été abordés au cours de cette interview.

Depuis quand vous vivez à AMIAN ?

Je suis à AMIAN il y a de cela  9ans.   Et nous vivons ici en communauté. La communauté guinéenne se porte très bien dans cette ville. En cas de besoin, nous nous donnons les mains et aidons ceux qui sont dans la difficulté. La population guinéenne est estimée entre 200 à 300 personnes.

Quel est le rôle que vous jouez pour l’encadrement des guinéens vivant à AMIAN ?

Mon rôle est de cultiver  la cohésion sociale et l’unité nationale entre les guinéens vivant à AMIAN.  Mais aussi et surtout  aider   tout guinéen se trouvant dans des difficultés. Ce n’est pas tout, nous assistons également nos compatriotes  dans leurs besoins administratifs notamment du côté français.  Nous nous  retrouvons  une fois par mois pour discuter et tracer des stratégies qui nous aident.

A paris, il y a des guinéens qui souffrent pour manque de passeports, est-ce que c’est le cas aussi pour les guinéens vivant à AMIAN ?

Oui. C’est presque pareil. Il y a bien des guinéens à AMIAN qui ont des problèmes de passeports. Il y en a même des guinéens qui sont bloqués à la préfecture parce qu’ils n’ont pas de passeports. Et tant qu’ils n’ont pas de passeports, ils ne peuvent pas être régularisés.

 Cela est un problème grave parce que quand on est à l’étranger et on n’a pas de papier, c’est vraiment difficile.

 Et si maintenant ceux qui te donnent le papier te disent, envois le passeport de ton pays d’origine et que tu n’arrives pas à avoir ce passeport, tu ne peux pas aller au pays.  Par ce que quand tu vas au pays tu ne peux pas retourner.  Cela constitue vraiment des difficultés pour des guinéens aujourd’hui à l’étranger.

Nous souhaiterions que le ministère de la sécurité et de la protection civile de la Guinée mette en place au niveau de l’Ambassade de Guinée à Paris une équipe de deux personnes pour pouvoir faire le passeport guinéen en France.

En tant que président des guinéens à AMIAN, quelle stratégie avez-vous pour que les guinéens vivant à Amian puissent être en possession de leurs passeports sur place ?

Nous, d’abord, c’est le suivi. Ce n’est pas facile. Nous avons une association des sans papiers. Ce ne sont pas seulement des guinéens qui sont dedans, c’est une association qui regroupe tous les sans papiers qui se trouvent à AMIAN. Parmi les dirigeants de cette association ou une collectivité des sans papiers, il ya des guinéens tels que Sekou Bayo.

Quelles sont difficultés que vous rencontrez ?

Vous savez le guinéen est difficile à gérer. Réunir les guinéens, ce n’est pas du tout facile mais ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on baisse les bras. On essaie toujours de contacter les guinéens même s’ils ne sont pas dans l’association.

Quelles sont les avantages à tirer lorsqu’on adhère à votre association ?

Ce sont les aides au moment des difficultés par exemple et les cotisations des membres ou la caisse de l’association.

Est-ce que votre association est reconnue par l’Ambassade de Guinée à Paris ?

Non, elle n’est pas enregistrée au niveau de l’Ambassade mais elle est reconnue à la préfecture ici à AMIAN.  Au niveau du Gouvernement français, l’association est reconnue. Nous avons tous les documents d’enregistrement de l’association.

Pour des cas de maladies des membres, comment vous faites ?

Pour des cas de maladies graves, nous mettons en place un collectif qui travaillera pour que cette personne malade soit aidée. On ira voir aussi les  associations qui ne sont pas guinéennes.

Pour des cas de décès, nous envoyons des messages partout en France pour le rapatriement du corps même s’il faut contribuer.  On ouvre un compte bancaire immédiatement pour cela. Il y a d’autres compatriotes  aussi qui ne sont pas assurés et  ne travaillent pas. Ainsi, nous  nous mobilisons  et participons  pour leur rapatriement si possible.

Que diriez-vous aux jeunes  qui estiment que la France c’est eldorado du monde et tiennent à y venir quelque soit le prix ?

 Ce que je dirai à mes frères guinéens qui ont 5000 EUROS pour venir en France, de rester en Guinée.  Et investir  les 5000 EUROS dans un secteur. Cela les rapportera plus d’argent que de venir en France. Parce que penser qu’en France ou en Europe, on peut  gagner beaucoup d’argent c’est faux. Sur ce, moi je n’encourage pas les gens qui veulent traverser la mer pour venir en France.

 Un dernier message pour la Guinée

 Je veux une Guinée libre. Ce n’est pas parce que la Guinée n’est pas libre. Mais aujourd’hui,  en Guinée, on ne peut pas exprimer librement ses sentiments et la justice n’est pas indépendante. Je veux que la corruption finisse en Guinée.  

Interview réalisée à AMIAN par Thierno Diallo

 

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