Dalaba: un homme mis aux arrêts et placé sous mandat de dépôt pour abattage d’un crocodile.

60

Le jeudi 10 octobre dernier, un jeune homme a été interpellé au centre-ville de Dalaba par une équipe composée de la gendarmerie territoriale, des conservateurs de la nature plus le projet GALF (Guinée Application de la Loi Faunique). M. Mamadou Saliou Barry, originaire de la sous-préfecture de Mitty a été appréhendé en flagrant délit de détention, circulation et commercialisation d’une peau de crocodile que lui-même a abattu et celle d’un python. 

Il est reproché à M. Barry d’avoir abattu un crocodile, une espèce animale intégralement protégée par le code de faune mais aussi par la Convention de Washington. L’acte s’est passé dans la sous-préfecture de Mitty.

A la suite des enquêtes, il a été localisé grâce à l’expertise du projet GALF et en collaboration avec la gendarmerie territoriale, les agents du Corps des Conservateurs de la Nature, il a été mis aux arrêts le jeudi 10 octobre dernier au centre-ville de Dalaba, en Moyenne Guinée, où il tentait de commercialiser la peau du crocodile abattu qui est une espèce animale intégralement protégée  et celle d’un python, espèce animale partiellement protégée.

Or, ces faits sont prévus et punis en ces articles 56, 58, 59, 62, 164 et 168 du code de faune et réglementation de la chasse en Guinée.

Après cette interpellation, il a été  auditionné dans les locaux de la Section des Eaux et Forêts de la préfecture et déféré devant la justice de paix de Dalaba où il  a reconnu les chefs d’accusations, « je reconnais les faits, et j’avoue que je suis à mon troisième abattage de crocodile. Je ne savais pas cela est interdit par la loi », a fait savoir M. Barry. Il a ainsi été placé sous mandat de dépôt en attendant son jugement prochain. Les produits fauniques saisis à cet effet  ont été mis sous scellé.

A  noter que la préfecture de Dalaba région du Fouta Djallon n’est pas à sa toute première expérience en termes de criminalité faunique. L’on se rappelle qu’en février 2016, une femme et ses complices avaient été mis aux arrêts dans la même localité pour trafic de 106 kg de viande de brousse.

Cette autre affaire vient une fois de plus relancer le débat sur l’ampleur que prend la criminalité faunique en République de Guinée.

Il faut rappeler que le trafic d’espèces est un crime organisé transnational. Il représente le 5ème commerce illégal le plus important au monde amassant plus de 20 milliards de dollars chaque année.

Affaire à suivre…

Fatou Kourouma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here