Dr Dansa Kourouma du CNOSCG : « l’UA tarde toujours à s’autonomiser sur le plan du financement»

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A l’occasion  des festivités  du 56ème anniversaire  de l’Union Africaine, notre rédaction a  rencontré le président du Conseil National des Organisations des Sociétés Civile Guinéenne (CNOSCG), Dr Dansa Kourouma. Au cours de cette rencontre, l’activiste de la société civile a  largement donné son point de vue sur cette célébration historique continentale.       

 

Leverficateur.net: le 25 mai marque la célébration de l’anniversaire de l’Union Africaine, en tant que un activiste de la société civile. Quel est votre impression ?

Dr Dansa Kourouma : C’est un moment important, et il faut reconnaitre de la création de l’Union Africaine, il y a beaucoup d’eaux qui ont coulé sous le pont. Il y a eu des avancées, mais aussi il y a des défis.

Donc, je pense qu’à plusieurs titres quand cette journée arrive, c’est une obligation de mémoire, un devoir aussi de réflexion et de méditation sur l’avenir de l’UA.

Mais aussi, il faut reconnaître que du point de vue  parcours de l’UA, il y a eu beaucoup de choses qui ont changé, il y a beaucoup de perspectives qui pointent à l’horizon.

Mais ce que je peux retenir, dans l’adhésion 2063 de l’UA qui doit marquer une parfaite intégration entre les peuples africains, une intégration économique enlevant toutes les barrières et à l’harmonisation de toutes les contributions communautaires au niveau Africain.

Cette vision est une vision qui est lointaine, c’est vrai elle est devant nous, mais pour y arriver, il y a beaucoup de choses à faire.

La deuxième chose que je vais faire observer, c’est que l’UA tarde toujours à s’autonomiser sur le plan du financement.

Pour moi quelque soit les visions et les projets qu’on a, si l’organisation, n’est pas capable de se doter d’une identité propre, et d’une autonomie de financement, il est difficile aujourd’hui pour relever les grand défis au sein du continent.

Quand je dois résumer ces défis, et le défis de l’intégration lui-même c’est un défi. Il y a des barrières encore qui entre dans le cadre des échanges commerciaux entre des pays africains qui sont proches.

C’est vrai la CEDEAO est plus en avance par rapport aux autres organisations régionales y compris l’UA lui-même, et tant qu’on ne parvient pas à enlever les barrières par rapports aux échanges commerciaux, l’Afrique c’est un gros marché, c’est le troisième grand marché du monde.

Alors, ce continent, continent-pays c’est comme ça je l’appelle  parce qu’il a beaucoup d’atouts d’être la deuxième ou la troisième économie du monde dans les vingt années à venir.

Si l’Afrique parvient à rationaliser ses échanges et à optimiser surtout ses potentialités commerciales, pour permettre aux africains de profiter du marché communautaire africain.

On parle de 2063 mais avant 2063, il y a beaucoup de reformes d’Etats à faire et beaucoup de reformes communautaires à faires.

Interview réalisée par Léon Kolié  

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