ESSAIS CLINIQUE OU POGROM ANTI-AFRICAINS : QUAND LE CORONAVIRUS FAIT RÉSURGIR DES AMBITIONS DE DÉCROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE (2èmè partie)

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Les professeurs Diop et Obenga établissent que par sa langue, sa couleur de peau, ses cheveux, son ADN, et aussi les témoignages de ses contemporains grecs ayant étudiés en Afrique, pharaon bâtisseur de pyramide était noir. De nos jours, les démentis superfétatoires eurocentriques mettent plutôt en exergue un véhément étalement de négations dénoués d’assise factuelle et scientifique.  

Cette viscérale négrophobie offensante légitimisait les crimes futurs du président Nicolas Sarkozy en Afrique, notamment en Libye, dont la somalisation s’est propagée dans le Sahel, ce qui est pour beaucoup d’observateurs, l’issue naturellement escomptée, qui allait permettre le déploiement sur une longue période des armées alliées sur le continent afin de protéger leurs butins : les ressources naturelles tel le pétrole.

 

DES PROPOS RACISTES RÉCURRENTS

La hiérarchisation des crimes contre l’humanité et banalisation du racisme quotidien de manière à soustraire les souffrances africaines des atrocités qui méritent compassion et condamnation est de plus en plus assumée dans les milieux politiques et médiatiques en France. C’est ce qu’on comprend des propos de Laurence Rossignol, alors Ministre des familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, ne se prive pas de marteler à propos du port du voile en France par des femmes musulmanes: Il y’a des femmes qui choisissent, il y avait aussi des nègres américains qui étaient pour l’esclavage. Faut-il rappeler à Mme Rossignol qu’il y avait aussi des français qui étaient favorable à leur assujettissement par les nazis et que de ce constat, des français ont d’ailleurs livré des dizaines de milliers de leurs compatriotes aux chambres à gaz et aux fours crématoires d’Adolphe Hitler? Pourquoi ne pas regarder dans son propre jardin?

La conjonction dans la même phrase des termes nègres et esclaves, de la part d’une ministre de la république française est des plus répugnantes. Christine Angot ira du même langage Le but avec les juifs pendant la guerre, ça a bien été de les exterminer, de les tuer, et ça introduit une différence fondamentale, alors qu’on veut confondre avec par exemple l’esclavage et l’esclavage des Noirs envoyés aux États-Unis ou ailleurs, et où c’était exactement le contraire. C’est-à-dire l’idée c’était qu’ils soient en pleine forme, en bonne santé pour pouvoir les vendre et pour qu’ils soient commercialisables. Donc non, ce n’est pas vrai que les traumatismes sont les mêmes, que les souffrances infligées aux peuples sont les mêmes.

Pour la chroniqueuse française et cela participe de la même négrophobie, les souffrances des Noirs esclaves sont de loin inférieures à celle ressenties par ses ancêtres. C’est justement à ce niveau qu’on a du mal à cerner le phénomène antinoir, car on se serait logiquement attendu à un minimum d’empathie et de respect de la part d’une descendante des victimes de l’holocauste l’al shoah qui a jadis aveuglé l’Europe.

Il est vigoureux de constater que même dans le sport professionnel et/ou amateur, tel que football ou soccer, le basketball, le hockey jusqu’au tennis, en bref, tous les sports, des activités aussi absurdes qu’arriérées, qui consistent souvent à pourchasser, comme des aliénés mentaux, une boule gonflée d’air, dans le but de le mettre dans un filet; activités pour lesquelles nous avons tous une passion, une faiblesse émotionnelle, que d’aucuns qualifient de religions des temps modernes, selon le cas, on trouve le moyen de discriminer le Noir.

Par réflexe, on insinue (dans les hautes instances, et c’est fréquemment le cas des entraineurs, présidents de fédération ou de clubs, ou publiquement, de gens ordinaires, dans de nombreux stades d’Est en Ouest de l’Europe où le Noir est représenté par des singes à qui on jette des bananes), l’incapacité intellectuelle du Noir d’exceller dans le sport, en l’absence d’un encadrement de leucodermes. Or, un pays comme la France, n’a pu devenir champion du monde de football qu’en ayant laissé le mérite et le talon brut africain se faire valoir. C’est vrai pour la coupe du monde de 1998, où un certain Lilian Thuram et Zinedine Zidane seront les nouveaux héros quoique éphémères d’un pays allaité au venin raciste de la famille Le Pen.

C’est également vrai pour la coupe du monde de 2018, où la bande à N’Golo Kanté et Kylian Mbappé, (des noms qui vont frémir Éric Zemmour) seront les héros très vite oubliés d’une société qui refuse toute remise en cause. Si on ne peut nier le côté santé physique, psychologique ou mentale procurée par la chose, il est en revanche vachement moche pour les Noirs d’avoirs à subir l’impitoyable vindicte raciste des amateurs du sport.

 

DEVOIR DE MÉMOIRE, AMNÉSIE COLLECTIVE ET VICTIMISATION

Le devoir de mémoire justifie le droit pour les nations dites civilisées, vainqueurs de leurs guerres tribales de se rappeler de leurs glorieux faits d’arme. En revanche, l’amnésie, la victimisation et nouveau phénomène: la théorie du complot sont les réponses toutes faites qu’on oppose aux peuples jadis physiquement sous le joug colonial européen.

De fait, ils sont déclarés forclos de dénoncer l’esclavage et la colonisation, bien que le racisme anti-africain et antinoir né de ces graves blessures de l’histoire est aujourd’hui plus que jamais vivant. C’est pourquoi, les adeptes des abuseurs du peuple noir mentionnés dans les paragraphes qui suivent peuvent donner libre cours à leur bassesse pluri-centenaire sans craindre les moindres représailles, ni de la part des africains, ni de la part de leurs commettants, encore moins de leur propre conscience, si conscience ils en avaient une.

Non, l’Afrique n’a pas pour amis les Jules Ferry des temps modernes, dont d’ailleurs les propos hantent encore aujourd’hui tous les Africains. Les misogynes qui se sentent imbus des propos insupportables de Ferry sur l’Afrique, et qui de ce point de vue se disent chargés d’une mission civilisationnelle à notre égard, ne peuvent être des amis du continent noir. Si aujourd’hui, avec une conférence télévisuelle, des médecins de la mort peuvent se laisser aller à leur pulsion meurtrière, sans retenue, c’est bien parce qu’ils ont été abreuvés par le ministre et député de la république coloniale de France.

Aux débats parlementaires du 28 juillet 1885, dans une de ses diarrhées langagières soutenue, après avoir probablement sniffé de l’éther, un de ces analgésiques opioïdes du siècle maudit auquel il aura appartenu, Jules Ferry soutiendra erronément :

« Je vous défie de soutenir jusqu’au bout votre thèse qui repose sur l’égalité et l’indépendance des races inférieures. Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai! Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures». À noter que M. Ferry est donné pour être le père de l’école française. Cette situation est une avenue qui permet de comprendre la survivance de ses idées au cœur de la pensée de ses héritiers spirituels, notamment Mira, Locht, Sarkozy, Angot, Rossignol, etc.

Que dire d’un de ces déliriums aigus tout aussi diarrhéique de Ernest Renan, qui, lui, affirmait dans un de ces moments de confusion cognitive avancée, de dissociation de l’intellect et de perturbation approfondie de la conscience que :

« La nature a fait une race d’ouvriers, c’est la race chinoise; une race de travailleurs de la terre, c’est le nègre; une de maîtres et de soldats, c’est la race européenne ».

Léon Blum, ne sera pas du reste. Nonobstant sa condition ethnique de personne malaimée et rejetée, le politicien français ira de cette affirmation : « Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elle celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture ». M. Blum qui était lui-même juif dans une Europe catholique, proteste et puritaine, notoirement raciste; donc cible potentielle du racisme arien, était lui aussi convaincu d’appartenir à cette race supposément supérieure, imbue de cette supériorité pour exercer un droit de vie et de mort sur les races qu’ils croient tous inférieures.

L’Europe coloniale et raciste ne se privera pas d’exercer ses énormes pouvoirs létaux sur ses colonies. M. Blum sera lui-même le président du Conseil, donc chef d’État d’une France coloniale et raciste, dont les ambitions voraces de survie sont restées jusqu’à nos jours dissimulées derrière une mission de civilisation, d’évangélisation, de développement et de démocratie.

 

Victor Hugo, lui, s’attendrait à une gratitude des Africains. L’un des écrivains français le plus connu en Afrique, disait ceci de ses admirateurs Africains : « L’Afrique n’a pas d’histoire, cette Afrique farouche n’a que deux aspects: peuplée, c’est la barbarie, désert, c’est la sauvagerie. Au XIXème siècle, le blanc a fait du noir un homme ».

On tente de nous faire gober qu’aucun dirigeant français ne pense, ni ne croit à ces chiures de ses ancêtres, et que de ce point de vue, le fait d’en parler serait de la victimisation. Rien n’est plus faut, car cette assertion de M. Hugo est textuellement ce que Nicolas Sarkozy reprend en 2007 à Dakar en parlant de ses (amis africains). Ces expressions d’une violence raciale extrêmement méprisantes et méprisables motivent et justifient les crimes des dirigeants européens en Afrique. Ces convictions profondément ancrées dans la moelle épinière du dirigeant européen ont servi de canevas à la somalisation de la Libye et au financement par l’Union Européenne de l’esclavage des noirs qui s’en suivra, en raison du financement par elle des groupes armés, souvent terroristes, à qui elle a tendu le pouvoir.

Quant à François-Marie Arouet dit Voltaire, actionnaire de Compagnies négrières esclavagistes, il restera fidèle à ses engagements commerciaux en tentant de rationaliser l’irrationnel. L’homme de lettres françaises écrit : « La race des nègres est une espèce différente de la nôtre, on peut dire que si leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est très inférieure ».

Hugo et Voltaire sont ces racistes français particulièrement adulés en Afrique. Le Malinchismo, autrement dit complexe d’infériorité collective et de préférence collective pour tout ce qui est européen, né de plusieurs siècles de domination européenne ayant développé ce complexe n’épargne pas les Africains les plus éclairés. Sur le continent, des leaders politiques et sociaux se targuent d’appartenir à des clubs d’intellectuels Voltaire, Hugo. Certains d’entre-eux vont jusqu’à donner les noms de voltaire et Hugo à leurs écoles privées, avec parfois de l’argent volé au contribuable Africain. La plupart des racistes cités en haut sont encore de nos jours vénérés par une France qui refuse de tourner la page d’un passé bien que glorieux, reste entaché par des crimes innommables.

Il n’est pas rare de voir dans les rues en France, des établissements d’enseignement, des édifices publics baptisés aux noms de ceux qui jettent un discrédit sur ce que la France moderne prétend être : un pays civilisé, ouvert, tolérant et libre. Même l’architecte du Code Noir, donc du mal absolu, Jean-Baptiste Colbert, a son ignoble nom sur de nombreux édifices et rues en France. La seule analogie possible à ce niveau serait par exemple pour l’Allemagne, qui, elle a véritablement tourné le dos à la parenthèse Adolphe Hitler, tout en ayant le nom du psychopathe sur ses académies militaires, ses grandes avenues, autoroutes et écoles des arts.

La vérité sur la colonisation étant demeurée taboue et dénaturée dans les systèmes éducatifs des pays colonisateurs, il n’est de ce fait, ni regrettable, ni surprenant d’assister aux lamentables égarements des garnements comme Mira et Locht.

Il n’y a pas encore longtemps, un candidat à l’élections présidentielle française, François Fillon estimait que la colonisation française était un échange de cultures et non un crime contre l’humanité. Son adversaire Emmanuel Macron, candidat, lui, affirmera que la colonisation était effectivement un crime contre l’humanité. Devenu président, Macron poursuivra la colonisation française qui ne connaitra jamais de répit. Avec cynisme et sang froid, il tentera le coup du maître : étendre la colonisation monétaire française aux colonies britanniques, pour finalement se donner le toupet de s’auto-proclamer ami et défenseur de l’Afrique.

 

Effort Coronavirus

 Fidèle au devoir d’assistance civilisationnelle de ses ancêtres Ferry, Hugo, Blum, Voltaire, et de la supériorité raciale de Renan,Emmanuel Macron, s’adressant à son peuple le 15 avril, prétendra vouloir alléger la dette de ses voisins Africains. Le président français, parlant au nom d’une Afrique amie – (dans un élan de générosité évidemment désintéressée) implorent ses partenaires en crimes de lui emboiter le pas.

Cette sortie suscite plus de questions qu’elle ne répond.

Primo, la situation financière de la France. Les Africains ont été témoins des flagrants mensonges du régime Macron, dans une malheureuse tentative de cacher au peuple français, la pénurie de matériels médicaux à laquelle son pays fait face, il s’évertuera à défendre ses inepties sur l’utilité pour ses policiers et certains personnels de la santé de porter des masques, sans mentionner la grande majorité de la population.

La France finira par supplier Allemands et Hollandais de débloquer une aide financière d’urgence. Ce à quoi l’Union européenne finira par dire oui, tout en écartant l’autre idée majeure du régime Macron, celle de la mutualisation de la dette. En clair, le président Macron obtient de l’UE 540 milliards d’euros d’aide d’urgence. Cynique et pervers, M. Macron suggère à l’Europe une répartition solidaire de la dette qu’il vient de contracter pour booster son économie. Ce à quoi Merkel et Rutteopposent un NON catégorique.

Secundo, d’un point de vue historique, Charles de Gaulle a clairement fait savoir aux Africains que la France n’avait pas d’amis en Afrique, elle n’avait que des intérêts à protéger et défendre en Afrique. Raison pour laquelle, Charles de Gaulle confiera à ses complices de mettre sur pied un stratagème qui plongera l’Afrique dans une léthargie contrôlée jusqu’à nos par le zinzin du jour de l’Élysée. Il était donc question de réaliser une indépendance sans indépendance. Dans l’esprit de Charles de Gaulle, il est hors de question de perdre le contrôle de ses colonies. De Gaulle et ses successeurs y parviendront avec de nombreux coups d’État, des guerres civiles et de massacre de millions d’Africains. La France qui était elle-même en quête d’une reconnaissance internationale en termes de puissance à part entière devait garder la main mise sur les richesses africaines. Un tel projet de survie, dessiné sur la paupérisation de tout un peuple, ne peut devoir son succès qu’au racisme et au mépris des populations privées de la jouissance de leurs richesses.

 

UN POGROM PLANÉTAIRE ANTINOIR PLURICENTENAIRE 

Sur le front des considérations raciales, en date du 8 avril 2020, plusieurs médias américains ont rapporté que le coronavirus c’était immiscé dans l’endémique racisme socio-économique de la première démocratie du monde, et qu’en conséquence de cette ingérence, les noirs de ce pays en mouraient plus que leurs concitoyens des autres communautés ethnique. Ces médias soulignent qu’un citoyen blanc qui présente un certain symptôme associé à la Covid-19 était soumis sans délai au test de dépistage du virus maudit et qu’un citoyen noir du même pays, présentant les mêmes symptômes n’était pas soumis au même test.

 

 En résumé, la nation championne de la défense des droits de l’homme, du droit à la vie, des libertés individuelles et de la démocratie dans le monde, laissait mourir ses propres citoyens, parce ces patients avaient le malheur d’avoir la mauvaise couleur. Ainsi, les laissés-pour-compte de la société dite démocratique, profondément religieuse et outrageusement pourfendeur des supposés violations des droits de l’homme en Chine, condamne à mort ses propres citoyens; des citoyens déjà condamnés à l’indigence, l’embonpoint, à travers l’esclavage jamais réparé, l’exclusion sociale, les ségrégations raciales des lois Jim Crow.

Le pogrom multi-centenaire mondial qui s’abat sur le peuple noir ne connait ni répit, ni frontières, car en Chine même, au moment où les autorités ordonnent un déconfinement progressif dans la ville de Canton, province du Guangdong au Sud de la Chine, les expatriés Africains y vivant sont pris pour cibles par la population et les forces policières.

Dans la crainte d’une deuxième vague des ravages de la Covid-19 en Chine, des expatriés Africains soupçonnés d’être porteurs du coronavirus ont été la cible d’une violence raciale sans nom.

Même le marchant de repas rapides, que beaucoup jugent impropre à la consommation et nuisible à la santé, (notamment ce film expérimental : Super Size Me ou Malbouffe à l’américaine, bien que fictionnelle, l’œuvre, Morgan Spurlock qui vise à dénoncer les effets néfastes de la restauration rapide, dont l’obésité qui s’attaque aux plus pauvre, donc les Noirs. On voit dans ce film, M. Spurlock se nourrissant exclusivement chez McDonald’s pendant un mois, parfois contre l’avis de son médecin, à raison de trois repas par jour. Il prend ainsi plus de 11 kilogrammes et a des problèmes de foie.), se mêle de la danse.

Remarquez que pour une enseigne américaine, le racisme antinoir est plus qu’un sport traditionnel profondément ancré dans les trips. De nombreux médias rapportaient le 15 avril que McDonald’s a dû présenter des excuses pour avoir interdit aux noirs l’entrée d’au moins un de leur restaurent dans une ville où les Africains ont été victimes d’expulsion de leur appartement, d’arrestations policières, d’interdictions de rentrer dans des commerces et restaurants, de placements forcés en quarantaine prolongées, de dépistages abusifs.

Le mea-culpa de McDonald’s n’arrive qu’une fois pris la main dans le sac. En effet, une vidéo qui a circulé dans les médias sociaux montrait un avis en anglait sur la porte d’un des restaurant de la franchise américaine expliquait sans équivoque : les Noirs n’ont pas le droit d’entrer. L’Union africaine, par la voix de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union a exprimé sa profonde préoccupation. L’organisation continentale africaine a appelé Beijing à des mesures rectificatives immédiates, ce à quoi la Chine s’est effectivement pliée. Les autorités chinoises ont par la suite affirmé avoir reçu une délégation de diplomates Africains et se sont engagées à lever les mesures sanitaires de confinement exceptionnel imposées aux Africains.

Aux États-Unis, où le fait d’apporter des soins médicaux, de l’assistance humaine à un autre être humain est subordonné à son appartenance raciale : cette ségrégation de droit et de fait, dans les services publics américains, sur lesquels des éponges non humectées ont été passées (dans les années 60, dans le foulée des mouvements antiségrégationnistes, pilotés par Malcolme X et le Dr Martin Luther King), dans le but de rendre légitime les prises de positions américaines au niveau international sur les questions se rapportant aux droits humains, aux libertés individuelles et à l’humanité en générale, et justifiant de facto son devoir d’ingérence, au nom du principe juridique de droit humanitaire, qui dans les faits maquilles une prédation économique qui refuse d’être ce qu’elle est, est aujourd’hui démasquée et confirmée par la Covid-19.

Comme de fait, le raciste notoire à la tête des États-Unis monte au créneau. Le régime de Donald Trump, celui-là même qui traite publiquement le continent africain de pays de merdes, dénonce sans scrupule une xénophobie des autorités chinoise, allant jusqu’à déconseillés aux Afro-américains (qu’ils laissent mourir du coronavirus) de se rendre à CantonLorsque le prédateur se met à jouer au vigile et au protecteur, la sagesse africaine enjoint de s’en méfier et de redoubler de vigilance, car cette bienveillance n’augure rien de bon, si non que de l’opportunisme dissimulé derrière un appétit vorace.

De mémoire d’Africain, l’Union africaine, ou son ancêtre Organisation de l’unité africaine (OUA) n’est jamais montée au créneau pour rappeler à un État européen ou américain, le respect des droits des Africains ou des noirs dans le monde. C’est d’ailleurs l’un des griefs permanent des Africains-Américains contre l’organisation panafricaine. Espérons par le présent, un précédent politique qui fera tâche d’huile

 

LE REMÉDE DE MADAGASCAR

Le président Andry Rajoelina a présenté au monde entier le 20 avril 2020, un médicament qui prévient et guérit le coronavirus, à la suite de plusieurs tests et traitement de personnes porteuses du virus maudit sur la grange Île. Le Covid-Organics est commercialisé en bouteille et en tisane, après avoir été testé sur des patients pendant trois semaines à Madagascar. Au moment de la présentation du nouveau médicament, le président Rajoelina annonce que plusieurs personnes en ont été guéries. Il affirme, sur la base des observations scientifiques et essais cliniques réalisés, que le médicament donne des résultats en sept jours de traitement.

De son côté, le directeur général de l’Institut malgache de recherche appliquée (IMRA), Dr Charles Andrianjara note que ce médicament devrait être utilisé dans un cadre préventif, tout en ajoutant que les observations cliniques avaient montré son efficacité en tant que remède curatif.

Bien évidemment, l’accueil de la communauté dite internationale, la communauté scientifique médicale incarnée par l’OMS sera d’une tiédeur fétide. La presse étrangère présente sur le continent se plaira à y référer au conditionnel.

L’OMS appelle carrément à la méfiance face à un remède venu d’Afrique. C’est en tout cas ce que nous avons choisi de comprendre de ce communiqué aussi alambiqué qu’explicite. D’après l’Organisation mondiale de la santé, il n’existe aucune preuve scientifique à l’effet de laquelle le médicament de Madagascar contre la Covid-19 peut prévenir ou guérir le coronavirus.

Cette affirmation est en soit une négation de la connaissance scientifique des chercheurs Malagaches ayant consacré leur savoir sur l’étude de la plante Artemisia, la principale molécule à la source du miracle. Après tout, le salut de l’humanité, même au bord du précipice, en proie à un virus sournois, vicieux, agressif et impitoyablement ravageur, ne peut provenir des peuples supposément primitifs d’Afrique.

La communauté scientifique mondiale, c’est-à-dire l’Europe de l’Ouest, les États-Unis, le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande à laquelle il faut ajouter la Chine, le Japon et la Corée du Sud, est-elle prête à se laisser ravir le mérite du savoir par une bande de Bamboula qui apprennent à peine à nouer la cravate?

Dans certains de ces pays, loin de féliciter Madagascar, on pointe plutôt du doigt la témérité du président Rajoelina qui risquerait de causer plus de tort que de biens à ses concitoyens, en leur donnant ainsi un faux sentiment de sécurité. La machine des attaques insipides est ainsi lancée. On parle aussitôt d’un système de santé peu ou pas équipé. On va jusqu’à mentionner l’apparition périodique de certaines épidémies que nous choisissons de ne pas nommer par pudeur pour le pays. Et ceci, bien que Madagascar ne connaisse que 121 cas confirmés et zéro décès.

Encore une fois, c’est cette critique raciste et infondée, venue du Nord, que l’Afrique choisira de suivre. En évoquant de la sorte les difficultés de Madagascar, on est certain de la discréditer de manière à ce que son médicament soit rejeté par tous.

La communauté scientifique mondiale a ses porte-flambeau partout en Afrique, où, l’autoflagellation fait légion. Si quelques chefs d’État ont fini par exprimer l’intérêt de leur pays à essayer le médicament Malagache, parfois en catimini, la plupart d’entre eux attendraient une approbation européenne. On a appris que même l’académie nationale de médecine de Madagascar (ANAMEN), aurait mis en doute l’efficacité du médicament conçu pourtant par l’Institut malagache de recherche appliquée (IMRA) sur les conseils du Dr Munyangi. Donc, le fruit du labeur d’un Institut a priori scientifique, est rejeté par un Institut rival.

Nous sommes sceptiques à l’idée d’un accueil aussi froid de la part de l’OMS face à un remède contre le coronavirus présenté par l’industrie pharmaceutique d’un des pays ci-haut cités, lorsque ledit remède a fait ses preuves.

Nous devons souligner que Madagascar ne fait rien pour aider sa cause, dans un monde dit civilisé, où le mercantilisme sauvage règne sans partage et où le capitaliste vendrait à son bourreau la carde de sa propre pendaison, la grande Île a le toupet de distribuer gratuitement le Covid-Organics aux personnes les plus vulnérables. C’est un affront au modèle d’affaire des compagnies pharmaceutiques qui ont pour mission première l’accumulation primitive du capital et non de la philanthropie à la malagache.

 

L’IRRUPTION DU Dr MUNYANGI

Le remède malagache composé de plantes médicales locales Artemisia se promet d’être révolutionnaire. Ce médicament est le fruit du labeur d’un chercher Congolais ostracisé autrefois dans son propre pays.

Le Dr Jérôme Munyangi a consacré sa jeune carrière de médecin-chercheur à l’Artemisia, avec des résultats probants contre la malaria et le paludisme.

Lorsque le Dr Munyangi rédige son protocole, à la recherche de financement, il le propose à son paye la République démocratique du Congo à travers son ministère de la Santé, son Conseil scientifique, jusqu’au prix Nobel Congolais de la paix, Dr Denis Mukwege, sans succès. C’est en ce moment que Madagascar accepte de financer le projet et d’essayer le produit final.

Dr Munyangi serait de retour d’exil dans le but de faire équipe avec les membres du comité de riposte congolaise contre le coronavirus en République démocratique du Condo. Ce doigt d’honneur aux ennemis de l’Afrique (Mira, Locht) est une victoire continentale, car il y a moins de cinq ans, un comité scientifique d’un pays tiers pouvait enjoindre aux pays africains de rejeter les résultats de la recherche d’un des leurs et unanimement, ces derniers en bons chiens dociles obtempéraient. L’heure est venue pour l’Afrique de compter sur les siens pour se soigner.

Par Goïkoya Kolié, Juriste

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