Et si la Guinée réclamait le crâne de Almamy Bocar Biro entreposé à Paris?

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Il fut le dernier souverain, digne de ce nom, de l’ancien royaume du Fouta Théocratique. Issu de la prestigieuse lignée des  » sorya« , Bocar Biro devient l’homme fort de Timbo, capitale politique du royaume, en 1890.

Il tiendra tête aux troupes françaises jusqu’au 13 novembre 1896. Soit deux ans avant la fin de la résistance en Guinée causée par l’arrestation de l’ Almamy Samory Touré.

Le 13 novembre 1896, le dernier souverain du Fouta Théocratique défie l’armée française dans la localité de Porédaka. actuelle région de Mamou. Face à l’artillerie destructrice des envahisseurs, Bocar Barry préfère mourir en  » héros ». Il exclut de prendre ses jambes à son cou.

Refusant de fuir et de se rendre à l’homme blanc, l’ Almamy meurt dans l’explosion d’un canon. Il est décapité. Sa tête, ensanglantée, remise à sa pauvre mère. Cette dernière est contrainte de porter la tête de son fils, à pieds, de Mamou à Conakry.

Une fois à Conakry, le crâne du dernier souverain du Fouta prend la route de Paris, jadis, capitale du vaste empire colonial français. Depuis, le crâne de Almamy Bocar Barry est entreposé dans des collections du Musée de l’ Homme dans la capitale française.
Pour de nombreux observateurs, il est temps que Conakry emboîte le pas à Alger pour exiger de Paris la restitution des restes mortuaires du héros national Guinéen, Bocar Biro Barry.
Ces observateurs pensent qu’il est du devoir de l’ Etat guinéen de demander à la France le rapatriement du crâne du dernier souverain du Fouta Théocratique afin que ce dernier puisse reposer, pour l’éternité, sur les terres qu’il a tant défendues. Jusqu’ au sacrifice ultime.

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