Fête du travail : le syndicaliste Aboubacar Soumah empêché de serrer la main aux autorités

158

 En marge de la célébration de la fête du travail le lundi 1er mai 2018 à Conakry, le Syndicat Libre des Enseignant et Chercheurs de Guinée (SLECG), en sa tête Aboubacar Soumah  a participé aux festivités bien qu’ignoré par le gouvernement guinéen.

Au regard des discours prononcés, le secrétaire général du SLECG estime qu’il ne peut y avoir de paix sans justice sociale.

Cette célébration de la fête internationale du travail a été caractérisée par une forte mobilisation des travailleurs de tous les secteurs d’activités. Comme les autres, Aboubacar Soumah et son groupe ont fait un bain de foule avant que le syndicaliste ne rejoigne la place réservée aux officiels. Là, il a été empêché de serrer la main aux autorités présentes.

Interrogé sur la question, le secrétaire général du SLECG estime qu’en tant que secrétaire général du bureau national du SLECG, une organisation affiliée à l’USTG qui est partie prenante de cette organisation de la fête internationale du travail, il ne pouvait pas rester indifférent.

« Je ne pouvais pas rester en marge sans  venir participer à la célébration de la fête des travailleurs. C’est ce qui a fait qu’on a décidé au niveau du bureau exécutif du SLECG de venir participer même si l’on n’a pas été invité » dit-il

De poursuivre : « qu’on nous empêche de serrer la main aux autorités, peu importe, l’essentiel est que nous ayons participé à cette fête et que nous ayons partagé la joie avec l’ensemble des travailleurs de la République de Guinée », fait-il savoir.

De conclure il dira que,  les centrales syndicales demandent l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, le respect des protocoles.

« Mais par rapport au gouvernement qui dit avoir créé toutes les conditions pour l’amélioration des conditions de vie, avoir créé des usines pour permettre aux travailleurs d’avoir des emplois, il y a trop de chômage en Guinée, il n’y a pas de création d’emploi, donc nous demandons au gouvernement la bonne répartition de la richesse nationale », a conclut Aboubacar Soumah.

Auteur : Sana Sylla 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here