Gassama Diaby met en place une commission pour traquer les personnes qui incitent à la haine, et à l’ethnocentrisme

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Khalifa Gassama Diaby, ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale a procédé vendredi 2 mars à Conakry, avec les acteurs politiques, la société civile et les représentants des différentes coordinations régionales à la mise en place des commissions de veille chargées de traquer les personnes qui incitent à la haine, et à l’ethnocentrisme dans notre pays.

A l’entame, le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, Khalifa Gassama Diaby  précise que c’est face à la dégradation du climat social en harmonie avec la mission de son département qu’ils ont décidé de mettre en place ce mécanisme. Il sera chargé de veiller, prévenir et signaler les propos incitants à la violence et à la haine sociale ou ethnique dans notre pays.

« Nous pensons que face à cette urgence et à toutes ces préoccupations légitimes, qu’il était de notre devoir de mettre en place un mécanisme qui puisse nous permettre, avec la participation de tous les acteurs, à la prévention de cette dynamique de violence et d’injustice et même de haine », a précisé le ministre.

Selon lui, les guinéens veulent construire une société démocratique et juste, il faudra que les différents acteurs publics, politiques et les citoyens assument leur part de responsabilité dans le fonctionnement de la société.

Selon lui, l’objectif n’est pas d’empêcher que les gens dénoncent ou se battent contre les violences, l’inégalité et l’injustice.

« C’est de civiliser le langage et les verbes dans le débat public. De considérer que le débat public est à lui-même violent. La critique politique peut être trop dure ; mais, notre responsabilité est de veiller à ce que ce débat ne soit pas un mécanisme qui conduit à la destruction des fondements que nous cherchons à construire », a déclaré le ministre.

Pour sa part, Mme Curtis Oumou Kaba de la COFFIG a  tout  d’abord remercié et salué cette initiative, avant d’exprimer ces craintes et inquiétudes  à travers  les différentes crises que le pays traverse à savoir : la crise post électorale et la grève des enseignants.

Elle a aussi rappelé  de donner la latitude aux femmes de sensibiliser et d’informer la population à la base même dans nos différentes langues nationales.

« Car la population n’est pas du tout  informé ce qui est même la cause de plusieurs conflits », a-t-elle dit.

Pour finir,  elle invite les guinéens de toutes les composantes d’œuvrer pour le renforcement et la consolidation  de la paix.

Auteur : Sana Sylla 625.480.252

 

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