Guinée : on est à 103 opposants assassinés par balles, Alpha Condé récompense les chefs de police (Thierno Mamadou Tanou Diallo, journaliste consultant médias )

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 Excusez-moi chers frères et sœurs, chers compatriotes, pour ces images trop choquantes. Mais il nous faut voir ces images pour réaliser que nous vivons un des pires régimes criminels qui puissent exister aujourd’hui sur terre. Et pourquoi l’opposition concentre-t-elles ses manifestations sur des questions électorales et les mairies alors que le chiffre de 100 morts par des canons, des armes de guerre contre la population peule est franchi? 

Cette barbarie vise sciemment une ethnie et le décret de nomination de la police de ce mercredi 7 novembre où il n’y a aucun ressortissant de Fouta explique bien pourquoi ce corps se comporte comme une milice anti-peule en Guinée.

Je note également que cette promotion des chefs de police intervient après que la barre des 100 tués suite à des manifestations de l’opposition soit franchie. C’est cette police que la communauté internationale finance en Guinée, en se rendant complice d’un autre génocide en Afrique après celui du Rwanda ! Même l’agence des Nations Unies UNHCR, dans sa publication du 7 mai 2014, a porté l’attention sur le caractère ethnique des forces de sécurités guinéennes et les traitements racistes dont les Peuls font objet en Guinée sous le régime d’Alpha Condé Sans que les puissances qui financent cette milice n’en tiennent compte. Ce qui les rend complices de ces crimes abominables.

Le comble : il semble que le plus grand criminel de la troupe qui vient d’avoir une promotion, Ansoumane “Bafoé” Camara, qui était le Directeur national de la Compagnie Mobile d’Intervention de la Sécurité (CMIS), nommé ce mercredi Directeur général  de la police nationale à sa femme et ses enfants enregistrés en France comme réfugiés politiques. Ils étaient dans l’agglomération de Bourges jusqu’à l’année dernière.

Je demande à tous les Guinéens révoltés et épris de justice de noter les trois lettres B.A.G pour les prochaines élections. Nous n’aurons pas besoin d’arriver au gouvernement pour mettre un terme à l’usage des armes à feu contre les civils guinéens. Tous ceux qui veulent que ces crimes ne restent pas impunis doivent voter le BAG aux prochaines élections nationales.

Beaucoup se félicitent que l’opposition ait porté plainte contre le pouvoir auprès de la Cour de la CEDEAO. Ce n’est pas le cas. L’opposition a saisi la représentation de la CEDEAO en Guinée pour lui dire ce qu’elle voit tous les jours. Une démarche diplomatique sans suite aucune. Pourquoi ne crée-t-elle pas une commission parlementaire d’enquête sur ces crimes à caractère ethnique ?

J’accuse tous les leaders politiques guinéens de lâcheté et d’assister sans rien faire au massacre ciblé de la communauté peule en Guinée.

Thierno Mamadou Tanou Diallo, journaliste consultant médias 

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