Guinée : que cache l’usage répété des armes à feu contre la population sous le régime RPG d’Alpha Condé ? Alpha Condé, un président cynique ? (Thierno Mamadou Tanou Diallo, journaliste, consultant médias )

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 Après les massacres du 28 septembre 2009 qui ont fini par faire tomber Moussa Dadis Camara, personne n’aurait parié que les forces armées guinéennes auraient encore osé tirer à balles réelles sur des enfants du pays.

Au Sénégal, un policier qui a giflé un conducteur de moto, la récemment, a été suspendu de ses fonctions et attend une sanction judiciaire pour son abus de pouvoir et violence contre un citoyen

Si en Guinée, après la chute de Dadis pour cause de violence sur la population, nous avions une classe politique responsable ou, après la présidentielle de 2010, on a eu un démocrate ou homme d’Etat à la tête du pays, la Guinée serait aujourd’hui meilleure au Sénégal en terme de démocratie et de respect pour le peuple et les droits de l’homme. Malheureusement, la classe politique guinéenne actuelle n’est composée que des anciens ouvriers et artisans des régimes dictatoriaux du passés et des pionniers de la nouvelle ethno-dictature fondée par le RPG d’Alpha Condé.

Bientôt la barre des 100 morts, enfants ou jeunes tués par balles sous le régime RPG !

En effet, d’après les informations que nous avons reçues cette matinée, 4 jeunes ont été tués entre avant-hier lundi et hier mardi à Soloprimo et à Koloma sur la route « le prince » (Voir ci-dessous).

« Les gendarmes tuent la population, entrent dans les ménages pour violenter les femmes et reverser les marmites ». Nous apprend-on.

Ces deux derières semaines, des enregistrements à distance montrent des policiers et gendarmes qui s’attaquent et détruisent des véhicules garés devant des maisons quand ils patrouillent dans des quartiers peuls de Conakry. On les voit également vendaliser des magasins et emporter des téléphones et ordinateurs des citoyens dont ils violent les domiciles.

Des faits qui rappellent fort douloureusement les scénarios vécus en 2012 et 2013, puis en 2014 et 2015.

Face au caractère ethnique de l’orientation des violences et destructions des forces de l’ordre réorganisées à dessein par le parti tribal RPG au pouvoir, des intellectuels guinéens ont tenté de porter l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la situation dangereuse dans laquelle le régime actuel est entrain de précipiter la Guinée, avec la volonté manifeste d’appauvrir la population peule et de réduire le nombre des Peuls dans ce pays. C’était le vendredi 13 septembre 2013.

 Thierno Mamadou Tanou Diallo, journaliste, consultant médias 

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