« Eradiquer définitivement le paludisme en Guinée d’ici 2030 »

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Le week end ernier, la salle de réunion de la Direction National de Santé de la Ville de Conakry a servi  de cadre à l’atelier de participation citoyenne pour la lutte contre le paludisme dans les Régions de N’zérekore et Faranah. 

 Organisé par l’ONG consortium CJMAD CEGUIFORD en partenariat avec USAID, projet Fhi360, Search for Common Ground et Impact Social, il  a pour objectif la mise en œuvre du projet de participation citoyenne est de faire la présentation et l’étude à contribuer à l’amélioration de la prévention et de la prise en charge du paludisme à travers la compréhension de la participation des communautés dans les régions de N’Zérékoré et Faranah.

A l’entame de son discours, la coordinatrice du projet au nouveau de Fhi360, Soumano Kany, a tout d’abord expliqué les démarches de l’ONG consortium CJMAD CEGUIFORD dans le cadre de la mise en œuvre du projet de participation citoyenne dans la gouvernance de la santé.

«  L’objectifs de cet atelier est de présenter les résultats de collecte des données dans les régions administratives les plus proches. Et cette enquête de l’ONG est atteint parce qu’ils ont réussis à faire les recherches dans les différentes régions en 5 mois dont la collecte des données est déjà finie », a t elle  expliqué.

Selon elle, il aura une phase de plaidoyer que le consortium va identifier avec les parties prenantes pour aller présenter cette étude et voir dans quelle mesure visent les résultats collectés sur le terrain.

Pour sa part le représentant du président de l’Assemblée Nationale, honorable Ben Youssouf Keita président commission santé a noté que la préoccupation primordiale est d’assurer les conditions de vie des populations.

« Mais tous commence par la santé, car la santé n’a  pas de prix et sans elle rien n’est impossible. Nous nous sommes déjà battus pour faire revenir le budget du ministère de la santé de 2,3% à 7,4% soit une augmentation de 400% », a déclaré Honorable Yousouf.

Et d’ajouter: «  la commission prendra bras de corps toutes les préoccupations et ne ménagera aucun effort pour que les recommandations soient appliquées. Nous taperons toutes les portes s’il y a des lois ou budget  nous les voterons enfin que le paludisme soit définitivement éradiqué en Guinée d’ici 2030 », a-t-il ajouté.

De son côté, le consultant formateur de L’ONG Abdoulaye Condé  a expliqué la politique nationale de lutte contre le paludisme et l’implication des agents communautaires dans la lutte contre le paludisme. Selon lui,  l’enquête de prévalence parasitaire du paludisme et de l’anémie (Guinée 2016):

« les données par région les résultats de la goutte épaisse font apparaître une prévalence du paludisme plus élevée qu’ailleurs dans les régions de N’zérékoré (30 %) et Faranah (25 %), et, à l’opposé, une prévalence nettement plus faible à Labé et Boké (8 % dans les deux régions), à Kindia (10 %) et plus particulièrement dans la ville de Conakry qui enregistre la prévalence la plus faible (2 %), », dit-il.

Pour finir M. Conté dira que, notre recherche étant à part entière qualitative, « le choix de l’échantillon est raisonné. En fonction de nos cibles, des méthodologies et le nombre de localité (2 régions, six préfectures  et 24 sous-préfectures les plus peuplées sont ciblées) nous aurons un échantillon de 790 personnes. Un échantillon de 790 personnes   réparties comme suit : 32 personnes par localité, pour 24 localités ce qui donne 768 personnes.

A ces personnes s’ajoutent la Direction Régionale de la Santé (DRS) de N’zérékoré et ses 3 Directions Préfectorales de la Santé (DPS), la DRS de Faranah et ses 3 DPS, et 5 membres des Partenaires Techniques Financiers, » a conclu le consultant.

Sana sylla