Ibrahima Koné, président de l’UPF, section-Guinée : « Ma priorité aujourd’hui, c’est de respecter les objectifs de (l’UPF) pour promouvoir la langue française »

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Après  la fin de la rencontre des  46ème  assises de l’Union de la Presse Francophone (UPF) tenue à Conakry  du 20  au 25 novembre dernier , sous  le thème : « Journalisme, Investigation et Transparence », le président de cette union,  M. Koné Ibrahima nous a accordé une interview au cours de laquelle, il  a abordé les objectifs et les aboutissements de ces assises en Guinée.

Vous êtes le premier président récemment élu de l’UPF Guinée, quel est votre premier constant de cette union ?

Dès après mon élection le 12 août 2017, il fallait rapidement se mettre au travail.  On a trouvé une institution qui avait besoin de relancer son blason en matière de communication et en matière d’expériences  pour les journalistes guinéens.

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Parce qu’il faut comprendre que le 20 novembre passé, on devrait   organiser   la 46 ème assise de la presse francophone à Conakry. Chose que tout le monde attendait et dès mon élection moi et mon équipe qui est composé de   9 personnes dont 7 hommes et deux dames se sont    mis au travail pour pouvoir maintenir cette assise.

A la clôture,  le 25 novembre dernier avec le Pr Alpha Condé, le président international de (UPF) Mandian Bandiane et son Secrétaire Général Jean Kouchner, il a été dit  que les assise de Conakry ont été les assises les mieux organisées des 10 dernières années en matière de qualité participation.

311 participants venant de 49ème pays du monde entier c’était  un record  du jamais battu. Et le président a félicité les organisateurs.

Quel sont vos priorités ?

 Ma priorité aujourd’hui, c’est de respecter les objectifs de (UPF) pour promouvoir la langue française, aidez les journalistes qui sont les utilisateurs de cette langue dans les formations, dans les séminaires, les forums et apporter le savoir faire pour que les experts français puisent venir aider les journalistes guinéens et que les journalistes aussi puissent se déplacer pour aller dans les autres pays pour suivre la formation enfin qu’il ait  échange entre les journalistes.

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Et secundo qu’on puisse avoir de la formation,  chose qu’on doit commencer bientôt avec un partenaire d’office national de formation et de perfectionnement professionnel de Guinée qui a signé un Protocol avec UPF section Guinée pour apporter un groupe de formateur qu’on appel Africa-medias qui est basé en France.

Ce sont les anciens journalistes qui sont à la retraite qui mettent  à  disposition leur savoir faire aux pays qui leurs sollicitent, donc ils sont sollicités pour venir donner un de plus aux journalistes de mon pays.

Nous sommes entrain de préparer une autre formation pour les partons de presse parce que il faut comprendre que les patrons de presse ne sont pas sensés d’être des journalistes, les patrons de presse peuvent être des hommes d’affaires, mais à la gestion de l’entreprise de presse, aujourd’hui cette dynamisation que les journaux ont essayé de former des grands groupes qui vont regrouper beaucoup de journaux au lieu qu’on arrive à voir beaucoup de directeurs  de publication sans bureau, sans adresse.

Il faut les mettre tous ensemble ; former des groupes, apporter  la formation sur la gestion de leurs groupes, voilà les types de formation qu’on est  entrain  d’aborder pour l’année 2018.

Que peut-on retenir sur les 46 ème assises (UPF) à Conakry ?

On peut retenir qu’il a été la meilleure assisse pendant les 10 dernières années et en matière de thème le journalisme, l’investigation et  la transparence. C’est un thème qui a été fourni par les personnalités du pays, le ministre de la justice garde  des sceaux M. Cheick Sako qui était pénaliste et d’autres professeurs aussi présents.

Car qui parle  de journalisme parle de responsabilité du journalisme, qui parle de transparence parle de l’investigation. C’est  vrai,  il faut aller à la source et éviter de faire le sensationnel. Le journaliste doit être quelqu’un de très responsable, qui doit dire ou écrire les choses qui sont vraiment  vérifiées. Donc , Conakry a été quelque chose de capitale et les résolutions étaient les meilleures, et aujourd’hui on retient que la responsabilité du journaliste doit prédominer surtout le débat.

Entretien réalisé par Sana Sylla et Aboubacar  Koket Camara