Pépé Francis Haba de l’UGDD : nous n’accepterons pas qu’il y ait un 3ème mandat… »

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Pépé Francis Haba, vice-président  du Parti UGDD, a accordé cette semaine une interview  à notre rédaction. Dont au cours de laquelle, le jeune politique engagé s’est largement prononcé sur certaines actualités brulantes notamment, sur les tueries émanant des manifestations politiques , la position de son parti par rapport aux écheances électorales à savoir , législatives et présidentielles de 2020 qui se dessinent à l’horizon et tant d’autres.      

Leverficateur.com : aujourd’hui en tant que membre influent de l’opposition, les marches politiques débouchent toujours à des pertes humaines du coté des militants. Qu’en dites-vous ?

Pépé Francis Haba : c’est vraiment dommage que notre gouvernement actuel interdit des marches de l’opposition qui sont pourtant constitutionnelles. Et cela dit étant donné que c’est un droit   constitutionnel,

L’opposition républicaine a donc décidé de manifester conformément à la constitution, conformément aux droits de l’homme. Il est donc de la responsabilité du gouvernement de sécuriser les marches avec les moyens légaux qui sont permis par le droit international.

Mais, nous avons remarqué effectivement à chaque fois qu’il y a manifestation, à chaque fois qu’il y a une ville morte, il y a mort d’homme. C’est ce qui nous amène aussi à réfléchir et pourquoi pas à adopter de nouvelles stratégies de protestation.

En tout cas, ça va être une proposition de l’Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement à ses confrères, à ses paires de l’opposition républicaine pour revoir la stratégie dans le but de pouvoir toucher beaucoup plus de sensibilité, pour pouvoir toucher beaucoup plus l’opinion nationale et internationale.

Par-dessus tout, l’UGDD condamne vraiment avec la dernière énergie toute la pagaille orchestrées par le pouvoir, toute forme de violences, que ce soit des morts au niveau des civils, au niveau des rangs de l’opposition, que ce soit des morts au niveau forces de l’ordre et de sécurités.

Et cela dit que ce n’est pas parce qu’il y a eu mort, n’est-ce pas d’un policier, que le gouvernement à travers le directeur national de la police  Ansoumane Camara dit Baffoé va envoyer une expédition punitive à Wanindara, traumatisant la population, frappant les femmes, maltraitant toutes les personnes qui se trouvent sur les chemins, vandalisant les véhicules, brûlant les maisons, cela est inacceptable et ça doit cesser.

Leverificateur.net : Il y a des échéances électorales qui se profilent à l’horizon les législatives et la présidentielle 2020, Dites-nous quelles sont les reformes que vous avez entreprises pour que l’UGDD ait une position nette par rapport à ces élections ?

Francis Haba : Nous sommes en train de nous préparer à l’interne pour les futures échéances électorales et c’est pourquoi nous sommes en train de faire des tournés à l’intérieur du pays.

Nous en faisons en basse côte, j’étais récemment en Guinée forestière, nous sommes en train de redynamiser, de renforcer nos structures de base pour que nous soyons renforcer, pour que nous redevenions l’UGDD que nous étions au temps de notre feu président  Georges Gandhi Faraguet .

Alors, le bureau politique a même décidé dans les jours à venir ou dans les semaines à venir de choisir un président par intérim et aussi dans les mois à venir d’organiser un congrès extraordinaire pour que le parti puisse avoir un nouveau président et pour que nous puissions de façon cohérente, de façon organisée, contribuer à l’émancipation de la démocratie et participer de façon éclatante, n’est-ce pas de façon vivace aux futurs élections législatives et celles présidentielles.

Cela dit que le président de notre parti politique n’est pas forcément à la présidence de l’UGDD. Les procédures chez nous, sont claires, si le bureau politique national peut choisir un président par intérim.

Il n’y a qu’un congrès extraordinaire qui peut élire un président pendant cinq ans, et il n’y a qu’un autre congrès qui peut choisir le candidat à la présidence de la république.

Votre dernier mot :

Francis Haba : C’est de lancer un appel au calme vis-à-vis des forces de l’ordre, et des militants de l’opposition et de leur dire de rester mobilisée parce que nous n’accepterons pas qu’il y ait un 3ème mandat, nous n’accepterons pas la dictature, nous n‘accepterons pas l’injustice, nous continuerons le combat sur toutes les formes.

Interview réalisée par Léon Kolié