Sidya Touré, l’ex- Haut Représentant du Chef de l’Etat : « Je n’avais pas de mission précise en réalité »

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Chose promise, chose dite. Dès l’annonce de sa démission mardi 11 décembre, Sidya Touré avait annoncé une conférence de presse le lendemain. Ce mercredi, à Koléah, maison de la presse des journalistes, accompagné de ses militants, l’ex collaborateur du Chef de l’Etat, Alpha Condé est revenu d’abord sur le motif principal qui l’a conduit en politique.

 «Si je me suis engagé en politique, c’est de permettre à nos populations d’accéder à une vie meilleure, c’est de pouvoir faire chez moi ce que j’ai vendu ailleurs. C’est pour que le paysan qui est à Youkunkun se lève le matin et constate des améliorations  dans son quotidien», a-t-il introduit devant une forêt de caméras dans une salle saturée.

Parlant du poste de Haut Représentant du Chef de l’Etat, il évoque.

«J’ai accepté ce poste avec toutes les bonnes intentions, afin de participer à la construction du pays. C’est pourquoi j’ai refusé d’être rémunéré.  J’ai occupé un poste institutionnel, j’ai connu Alpha Condé il y a 38 ans. Je n’avais pas de mission précise en réalité. J’ai accepté ce poste pour parler de certaines questions liées à la vie de la nation comme l’agriculture. »

Revenant sur les accords signés entre son parti l’Union des Forces Républicaines (UFR) et la mouvance présidentielle, il a précisé.

Les accords n’ont pas été respectés entre le RPG-arc en ciel et l’UFDG ni entre le RPG arc en ciel et l’UFR. Mais comme les accords ont été respectés à Matam, ils seront  respectés aussi à Matoto, » promet l’e- premier ministre.

Quant à la grève des enseignants qui paralyse le pays, Sidya Touré s’est dit  choqué.

«  J’ai été le premier fondateur de l’école privée en Guinée, Je n’apprécie pas aujourd’hui ce qui se passe dans notre pays. En Corée du Sud, le salaire le plus élevé est celui des enseignants, je dis bien celui des enseignants. En Guinée, il y a près de trois mois les enfants ne sont pas partis à l’école. C’est inadmissible et je me lève contre çà. Le gouvernement refuse d’aller au dialogue avec les enseignants en envoyant les enseignants non titulaires. Et pourtant même les titulaires n’ont pas de niveau. Et les élèves ? » S’interroge le leader de l’UFR.

Minkaêl BARRY