Kemi Seba : «Paul Biya c’est le Lionel Messi de la corruption en Afrique francophone»

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 Le niveau de corruption au Cameroun   a atteint des proportions insoupçonnées au point où, s’il était question d’un championnat, à l’échelle de l’Afrique francophone, ce pays l’emporterait haut la main. C’est le constat fait par l’activiste panafricaniste Kemi Seba, lors d’une émission sur la chaine de télévision béninoise Sikka Tv.

Le patron de l’ONG Urgence panafricaniste ne s’est pas contenté du Cameroun en parlant de gabegie et de corruption. Mais  le Togo de Faure Gnassingbé serait, dans ce championnat improbable, bien classé à la suite du Cameroun. Invité de l’émission «Angle de vue» sur la chaine de télévision Sikka Tv, Kémi Seba n’a pas raté des dirigeants africains comme Paul Biya, Faure Gnassingbé ou encore Joseph Kabila.

Le président de l’ONG Urgence Panafricaniste dénonce, avec vigueur, la corruption systémique qui sévit au pays de Paul Biya. Alors que ce dernier s’accroche  à son pouvoir. «Je n’ai jamais vu un pays où, il y a la corruption partout.

En Afrique francophone, si ça devrait être la ligue des champions, la corruption, je pense que le Cameroun serait le Real Madrid ou le Barça, et Paul Biya serait Lionel Messi», a soutenu Kemi Seba sur Sikka Tv cette semaine, regrettant l’usure du pouvoir dont font montre Paul Biya et son entourage. Etant donné la forte  conscience  politique qui caractérise les masses dans ce pays, Kemi Seba trouve paradoxale que le statu quo dure et que l’immobilisme du régime n’émeuve presque pas.

«Le Cameroun est l’un des pays les plus politisés de la planète. Quand vous parlez avec le vendeur de poisson, quand vous parlez avec la vendeuse d’arachide, ils ont une analyse politique des choses qui dépassent l’entendement, au point même de les engager ici à Sikka Tv. Je ne dis pas qu’ils seront meilleurs que nous autour de ce plateau, mais ce sont des gens extrêmement prégnants », a dit Kemi Seba mêlant sérieux et ironie.

Le  potentiel du Cameroun est un fait. Si Biya et son clan n’avaient pas accaparé tous les leviers du pouvoir et qu’ils étaient dans une dynamique d’impliquer tous les Camerounais du système démocratique, le pays décollerait sans doute.

«Mais, relève Kémi Seba, le problème c’est qu’on les exclut, on les astreint à résidence de la non décision, de l’inéligibilité en ce qui concerne la capacité à pouvoir représenter le pays ».  Biya et son clan : « une caste ultra gabegique».

C’est toujours cette caste ultra gabegique qui est dans une démarche oligarchique complètement, qui réunis tous les leviers du pouvoir qui est dans une logique de corruption systématisée », a dénoncé Kemi Séba, très remonté estimant que le pays est dirigé par des momies dont le chef à son palais présidentiel à Genève, en référence au fait que Paul Biya passerait plus de temps en Suisse qu’au Cameroun.

Le Cameroun, vaste pays de l’Afrique centrale aurait dû être du point de vu de l’activiste panafricaniste, une locomotive du décollage de l’Afrique. Le dynamisme de sa jeunesse  et son potentiel économique en sont une preuve. «Je le dis et je le répète, le Cameroun c’est l’un des pays les plus révolutionnaires au monde.

Je n’ai jamais vu une jeunesse aussi déterminée que la jeunesse camerounaise sur bien des points. Il faut qu’on se pose des questions sur ces réalités». Parlant de corruption, le président Faure Gnassingbé n’a pas échappé aux critiques acerbes de Kemi Seba.

D’après lui, en matière de corruption et de gabegie, si le Cameroun de Paul Biya est le Real de Madrid,  dans ce championnat improbable du pays le plus corrompu d’Afrique francophone, c’est que le Togo serait l’Atletico.

Rappelons que Kémi Seba a été récemment interdit d’entrer au Togo. Certainement suite aux propos qu’il a tenus à l’endroit du régime de Faure Gnassingbé.

Source: seneweb.com 

 

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