Kofi Annan conduit à sa dernière demeure dans son pays natal

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L’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, décédé le 18 août, a été conduit à sa dernière demeure lors de funérailles nationales qui ont eu lieu jeudi à Accra.

Le Prince Moulay Rachid a représenté le Roi Mohammed VI à ces funérailles nationales aux côtés de chefs d’État africains, dont les présidents ivoirien Alassane Ouattara et Libérien George Weah, le SG de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi que plusieurs personnalités venues du monde entier.

La cérémonie a débuté par l’hymne national, suivi de chants religieux en hommage à l’ancien secrétaire général de l’ONU, décédé à l’âge de 80 ans.

Recouvert des couleurs nationales du Ghana, le cercueil du défunt était exposé devant quelques centaines de personnes venues rendre un dernier hommage à l’ancien SG de l’ONU.

“Nous avons perdu un homme aux convictions profondes déterminé à nous inculquer les valeurs d’honnêteté, de justice et de bonté, de la même manière qu’il promouvait la paix et les droits de l’homme dans le monde”, a souligné le frère du défunt, Kobina Annan, lors de la cérémonie organisée au Centre international de conférences d’Accra.

De son côté, le président ghanéen Nana Akufo-Addo, a qualifié le défunt d'”icône des temps modernes” et d'”un des hommes les plus illustres de sa génération”.

“Kofi Annan était un homme qui a consacré sa vie à faire la paix là où il y avait des conflits, et à défendre les sans-voix”, a noté le chef d’Etat ghanéen, relevant qu’il a toujours plaidé en faveur des droits de l’homme, de la primauté du droit et de la consolidation des idéaux de la démocratie.

Pour le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, Kofi Annan était un homme “digne”, “courageux” et “moral”.

“Kofi Annan était les Nations Unies et les Nations Unies, c’étaient lui”, a-t-il dit, mettant l’accent sur les initiatives et idées que feu Annan a soutenu, notamment l’élaboration des objectifs du Millénaire pour le développement.

Le cortège funèbre a, par la suite, emprunté les principales artères de la capitale ghanéenne avant de se diriger vers le cimetière militaire d’Accra, où l’ancien diplomate a été inhumé.

Depuis mardi, les visiteurs ont afflué nombreux au Centre international de conférences d’Accra où était déposé le cercueil de feu Annan, première personnalité d’Afrique sub-saharienne à avoir dirigé l’instance internationale.

La disparition de Kofi Annan a entraîné une vague d’émotions et d’hommages au Ghana et partout dans le monde.

Le prix Nobel de la paix 2001, décédé à l’âge de 80 ans, a vu le jour le 8 avril 1938 à Kumasi au Ghana, l’ancienne “Gold Coast”. Il intégra le système des Nations unies en 1962, année où il fut recruté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avant de passer, quelques années plus tard, au Haut-commissariat des nations unies pour les Réfugiés (HCR).

Sous-secrétaire général des nations unies, il sera élu, en 1997, 7e Secrétaire général de l’organisation, une fonction qu’il assumera jusqu’au 31 décembre 2006 après avoir été réélu en 2001. Après avoir passé le témoin au sud-coréen Ban Ki-Moon, Koffi Annan a poursuivi son engagement en faveur de la paix, de la sécurité et du développement à travers le monde.

C’est ainsi qu’il a lancé sa propre fondation qui porte son nom et depuis 2007, il fait partie du groupe des “Elders”, un groupe de 12 “sages” issus du monde de l’humanitaire et de la société civile, fondé par Nelson Mandela aux fins de promouvoir la paix.

En février 2012, le ghanéen fut nommé médiateur de l’ONU et de la Ligue Arabe sur le conflit en Syrie, un poste duquel il démissionna six mois plus tard, afin d’alerter sur l’attitude de certains acteurs qui ne facilitent pas la recherche de sortie de crise.

menara.ma

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