L’activiste panafricaniste Kemi Séba sequestré à l’aéroport de Conakry

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Les autorités guinéennes ont empêché vendredi, Kemi Séba, l’activiste panafricaniste de mener les activités pour lesquelles il s’était rendu dans le pays.

Il a été arrêté juste à la descente de l’avion par les militaires qui l’attendaient déjà à l’aéroport de Conakry. Que reproche-t-on exactement à Kemi Seba ? visiblement, rien de concret n’est  reproché à l’activiste franco-béninois. Cependant, il devait, lors de sa visite, rencontrer les leaders de la société civile, une société civile qui est en plein affront avec le gouvernement en place.

C’est surement pour éviter que la fronde sociale qui prévaut actuellement entre l’opposition, la société civile et le pouvoir de Conakry, ne prenne une plus grande ampleur avec le soutien du très célèbre Kemi Seba.

Le reggaeman guinéen qui devrait le recevoir à l’aéroport s’est indigné du comportement du gouvernement guinéen. « Mais ce régime a atteint son déclin. Nous restreindre les libertés jusqu’à ce niveau ? Là, ils vont nous entendre. Et ils doivent savoir qu’ils ne pourront jamais nous ébranler dans notre option. Pour nombreux, la venue de Kemi Seba a nécessité un véritable investissement non seulement en termes humain, mais aussi en termes des finances », a déclaré le musicien en colère.

C’est dire que le gouvernement est conscient de la force que pourrait produire l’association Kemi-Kamano et ne veut peut-être pas avoir un autre problème à gérer que ce qui le préoccupe en ce moment, c’est-à-dire l’opposition.

Une rencontre dont ne veut aucun gouvernement controversé

La rencontre de Conakry devrait connaître la participation de l’activiste politique franco-béninois Kemi Seba, avec pour objectif : passer des messages d’information et de sensibilisation auprès des jeunes, dénoncer le clientélisme, le favoritisme, l’acharnement de la Cour pénale internationale (CPI) contre les dirigeants africains, le Franc CFA.

Aussi, il était prévu de donner un préavis aux dirigeants africains en vue de la mise en place d’une monnaie unique et dénoncer tous les présidents, qui, de par leur boulimie du pouvoir vont jusqu’à tripatouiller la Constitution de leurs pays contre le gré de leurs peuples afin de s’y éterniser et d’anéantir les acquis démocratiques.

Cette programation du mouvement ‘‘Le peuple n’en veut plus’’, vient dans un contexte où le gouvernement est en froid avec l’opposition et une partie de la société civile suite aux élections municipales où l’opposition avait dénoncé des cas d’irrégularités.

Un pouvoir vraiment controversé

Après les élections municipales en Guinée, le vote à été annulé dans certaines localités du pays. Les leaders de l’opposition se sont indignés face à cette attitude du gouvernement qui selon eux, veut tripatouiller les résultats en sa faveur.

L’indignation de ces leaders est montée d’un cran, puisque « apparemment, partout où l’opposition était en avance, consigne a été donnée d’annuler les résultats des bureaux de vote concernés. La CENI attend la fin des travaux des CACV pour envoyer un communiqué, comme pour se dédouaner, pour que cette élection ne soit pas annulée», avait déclaré Faya Millimouno, porte-parole de l’opposition.

Conakry, la capitale de la Guinée, et sa banlieue avaient été décrétées villes mortes lundi. L’appel à observer une ville-morte avait été peu suivi par la population guinéenne, mais à certains endroits du pays, les principales artères étaient barricadées, principalement à Ratoma, fief de l’opposition dans la banlieue de Conakry.

ajd tk

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