L’An 21 de la CPI célébré par la CGCPI et le RAJPI à Conakry

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Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 18 juillet 2019, à la maison commune des journalistes sise à Kipé dans la commune de Ratoma, les membres de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CGCPI) et ceux du Réseau Africain pour la Justice Pénale Internationale (RAJPI), par la voix de leur président Me  Hamidou Barry, ont célébré l’an 21 de la Cour Pénale Internationale.  Puis ils se sont prononcés largement sur la situation socio-politique de la Guinée.

 Dans son intervention, Me  Hamidou Barry a indiqué dorénavant que le 17 juillet 2019, la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CPI) célèbre les 21 ans de la création de la Cour Pénale Internationale, Journée dédiée à la justice pénale internationale.

Selon le conférencier, « au moment de cette célébration, les guinéens sont victimes de cas graves de violations des droits de l’homme ».

En ajoutant : « notamment l’interdiction du droit de manifestation sur toute l’étendue du territoire national, les arrestations illégales ».

Évoquant  toujours les graves violations des droits de l’homme auxquelles les guinéens sont victimes, s’explique selon lui, par ‘’des poursuites judiciaires contre les citoyens qui s’opposent à l’adoption d’une nouvelle Constitution et à un troisième mandat pour l’actuel président de la République, les violations répétées de la liberté d’expression et de réunion’’.

« Pour toutes ces raisons, la CGCPI affirme solennellement son opposition à l’adoption d’une nouvelle Constitution et un troisième mandat », a-t-il dit.

Car précise-t-il : « notre organisation précise qu’untel projet ne constitue nullement une priorité pour la Guinée et risque d’engendrer des conséquences graves et inimaginables pour les populations guinéennes qui, pourraient entraîner des crimes graves relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale ».

« Il convient de rappeler également que dans moins de trois (3) mois les victimes des massacres du 28 septembre 2009 vont commémorer les dix (10) ans de ces évènements douloureux commis par les forces de défenses et de sécurité et certains civils », a conclu l’activiste des droits de l’homme.

Léon Kolié

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