L’ancien président du Niger, Mamadou Tandja, est mort à l’âge de 82 ans

108

Renversé en 2010 par un putsch militaire, Mamadou « Baba » Tandja restait une figure populaire au Niger. Un deuil de trois jours sera observé sur tout le territoire national.

L’ancien président du Niger, Mamadou « Baba » Tandja, qui avait dirigé le pays de 1999 à 2010, est décédé mardi 24 novembre à Niamey à l’âge de 82 ans, selon un communiqué de la présidence lu à la télévision publique nigérienne, qui ne précise pas la cause de la mort. « Un deuil de trois jours sera observé sur toute l’étendue du territoire national », conclut le texte.

Ancien militaire ayant participé au putsch contre le président Diori Hamani au profit du général Seyni Kountché (mort au pouvoir en 1987), Tandja avait ensuite été ministre à plusieurs reprises avant d’être élu président en 1999.

Renversé en 2010 par un putsch militaire après avoir voulu s’accrocher au pouvoir après les deux mandats auxquels lui donnait droit la Constitution, Tandja restait une figure populaire au Niger. Avec le temps la rue semblait avoir oublié les derniers mois de son régime pour ne retenir que l’image de « Baba » Tandja, le père de la nation, qui luttait contre la pauvreté.

Alors que ses partisans ont longtemps espéré son retour sur la scène politique, Tandja s’était définitivement retiré, après des soins médicaux en France en 2015.

Des hommages d’hommes politiques

Plusieurs chaînes de télévision, dont la télévision publique, ont suspendu leurs programmes pour diffuser en boucle des chants religieux et des photos de Tandja.

« Le président Tandja vient de nous quitter après avoir vaillamment lutté contre la mort. Je présente mes condoléances émues à sa famille. C’était un grand homme. Il nous laisse le souvenir d’un président au patriotisme chevillé au corps. Qu’il repose en paix ! », a tweeté l’ancien ministre Mohamed Bazoum, candidat du parti au pouvoir à la présidentielle de décembre.

Monde avec AFP