Nouvelle Constitution et dépénalisation des délits de presse en Guinée : Ibrahima Koné donne son avis

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Il était jeudi l’invité de nos confrères à la radio Nostalgie Guinée, le président de l’Union de la Presse Francophone- Guinée ( UPF-Guinée) et nouveau directeur adjoint chargé du développement du quotidien national Horoya, Ibrahima Koné s’est largement exprimé sur l’actualité guinéenne.

Parlant d’abord de la présence de fois du président de la République au siège du parti au pouvoir, M. Koné n’a pas vu cela d’un mauvais œil.

 Soit on est dans un pays démocratique ou  le contraire. A l’approche des élections, un président de la République qui a été élu par un groupe est obligé de se retourner à sa base. Quand Obama était président aux USA, à l’approche des élections, il a manifestement soutenu madame Hilary Clinton qui était le candidat des démocrates. Si Alpha Condé va au siège de son parti, où est le mal ? » S’interroge-t-il.

Abordant le débat qui est d’actualité à savoir le referendum pour une nouvelle Constitution, le nouveau DA de Horoya a indiqué :

« On peut amender la Constitution. Cela ne commence pas par la Guinée, beaucoup de pays l’ont fait. Si on doit changer la Constitution, on peut demander l’avis du peuple de Guinée.  Soyons démocrates et respectons les textes », dit-il.

Et il précise : « Je viens de bénéficier un décret du président de la République que je remercie d’ailleurs mais le jour où le Chef de l’Etat me dira qu’il est contre la Constitution, je lui dirai merci et je peux aussi démissionner. Je ne suis pas partisans pour biaiser la Constitution. »

Parlant de la dépénalisation des délits de presse en Guinée et la récente arrestation de notre confrère Lansana Camara, M. Koné parle du non respect de la Loi 002

« La dépénalisation des délits de presse en Guinée figure dans les textes. Je marche avec cette loi. Quant  à l’emprisonnement de notre confrère, vous avez vu les images, nous avons tous marcher pour la libération de Lansana Camara, je suis président de l’Union de la Presse Francophone, je suis contre l’emprisonnement d’un journaliste. Il n’est écrit nulle part  dans la Loi 002 de la liberté de la presse en Guinée qu’un journaliste doit aller en prison. Il a fallu la marche pour que notre confrère soit libre et ailleurs certains marchent mais on ne les écoute pas. C’est un acquis en Guinée. La volonté du Chef de l’Etat  et son premier ministre est de lutter contre la corruption en Guinée », conclu le patron du groupe de presse ‘’Vision 2000 communication’’.

M. BARRY 

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