Pendaisons du 25 janvier 1971 : l’Association des Victimes du Camp Boiro, hausse le ton et demande justice

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En prélude de la commémoration de  l’anniversaire de la journée des pendaisons du 25 janvier 1971, l’association des victimes du Camp Boiro (AVCB) était devant les journalistes ce mardi 23 janvier à la maison de la presse pour parler de cette journée triste dans l’histoire de la Guinée.

C’est dans une déclaration rendue publique que  M. Lamine Camara membre de ladite association et ancien ministre des Affaires Etrangères s’est prononcé  sur la commémoration de cette date à laquelle plus de 88 hommes et femmes  ont été victimes.

A l’entame de son intervention M. Lamine Camara a expliqué  les faits du scénario du 25 janvier 1971 sur le régime de Sékou Touré.

« Ces victimes expiatoires avaient été extraites des différents espaces concentrationnaires, dont notamment le camp Kémé Bouréma de Kindia et le Camp Boiro de Conakry pour être immolées sur l’autel de la haine et de l’injustice, à raison de deux  par chef-lieu de région, régions qui correspondent aux préfectures d’aujourd’hui ».

«  A Conakry, c’était de gauche à droite, Barry III, Baldet Ousmane, Magassouba Moriba et Keita Kara de Soufiana tous compagnons de l’indépendance. Depuis lors tant de choses ont changé sans que personne à ce jour n’ait endossé le devoir de justice dont la charge pèse et continuera de peser sur le destin de la Guinée tant que les victimes de la si longue litanie d’injustice n’auront  pas recouvré la place, toute la place qui leur revient dans le panthéon de la Guinée », affirme M. Camara.

Parlant de plainte M. Camara répond, « nous  ne sommes  contre personne, seulement il faut rendre justice, reconnaitre le caractère extrajudiciaire des instances qualifiées de tribunal populaire et révolutionnaire des institutions juridictionnelles légales et au mépris des lois et règlements de l’époque », dit-il.

« Rendre justice, c’est déclarer nulles et non avenues les sentences prononcées par des structures circonstancielles et illégales agissant sur des dossiers instruits par le biais de l’instrument de torture et d’extorsion de faux aveux  complaisamment qualifié de comité révolutionnaire. Rendre justice, c’est déclassifier les fosses communes et les tombes des victimes », conclut-il.

Auteur : Sana Djikiné, Conakry/  625.480.252

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