Réforme constitutionnelle en Guinée : opportunisme ou nécessité? ( Par Goïkoya Kolié, Juriste)

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 AVERTISSEMENT

Ce plaidoyer ne doit en aucun cas être interprété comme une prise de position en faveur ou contre un amendement constitutionnel, de l’initiative de l’administre du président Alpha Condé. L’auteur souhaite afficher une totale et entière indépendance. Il n’est lié par aucune allégeance politique d’aucune façon, ni d’aucune nature que ce soit. Le style de rédaction redondant du présent dossier est voulu et assumer, afin d’amener le lecteur  à immerger dans les enjeux exposés et de l’orienter vers une hibernation définitive dans les solutions suggérées pour la stabilité politique, la sérénité sociale et le développent économique de notre pays et l’ensemble du continent africain.

AVANT-PROPOS

Une démocratie mortifère-léguée par le discours paternaliste et françafricain pronocé par François Mitterrand à la Bauleen 1992 est une démocratie dépouillée de sa raison d’être. Une démocratie gourmande en vies humaines est une démocratie dévoyée de sa raison d’existence, amputée de sa nature, sa destinée et son utilité.

Une démocratie conçue savamment et consciemment pour se dresser contre les idéaux de bonne gouvernance, de prospérité, de développement et d’indépendance est une démocratie annihilée, détournée de son essence et de sa trajectoire.

Une démocratie convertie en morgue ambulante, sillonnant le continent noir, au rythme de la même macabre litanie, ponctuée par des manifestations (pré et post-électorales), violentes de rues, des opérations villes mortes, des grèves indéfinies, illimitées, au mépris des lois et des forces de l’ordre du pays, est appelée à être dépoussiérée, au risque de creuser sa propre tombe, si ce n’est d’ailleurs déjà beaucoup trop tard.

Au regard de l’incapacité de la démocratie représentative, électorale (héritée, adoptée et imposée par la Baule), de s’allier et s’aligner sur nos objectifs de développement, en s’harmonisant et s’arrimant à nos valeurs ancestrales de gouvernance politique, fondée sur bien de tabous, d’interdits totémiques, de respect de l’autorité, de l’aînesse et de la chose publique, concourant à la cohésion sociale,nous sommes contraint dépenser qu’il est plus que pressant d’ouvrir un débat sain, honnête, non partisan, dépourvu d’agendas politiques cachés,et non opportuniste, autour d’une profonde réforme de notre loi constitutionnelle.

Le modèle occidental de démocratie nous laisse comprendre, sans ambiguïté, qu’il nous a été suggéré dans un double dessein, concerté, de puissances coloniales et impérialistes promotrices, souhaitant ultimement voir l’Afrique épouser une vision de gouvernance qui n’a pas d’apparence démocratique factuelle d’aucune sorte.

Ce dessein constitue d’une part, un fonds de commerce et de chantage diplomatique. Sachant que la majorité des pays africains n’a pas les moyens de la démocratie dans sa forme électorale actuelle, qui consiste à organiser séparément des élections présidentielles, législatives, communales et locales, aux cinq ans, financées bienveillamment et outrageusement avec des emprunts à coût de milliards de dollars, d’Euros, et dans un avenir proche, de Yuan, ce qui accroît la dette africaine et accentue de manière scabreuse sa dépendance.

Chaque année électorale, dans un pays africain est une source supplémentaire d’enrichissement des pays bailleurs ou marchands de rêve politique, sous le couvert de l’anonymat de la démocratie. Dans cette entreprise démentielle, les Africains empruntent des sommes ébouriffantes pour organiser des élections sans garantie d’accoucher d’une véritable démocratie.

C’est dans ce savant paradoxe idyllique politique, qu’en 2017, le Kenya a acquis du matériel électronique électoral défectueux (d’une désuétude déconcertante), d’une entreprise française, au coût suicidaire de 2 milliards d’Euros. Les machines ne garantiront pas la transparence des urnes. L’élection du président Kenyatta sera contestée avec succès. Fait rarissime sur le continent, la Cour suprême du Kenya annulera l’élection. Un nouveau scrutin sera tenu dans les jours suivants, alourdissant ainsi la colossale dette électorale du pays et les vies fauchées de jeunes militants de l’opposition, beaucoup trop souvent instrumentalisés et exploités.

La démocratie que l’Afrique adopte, depuis trois décennies, est intelligemment conçue pour que de telles aberrations se démultiplient. Car, sans crier à la théorie du complot, un enfant du primaire peut aisément noter qu’au lendemain de chaque élection en Afrique, il y a eu contestation particulièrement inélégante des résultats, suivie par des manifestation violentes de rues et des vies ont été déplorées à chaque événement, en plus de la paralysie du pays de l’heure.

Pendant l’imbroglio électoral kenyan, le pays avait facilement accès à la dette pour des élections, tout en éprouvant d’énormes difficultés à verser une rémunération décente à ses médecins, qui eux feront plusieurs mois de grèves, entraînant à leur tour, leurs lots de morts de malades fragiles, non pris en charge par une assistance médicale.

La Guinée aussi a une expérience fâcheuse des machines à voter. Le pays de Samory Touré ,Alpha Yaya Diallo, Zégbéla Togba, injectera 55 000 000 de dollars dans des machines qui ont eu pour seules utilités d’accentuer la dette et la dépendance du pays envers des partenaires débonnaires, enclins à financer des élections et non des centres de recherche scientifique, pharmaceutiques, médicales ou autres infrastructures hospitalières et universitaires.

D’autre  part, la démocratie électorale est un instrument de contrôle géostratégiques des puissances qui nous l’imposent, sous leurs termes, leurs calendriers, leurs conditions, leurs observations, leurs validations, au gré de leurs seuls et uniques intérêts. Ce cycle infernal nourrit la présente analyse et ses prises de position.

Dans ce périlleux débat inflammatoire à haut risque, nous souhaitons inviter tous les protagonistes à la vigilance, la prudence et le patriotisme. Les Guinéens doivent être conscients du fait que les alliances conjoncturelles de nos leaders de la mouvance présidentielle et de l’opposition avec des partenaires étrangers se font à leur détriment.

La prime du soutien étranger à un camp ou l’autre est très élevée. Souvenons-nous que les puissances étrangères n’ont cure de la démocratie en Afrique. La raison est toute simple : la démocratie qui aboutit au développement de l’Afrique est suicidaire pour ceux qui vivent du chaos et du sous-développement de l’Afrique. Pour cette raison, les stratagèmes faisant croire à une assistance pour bâtir une société démocratique se multiplieront, bien que dans les faits, nos partenaires seront les grands perdants de notre émancipation politique et économique.

POURQUOI UN AMENDEMENT CONSTITUTIONNEL?

Les débats sur l’orientation politique d’une société sont d’une complexité inqualifiable. Ils se déroulent en Afrique dans une suspicieuse ambiance émotive, passionnée, explosive, faisant ainsi perdre de vue le meilleur intérêt du pays. Les amendements constitutionnels, à défaut de réformes constitutionnelles profondes, sont motivées par l’amélioration, l’ajustement et le perfectionnement de la démocratie. Ils sont donc au cœur de la vie démocratique, si ce ne sont sa quintessence.

Les réformes constitutionnelles DOIVENT indubitablement obéir aux meilleurs intérêts du pays. Elles ne doivent pas être l’érection parcimonieuse d’un agenda caché, dénoncées par la communauté dite internationale lors qu’elles scient ses intérêts. Et, bénéficiées d’un plébiscite médiatique étranger, lorsqu’elles renforcent leur main mise sur nos pays.

Le régime de François Hollande en France c’était montré particulièrement favorable à une réforme constitutionnelle au Congo du président Nguesso. Le journaliste François Soudan de Jeune Afrique avait été mis à contribution pour véhiculer le bien fondé d’une réforme constitutionnelle qui allait garder au pouvoir un président soupçonné d’enrichir la France.

Nous savons à travers les révélations de Pascal Lissouba, ancien président du même pays, que les compagnies pétrolières françaises mènent au Congo, une colonisation économique, allant de fausses déclarations sur la quantité de pétrole pompé, à la qualité dudit pétrole, jusqu’aux miettes versées à l’État congolais en guise de redevances.

Nous soupçonnons cet enrichissement illicite d’être l’élément explicatif derrière l’extrême générosité de la compagnie pétrolière française Total, lorsqu’elle verse cinq cents millions 500 000 000 d’Euros au fonds de reconstruction de la Cathédrale de Paris,qui est partie en feu les 15 et 16 avril 2019. Une telle générosité attire automatiquement l’attention critique d’analystes politiques qui observent la géo économie déployée sur le continent, d’autant plus que, ces entreprises étrangères refusent de payer le juste prix, sous prétexte de difficultés de trésorerie liées à la qualité des produits exploités, bien que ces produits soient des meilleures qualités qui puissent exister sur le marché.

Le soutien ou l’opposition étrangère à une réforme constitutionnelle en Afrique vise à garantir la poursuite du pillage des ressources naturelles du continent. Il est de notre devoir d’en informer nos concitoyens, afin de les soustraire de la manipulation, et surtout, de les amener à compter sur leurs propres moyens dans un débat épineux que celui en l’espèce.

RENDRE LE PAYS GOUVERNABLE

La démocratie de la Baule est une atteinte grave à l’intégrité physique des Africains. Elle est une atteinte à l’intelligence collective des Africains. Une atteinte à leur dignité en tant que peuple. Une atteinte dont les préjudices directs se traduisent en millions de morts sur le continent, (depuis 1992), et des milliards de dollars de dettes. Une réforme constitutionnelle vient corriger ces atteintes dans le but de sauver la vie des guinéens.

Cette démocratie électorale est l’ultime stratagème qui assoit la suprématie politique définitive des pays colonisateurs sur le continent noir, en ce sens que, les Africains sont naïvement persuadés de se débarrasser de l’oppression, la pauvreté, le sous-développement en mettant en œuvre la vision politique et économique de misanthropes qui se réjouissent du chaos de leurs génie et leur ascendant sur des peuples inférieurs d’Afrique.

Pour rendre le pays gouvernable, la nouvelle constitution, DOIT, sans compromis ni complexe d’obscénité, rendre rationnel la restriction de certains droits politiques dits démocratiques, au nom du développement, la stabilité, la loi, l’ordre, la discipline, le travail, le tout dans l’intérêt supérieur de la nation.

La constitution guinéenne DOIT donner les moyens aux successeurs du président Condé de mettre en œuvre les programmes pour lequels ils seront élus.

En l’absence d’une structure constitutionnelle extrêmement rigide, le pays fonce tout droit vers un mur. La rue, la chienlit, la corruption, la supercherie, l’aide internationale empoisonnée, feront de notre pays une perpétuelle colonie. La démocratie DOIT être encadrée, sans complaisance aucune, pour permettre au pays d’avancer, en punissant de lourdes peines les auteurs de crimes politique que sont la paralysie de l’État, la trahison qui consiste à déblatérer sur des médias étrangers des insanités sur le pays qu’on ambitionne de diriger. À ce propos, nous devons insister sur le fait que la liberté d’expression des leaders politiques n’est pas menacée par la mesure envisagée.

La rigidité de la constitution n’implique pas la confiscation de la liberté de parole. La constitution ayant pour fonction de protéger les meilleurs intérêts du pays, elle est le recours légitime qui proscrira cette menace permanente la diffamation du pays.

La mesure fait prendre conscience aux Guinéens de l’impact des sorties médiatiques de nos dirigeants politiques hostiles aux intérêts du pays. Elle doit également faire prendre conscience aux dirigeants politiques eux-mêmes, de l’impact négatif sur le pays de leurs activités à l’étranger. Leurs amitiés de circonstances projettent une image de peuples incapables. Leurs amis en font un usage qui dépasse probablement leurs attentes.La prise de parole à l’étranger contre l’Afrique par des Africains légitimise les embargos et les sanctions économiques qui cachent une violence psychologique et raciste d’une avanie médiévale.

Souvenons-nous qu’il y a toujours eu une tribune médiatique étrangère qui encourage l’opposition guinéenne/africaine à tirer à bout portant sur son propre pays/continent. Nous avons l’obligation de nous questionner et de questionner nos leaders politiques sur la contrepartie de cette facile accessibilité aux médias étrangers.

Le président Sékou Touré a fait les frais d’une presse étrangère farouche et hostile, au nom du prétendu non-respect des droits de l’homme. Cependant, il suffit d’observer le rôle jouer par le régime de Charles de Gaulle, dans le sabotage de l’économie guinéenne et ses effets de pauvreté sur l’ensemble des Guinéens pour tirer les conclusions logiques d’une intervention ayant pour but de maintenir le pays dans le besoin et l’indigence. Il suffit d’observer le rôle actuel de nos parrains en Libye, pour réaliser que ces derniers n’ont cure des droits de l’Africain.

Le président Lansana Conté subira le même sort, où un certain opposant Alpha Condé sera particulièrement la coqueluche des médias étrangers. Nul besoin de mentionner le cas troublant du Capitaine Dadis Camara, dont on profitera de l’impulsivité pour le pousser à l’erreur fatale au mépris de centaines de vies.

Sans profondes réformes constitutionnelles, rigides, répondant uniquement aux meilleurs intérêts de notre pays, le successeur de M. Condé aura une coalition d’irresponsables opposants, qui œuvreront à l’échec de ses mandats, avec l’amplification suréaliste des opérations villes mortes, grèves illimitées, manifestions incessantes de rues, et désobéissance civile. Une fois que l’intéressé aura compris le piège de ses incestueuses et conflictuelles alliances et aura exprimé sa volonté légitime de couper le cordon ombilical, et vouloir ainsi cesser de servir ses bienfaiteurs, son opposition aura pignon sur rue à Paris, Bruxelles, Washington.

Let learn from our mistakes and stop repeating them. La constitution DOIT autoriser des législations sévères à l’endroit des cadres corrompus, et ce, en commençant par le chef de l’État, jusqu’au dernier fonctionnaire, sans épargner les corrupteurs étrangers qui corrompent nos dirigeants, à travers des pratiques prédatrices opaques connues, dans le but d’obtenir des marchés publics.Il faut donc des garde-fous juridiques pour empêcher que l’après Alpha Condé ressemble à l’avant Alpha Condé.

APPROPRIATION DES VALEURS ENDOGÈNES

Chaque proclamation de résultats d’élections donne lieu en Afrique à des manifestations anthropophagiques sociales. Des pseudos-intellectuels, militants des droits de l’homme autoproclamés tiennent le pays en otage, avec l’aide de lynchages médiatiques étrangers, se délectant de la déferlante de violentes émeutes qui semblent être l’ADN des peuples d’Afrique. Le rôle de la nouvelle constitution sera de circonscrire ces droits démocratiques excessifs, malsains, en les consumant et en les transformant en DEVOIRS et OBLIGATIONS démocratiques.

La constitution DOIT enchâsser et réaffirmer l’autorité, la force et le pouvoir de l’État et de ses symboles. À ne pas confondre uniquement avec l’atteinte ou l’offense au chef de l’État par des propos désobligeants. Il s’agit ici de recourir à nos valeurs endogènes révérencieuses de la hiérarchie et l’autorité dont la sacralité requière l’observance.

RESTRICTION DE DROITS DÉMOCRATIQUES EXCESSIFS ET NUISIBLES

Nous faisons le pari qu’un pays comme la Guinée, aux énormes potentialités économiques, peut se passer des institutions financières internationales, se développer en un temps record, en misant principalement et uniquement sur ses propres forces et moyens.

Rappelons-nous qu’en l’absence du potentiel naturel et des moyens colossaux dont dispose la Guinée, le capitaine Sankara parvint au Burkina Faso à atteindre l’auto-suffisance alimentaire en quatre petites années. Les Nations-unis n’eurent point d’autres choix que de se rendre à l’évidence et reconnaître le fait.

Toutes les forces de la nature et de la puissance coloniale s’étaient dressées contre lui. En plus de l’hostilité notoire du régime de François Mitterrand, le président du Faso n’avait pas l’abondante pluviométrie guinéenne à sa portée. Il n’avait pas les terres fertiles qui chatouillent la Guinée de Sékou Touré. Avec ce que le président Nana Akufo-Addo du Ghana appelle aujourd’hui (The right mind set), entendu par le bon état d’esprit, il parvint à défier les projections les plus alarmistes qui le voyaient échouer lamentablement.

Thomas Sankara réussit la transformation de son pays en mobilisant ses concitoyens autour d’un idéal commun : la patrie ou la mort. La patrie chère au président du Faso se traduit en langage moderne par le patriotisme. Ce patriotisme que l’observateur chinois juge absent en Afrique, nous apparaît la clé du bond en avant de la Guinée et du continent noir. Nous sommes profondément convaincu que ce patriotisme est au dessus des droits démocratiques, qui peuvent et doivent être restreints dans le noble but de mobiliser les Guinéens autour de notre archétype de développement.

Le Rwanda du président Paul Kagame est l’exemple de l’heure du modèle qui fait honte à la Guinée. Le Rwanda a traversé l’horreur. La France y a participé au dernier génocide du dernier millénaire. Le Rwanda n’a pas à ce jour, 1% des richesses naturelles qui narguent la Guinée. Nonobstant cet énorme obstacle, le pays est sur le point de devenir le Singapour africain. La loi, l’ordre, la discipline, le travail, le patriotisme, le leadership et la pugnacité de sortir du besoin sont les banales recettes du miracle rwandais.

Pendant que nous nous laissons berner en Guinée par des opérations villes mortes et les manifestations violentes de rues, en laissant nos richesses intellectuelles en friche, et celle naturelles à la disposition de nos partenaires, le Rwanda nous donne une humiliante et douloureuse leçon de bonne gouvernance et de développement rapide.

Nous soumettons qu’il incombe à la constitution d’insuffler ce sursaut patriotique à l’ensemble des Guinéens. Elle le réussira en restreignant certains droits démocratiques. En mettant l’accent sur les obligations démocratiques du citoyen. Ces obligations démocratiques consistent par exemple, pour chaque leader politique Guinéen, de mobiliser ses militants, le premier samedi de chaque mois, au service de la guerre contre les immondices et la salubrité, partout au pays.

Limiter l’exercice des droits politiques excessifs, devenus distractions nuisibles au développement, encourageant à la fois la paresse,la procrastination, la violence politique, l’antipatriotisme, la déconsidération des valeurs civiles africaines et les valeurs de révérence de la chose publique et de l’autorité de l’État et de ses symboles sera donc salvateur.

La constitution DOIT accorder la primauté au devoir de travailler de longues heures et de servir son pays,plutôt que d’autoriser la paralysie du pays à travers de vindicatives manifestations de rues. La constitution DOIT renforcer l’autorité de l’État à forcer le retour au travail, pour nous sortir de l’humiliation  collective et nationale qui consiste à vivre du labeur agricole des paysans Vietnamiens, alors que notre pays regorge des mêmes terres arables, voire plus que le Vietnam.

Les ONG locales et les organismes locaux des droits de l’hommes pullulent sur le continent depuis l’avènement de la démocratie de façade. Ces organismes infatués des droits de l’homme contribuent beaucoup trop souvent au problème qu’à la solution. La nouvelle constitution DOIT les soulager de leur fardeau en les commuant en organismes des DEVOIRS du citoyens, pour forcer leur participation aux efforts de développement du pays, plutôt de chialer continuellement sur RFI, BBC, la Voix de l’Amérique.

FINANCEMENT POLITIQUE

Que ce soit à Paris, Tokyo, Washington ou Moscou, la législation interdit : dons, emprunts et financements politiques venus de l’étranger, pour un parti politique, dans le but d’éviter toutes ingérences étrangères, qui prennent en otage les politiciens élus et leurs actions qui tendent dans ces circonstances à privilégier les intérêts étrangers au détriment de ceux nationaux. Cette dérive explique le fait qu’une entreprise étrangère de tel ou tel pays donateur est privilégié dans la concession des marchés publics.

Le patriotisme exigerait de la nouvelle constitution, l’interdiction des dons et financements étrangers de nos institutions démocratiques : du bulletin de vote aux machines à voter, en passant par les fonds destinés aux élections. Un comportement suspect, compromettant et aliénant de ce type ne peut être pathogène en France, òu il est interdit et se révéler normal en Guinée. Le risque de se retrouver avec un régime potiche est vrai sur tous les continents.

À défaut de disposer de fonds nécessaires pour organiser séparément une élection présidentielle, une élection législative, une élection municipale et une élection de chefs de quartiers, la constitution DOIT évoluer vers une structure endogène obéissant à nos besoins et surtout à nos moyens. La Guinée ne doit plus organiser de multiples élections sous pressions internationales, tout en sachant que ces derniers n’ont que faire de la démocratie en Afrique.

Nous savons aujourd’hui que le motif premier de nos partenaires est de garder la main mise sur nos pays à travers le contrôle de nos richesses naturelles. Pour ce faire, ils nous enjoignent habillement de parler leurs langues chez nous, pratiquer leurs religions, copier leurs systèmes politiques au dépens de notre épanouissement. La nouvelle constitution DOIT soustraire la Guinée du joug colonial étranger, principalement celui de Paris, Bruxelles et Washington.

À défaut donc de disposer des moyens d’appeler le peuple à de multiples urnes, qui endettent le pays et sèment le chaos social dans le pays, cette constitution DOIT trouver le moyen de revoir la durée des mandats de tous les élus. Elle doit prévoir la jonction de toutes les élections, si ce n’est la suspension ou suppression pure et simple de certaines.

En tenant compte des défis économiques de la Guinée et l’immense pauvreté de la majorité de sa population, il est incompréhensible de la part des leaders politiques Guinées de se dire favorables à un système politique qui privilégie l’organisation aux cinq ans, des élections financées par des intérêts étrangers qui dressent leurs citoyens les uns contre les autres.

Comment peut-on humainement, intellectuellement, expliquer qu’un pays comme la Guinée emprunte et injecte 55 000 000$ dans des machines à voter, pendant que ses femmes meurent en couche, que le paludisme dévore ses populations, qu’Ebola décime des milliers de personnes, qu’elle souffre d’absence d’infrastructures sanitaires, médicales, pharmaceutiques, routières, ferroviaires, sans mentionner sa dépendance alimentaire à d’autres pays, alors que la nature a fait d’elle un scandale géologique et agricole convoité?

Il est impératif d’expurger notre démocratie de l’influence étrangère, qui plonge notre pays au bas de l’échelle du sous-développement, car, la corruption ne peut à elle seule expliquer cette aberration. Il faut avoir le courage de regarder du côté des politiques économiques qui lui sont imposées par des pays qui tirent profit de son agenouillement.

LE FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES

Pour bénéficier de subventions gouvernementales, le chef de fil de l’opposition et tous autres leaders politiques bénéficiaires de l’aide gouvernementale ou pas doivent :

  • S’engager à participer aux travaux d’intérêts publics, notamment la guerre contre les immondices et l’insalubrité.
  • Respecter les interdictions de manifestations.
  • Manifester dans l’espace désigné.
  • Ne jamais prononcer un seul mot contre la Guinée à l’étranger.
  • Divulguer le contenu de toutes rencontres avec toutes autorités et entités étrangères.
  • Ne jamais accepter de dons ou de financements étrangers.
  • Ne jamais appeler à des sanctions contre son propre pays.
  • Toutes rencontres, tous rendez-vous d’un dirigeant de l’opposition guinéenne avec tout personnel d’une représentation diplomatique, d’une personnalité publique ou privée étrangère, d’une personne morale étrangère, d’une entité politique étrangère, du personnel d’une ONG, doit faire l’objet d’une publication préalable au journal officiel de la république et dans les médias de l’État guinéen.
  • Le contenu de toutes rencontres avec les personnes susmentionnées doit être rendues publique dans les médias de l’État guinéen, dans les 24 heures suivant lesdites rencontres.
  • Ces mesures s’appliquent aux représentants officiels du gouvernement guinéen et aux membres de l’assemblée nationale avec les adaptations nécessaires.

LES PARTIS POLITIQUES

La démocratie peine à construire l’unité nationale. Le multipartisme est extrêmement meurtrier. Pire encore, la démocratie de façade détériore cette unité nationale avec le concours des partis ethniques nés du discours mitterrandien de la Baule.

La plupart des Guinéens dont les vies ont été fauchées sous l’administration Condé sont originaires de la même région et souvent membres du parti de M. Cellou Dalein Diallo.

Nous nous inclinons devant la mémoire de toutes ces personnes. Leur mort exige une réponse constitutionnelle musclée pour éviter une macabre répétition, sous la prochaine administration.

Dans l’état actuel des choses, que le patronyme du président soit Diallo, Touré, Fofana, Millimono, Kouyaté, Sylla ou Bah, les jeunes Guinéens instrumentalisés continueront de tomber sous les balles de leurs frères.

Pour pallier cette funèbre tradition, la Guinée doit se doter d’une constitution qui introduit le bipartisme, pour priver le Guinéen des outils de son autodestruction qu’est le multipartisme périmé.

Devant l’échec du parti unique, au regard de la violence meurtrière du multipartisme, en plus de sa manipulation par des intérêts étrangers et des puissances tutélaires, nous suggérons en guise de mesure énergique, phare,constitutionnelle, l’instauration du bipartisme en Guinée, dans le but de forcer la cohésion sociale et l’unité nationale.

Le paysage politique guinéen commande de ne pas faire abstraction de la réalité ethnique. La nouvelle constitution guinéenne DOIT faire de la diversité ethnoculturelle une richesse qui profite au pays, et non un obstacle, qui le divise et qui conduit sa jeunesse au cimetière de manière précoce, à défaut de l’immigration forcée.

La réforme constitutionnelle ne doit pas non plus faire abstraction du risque de la dictature de la majorité dans les deux partis politiques. Dans cette perspective, elle doit IMPOSER une gouvernance rotatoire qui exige de chacun des deux partis politiques, de permettre aux responsables de chacune des régions naturelles du pays d’accéder à la présidence du parti et ultimement du pays.

LE MANDAT PRÉSIDENTIEL

La démocratie moderne a pour référence les États-Unis d’Amérique. Ce pays a été créé par proclamation constitutionnelle le 4 juillet 1776. C’est seulement en 1951, soit 175 après sa création que le mandat de quatre ans, renouvelable une fois sera instauré par amendement constitutionnel.

Le mandat de cinq ans renouvelable une seule fois est peut-être inadapté au besoin des pays africains. Cette construction constitutionnelle s’inspire de modèles européens consultés au moment de la rédaction de notre loi fondamentale.

À moins de faire preuve d’aveuglement volontaire, nous devons admettre qu’il est humainement impossible de développer un pays en dix ans. L’exemple rwandais du président Kagame est des plus éloquents. L’aventure devient suicidaire lorsqu’on la tente dans les circonstances névritiques actuelles, où, nos partenaires étrangers percevant l’Afrique en jacente s’associent à nos leaders politiques pour torpiller et saborder toutes velléités réelles de développement de nos pays en transformant en broutille les programmes et plans d’action du président de l’heure.

Mentionnons que : Allemagne, Canada, Japon, Singapour et même Chine ont compris l’astuce. Ces pays ne s’embarrassent point de limites contraignantes. Si nous citons ces pays comme modèle d’observation et de réflexion, nous devons avoir la décence de recommander à notre pays, (exception faite de la Chine), la transparence de leurs systèmes électoraux et les garde-fous législatifs encadrant leurs systèmes électoraux, pour prévenir et sanctionner les fraudes électorales. Angela Merkel n’a jamais truqué d’élections en Allemagne.

Nous invitons le lecteur à une lecture attentive et non sélective du présent passage. Nous postulons avec lucidité qu’un dirigeant Guinéen qui aura la gestion saine des affaires publiques, le rêve et le leadership du président Kagame; l’indépendance, le patriotisme, la confiance, l’assurance, et l’audace du président Nana Akufo-Addo; l’habilité, la clairvoyance et l’INCORRUPTIBILITÉ de Lee Kwan Yew du Singapour; le nationalisme, la ténacité et la persévérance des dirigeants Chinois,qu’il soit Diallo, Fofana, Touré, Soumah, Barry, Kolié, Konaté, il peut rester au pouvoir en Guinée aussi longtemps qu’il le souhaitera.

Ce passage tranche la question de la limitation du mandat présidentiel qui focalise et polarise la vie politique guinéenne,et paralyse toutes activités économiques du pays à longueur de jours, de mois et d’années.

LANGUES

La constitution Guinéenne proclame la primauté des langues guinéennes.

La nouvelle constitution DOIT proclamer qu’à l’exclusion de toutes langues coloniales européennes, toutes déclarations du chef de l’État à la nation guinéenne se fait dans une des langues nationales de son choix. Il est absurde et totalement dissonant de soutenir l’idée selon laquelle, les langues de nos bourreaux seraient neutres et unificatrices.

La guinée ne saurait s’épanouir en rejetant ses propres valeurs et langues au profits de celles étrangères. Cette posture jusque-là défendue par nombre de Guinéens et d’Africains dans leurs pays respectifs est la quintessence même de ce que nous appelons servitude volontaire et aliénation mentale, culturelle et autoflagellation.

Le président de la république s’adresse à ses hôtes en Guinée dans une des langues du pays.

La constitution proclame qu’à la tribune des Nations Unies, de l’Union africaine, ou de tous autres sommets internationaux, les représentants guinéens : du président de la république aux ministres en passant par les ambassadeurs et les hauts cadres de l’État, la Guinée s’adresse au reste du monde, à toutes ces occasions, dans une des langues du pays.

C’est ce que font les représentants du Vietnam, de la Chine, de l’Arabie saoudite, de la France, de l’Allemagne, de l’Angleterre, des États-Unis, de la Turquie, bref de tout pays véritablement indépendant, digne et fier, qui aspire au respect.

Les noms et sigles des partis politiques guinéens DOIVENT être en langues guinéennes, sous peine de refus d’accréditation OU de dissolution.

La monnaie guinéenne DOIT avoir un nom dans une des langues du pays.

La devise : Travail, Justice, Solidarité DOIT être dans une des langues du pays.

L’hymne national guinéen DOIT être réécrit et chanté dans une des langues du pays et traduit dans toutes les langues du pays.

Les débats de l’assemblée nationale peuvent se tenir dans n’importe quelle langue de la Guinée et ceux tenus en langue française traduits en langues nationales.

Les délibérations de l’assemblée nationale sont traduites et transcrites dans les langues du pays.

Le discours d’ouverture de la session parlementaire du président de l’assemblée nationale a lieu dans une des langues nationales de son choix et traduit dans toutes autres langues du pays.

Les actes de l’administration publique et tous actes juridiques doivent être traduits dans au moins une des langues nationales.

Tous contrats liant le gouvernement guinéen à une entité étrangère doivent être traduit dans au moins une des langues du pays.

Le président de la république ne peut signer un acte juridique international qui n’a pas été traduit dans une des langues de la Guinée.

Le texte en langue étrangère et celui en langue guinéenne ont égale valeur juridique devant toutes les autorités administratives et judiciaires du pays.

La constitution guinéenne DOIT statuer sur la place des langues coloniales. Elles seront enseignées dans tous les établissements scolaires, pré-universitaires et universitaires. Une langue coloniale ne sera plus la principale langue de l’éducation ou de l’administration. Elle devient accessoire. Elle n’est pas bannie pour des raisons évidentes d’opportunité d‘échanger avec le reste du monde.

Cette nécessité justifie également la possibilité d’introduire d’autres langues européennes et asiatiques dans le système d’éducation du pays, en tenant compte uniquement et intentionnellement de nos meilleurs intérêts. Les langues africaines les plus parlées sur le continent ont préséance sur les langues européennes et asiatiques et ont une place de choix dans l’école guinéenne, les milieux des affaires et de l’administration publique guinéenne.

À ce prix nous sortirons de cette extravagante grossièreté qui consiste à ce que des asiatiques et autres populations de la planète désireuses de se rendre en Guinée ou en Afrique, doivent d’abord apprendre une langue européenne avant de visiter notre pays et notre continent.

Les Chinois, Vietnamiens, Cambodgiens et bien d’autres, qui ont des langues aussi magmatiques que les nôtres démontrent que seule la science est universelle et qu’elle peut s’enseigner dans toutes les langues. Nos ancêtres noirs de l’Égypte antique l’ont d’ailleurs démontré, en inventant l’écriture : les mathématiques, la médecine et en bâtissant une civilisation et des monuments jamais égalés.

Si l’Afrique ne prend pas garde, si elle refuse de se réapproprier, ses partenaires eux, déterminés, s’approprieront de toutes ces richesses matérielles et immatérielles, comme le firent les philosophes grecs et leurs descendants d’Occident, en s’attribuant le mérite et la paternité de théorèmes mathématique et la spiritualité africaine de nos ancêtres Égyptiens, qui les avaient découvert au moins 1500 ans avant la naissance des usurpateurs grecs.

Il suffit pour l’adhésion à cette réflexion d’avoir pour référence Cheick Anta Diop, Niousssérê Kalala Omotundé, Théophile Obenga, dont les enseignements devraient faire partie du système d’enseignement guinéen, sans avoir pour modèle de conviction historique les balivernes sur l’Afrique de délinquants comme Pétré Grenouilleau.

À ce propos, nous devons nous méfier de prétendue égyptologue comme Florence Cantin, qui affirme sans sourciller, que les Égyptiens n’étaient pas noirs, mais, plutôt foncés ou bronzé. Cette vérité alternative, édulcorée, non sans un brin de gobinisme, amène le professeur Omotundé à ironiser des égyptiens blancs à peau noire et cheveux crépus.

MORATOIRES

Le moratoire économique enchâssé dans la constitution doit surseoir à l’exploitation des ressources naturelles du pays, et ce, tant et aussi longtemps que cette exploitation ne débouchera pas sur la transformation sur place de la matière première en produits fini, donnant ainsi naissance à une balbutiante industrialisation.

La logique derrière cette prescription est élémentaire.La matière brute est moins chère. Son exploitation appauvrit le pays. Elle agresse et pollue l’environnement local. Le processus d’obtention du produit fini créé des emplois et enrichit les pays pauvres de l’hémisphère Nord, qui les revendent à prix d’Or sur les marchés mondiaux.

En plus de créer des emplois dans les pays industrialisés, nos ressources s’ajoutent à leurs maigres productions locales, pour faire d’eux sur Wall Street, London Stock Exchange, Shanghai Stock Exchange, Swiss Market Index, Pétrole WTI : des géants de l’acier, café, chocolat, uranium, pétrole, etc.

La constitution DOIT opposer une fin de non-recevoir à toutes initiatives de partenariat économique entre la Guinée et les pays européens, américains ou asiatiques, lorsqu’il est évident, prima facie, que les rapports de force sont déséquilibrés et défavorables aux meilleurs intérêts du pays. Ceci revient à dire que la constitution guinéenne DOIT enjoindre à l’exécutif, le retrait sans délai de toutes les conventions économiques de dupes qui lient la Guinée à des partenaires, qui dans les faits n’ont pas joué franc jeu dans la proposition d’ententes qui leur sont profitables.

Ce partenariat illogique, débouche sur une situation de dumping à la fois social et économique. On constate alors que le pays exportateur de matières premières se retrouve aux prises, dans le meilleur des cas, avec des employés sous-payés, (phénomène qui engendre à son tour la corruption endémique qui le handicape, en plus de créer des tensions sociales attisées par des leaders politiques de l’opposition), dans le pire des cas, le chômage est tout simplement abyssal.

Au niveau économique de ce dumping, le pays assiste impuissamment à l’inondation de son marché par des produits transformés, extrêmement chers, (tel l’acier, le chocolat, les téléphones cellulaires et les services d’exploitation qui les accompagnent), des services hors de prix et des produits agricoles à vil prix, souvent toxiques, en concurrence des productions locales. Le lecteur n’a qu’à comparé les prix de cacao versus chocolat, téléphone cellulaire ses frais de connexion par rapport au coltan et autres produits locaux.

Pour pallier ces problèmes corrosifs et reprendre possession du pays, la constitution doit voire aux meilleurs intérêts de la Guinée, en autorisant une législation économique et financière protectionniste qui mettent de l’avant le bien-être des Guinéens et des Africains.

Un partenariat sera envisageable lorsque les conditions gagnantes seront réunies. Elles seront perceptibles lorsque le pays sera à mesure de vendre de l’acier, l’alumine et non de l’aluminium et la bauxite.Ce moratoire économique doit permettre au pays d’arracher dans les contrats futurs, un véritable transfert de technologie.

Il n’est ni futile ni amphigourique d’insister sur le fait que les transferts de technologies ne se font pas sur une base volontaire, de bon gré, de la part de nos affables et accommodants partenaires. Nous devons absolument réaliser que le transfert de technologie est un suicide pour les pays développés. Ils ne le feront donc jamais par pure altruisme et gracieuseté.

La guerre économique que se livrent la Chine et les États-Unis, qui lui a le soutien du reste de l’Occident, est né d’une impressionnante maîtrise rapide par la Chine des hautes technologies jusque-là dominées par ses partenaires. La Chine a loyalement vaincue les géants américains sur la technologie de la cinquième génération, 5G.

Elle n’est pas prête au repos. Ce bras de fer n’est qu’un avertissement du pire que redoutent nos partenaires traditionnels et c’est en raison de cette peur et cette névrose obsessionnelle, et aussi, en raison de leurs nombreux crimes contre l’Afrique, que jamais ils ne consentiront de leur plein gré à un transfert de technologie qui ferait de l’Afrique une créancière concurrente.

Le transfert de technologie s’arrache avec intelligence et pugnacité, sans compromis. Il incombe de ce fait à la nouvelle constitution guinéenne d’imposer un moratoire sur l’exploitation de nos ressources naturelles jusqu’à ce que nos partenaires, qui affirment œuvrer pour le développement de notre pays, joignent l’acte à la parole, en transférant la technologie, qui commencerait par la transformation sur place des matières premières en produits finis.

Le moratoire politique s’appuie sur la conviction en vertu de laquelle, le pays ne peut multiplier les élections, ni les organiser aux cinq ans, lorsque l’État n’a pas les moyens de les financer. Notre pays et notre continent doivent s’affranchirde ce complexe dégénératif qui conditionne sa prédisposition à mettre tout en œuvre, pour plaire à ses maîtres d’Europe et d’Amérique, en implémentant des politiques dévastatrices, sournoisement conçues pour les couler.

En peuples indépendants, fiers et dignes, en peuple de la liberté dans la pauvreté, à l’opulence dans l’esclavage, nous refusons d’hypothéquer l’avenir des Guinéens de demain, dans des élections qui font de nous : d’éternels débiteurs, insolvables, qui doivent brader leur honneur et leurs richesses pour mériter une approbation leucodermique.

En peuple digne, nous proclamons dans notre constitution, nous passer des prescriptions de la démocratie de la bienpensante parisienne, bruxelloise et washingtonienne, pour proférer haut et fort en 2019, que nous préférons et nous bâtirons la liberté dans la prospérité, tout en nous éloignant des politiques prédatrices, ingérées dans la démocratie électorale d’extermination massive des populations d’Afrique noire.

Fort de cette dignité retrouvée, nous organiserons des élections législatives, municipales et jupitériennes, lorsque notre pays sera en mesure de les financer, et surtout, lorsqu’il aura combattu par ses propres moyens, toutes maladies et épidémies qui ravagent ses populations. Nous financerons ces élections lorsque nous aurons bâtis les infrastructures alimentaires, médicales, sanitaires, universitaires, scientifiques, routières, ferroviaires, maritimes, nous permettant de dire aux institutions financières internationales : non merci.

Dans cette période transitoire, parfaitement démocratique et revendiquée, notre constitution proclame et assume sans complexe que le président élu par la MAJORITÉ des Guinéens, sans TRUCAGE électoral, aura la plénitude légitimité de constituer son parlement en nommant les députés qui l’aideront à réaliser son programme. Il aura la même légitimité issue des urnes et de la constitution de nommer les maires et les chefs de quartiers, dans le soucis d’économiser les fonds publics.

Laissons le monde crier au scandale. Inventons un système démocratique qui n’est pas en conflit avec nos moyens financiers et surtout qui évite de sacrifier la vie de nos concitoyens.

PROHIBITION :

La constitution doit prohiber l’acceptation de l’aide au développement et de toutes aides de quelques natures que ce soient. La notion de l’aide renvoie à une position de faiblesse, d’infériorité et d’incapacité congénitale qui nourrissent tous les préjugés racistes et l’obsessionnel complexe de supériorité des pays donateurs envers l’Afrique et les Africains.

L’aide est consentie par des partenaires arrogants, qui prennent pernicieusement soin de l’assortir de conditions dégradantes, voulues pour scléroser un contexte socio-politique fragile et extrêmement explosif.

Cet élan constitutionnel doit prohiber le recours aux instituons financières internationales pour financer les projets de développement. Si Thomas Sankara l’a réussi, il n’y a pas de raison que la Guinée, (unie autour de l’idéal de développement), échoue.

La constitution doit proscrire le recours à des conseillers économiques non Africains, en particuliers, ceux du FMI, de la BM ou de toutes puissancestutelaires mercantilistes.

La nouvelle constitution interdit les grèves les jours juridiques. Cela équivaut en Guinée aux cinq jours ouvrables actuels. Elle désigne dans chaque ville un périmètre de grève.

La nouvelle constitution introduit six jours juridiques, donc six jours de travail et un seul jour de congé par semaine. Elle enchâsse 12 heures de travail par jour au-delà desquelles, un employeur est tenu à des heures supplémentaires.

CONCLUSIONS

L’acte politique majeure de la vie politique du président Alpha Condé, au-delà d’avoir été un des protagonistes clé de l’avènement de la « démocratie » en Guinée, serait à notre avis, de mener contre vents et marrées, la réforme constitutionnelle, en tenant compte des suggestions du présent dossier, sans participer à la prochaine élection présidentielle.

Ce lègue constitutionnel le ferait rentrer dans l’histoire politique de ce pays pour des générations, car sa constitution permettrait à ses successeurs de réaliser le rapide et accéléré bon en avant à la chinoise, à la singapourienne, à la rwandaise, à la Lee Kwan Yew, sans être ce Lee Kwan Yew lui-même, en raison des divergences marquées entre sa gestion et celle du visionnaire Singapourien.

Nous sommes conscient d’insister là-dessus, nous trouvons primordial de le rabâcher, la constitution doit impérativement enjoindre aux représentants guinéens à l’étranger de s’exprimer en langues guinéennes. S’adresser au monde dans une langue qui a pénétré notre pays et notre continent dans des conditions de déshumanisations absolues, c’est confirmé notre infériorité, notre bassesse et notre soumission ad vitam aeternam.

La constitution DOIT enjoindre au chef de l’exécutif de mettre sur pied une stratégie en vue de soustraire le pays de la culture d’assistanat, de dons et d’aides. Aucun pays partenaire n’aidera jamais la Guinée ou l’Afrique à se passer de lui. Cette vérité de la palice nous pousse a insisté sur la guerre économique et commerciale entre l’occident et la Chine, cristallisée par le bras de fer ÉU/Chine autour de Huawei.

Elle vient nous rappeler que jamais, l’occident ne sera favorable à notre épanouissement via un transfert de technologies qui ferait de nous des adversaires, partenaires égaux, concurrents géopolitiques et créanciers zélés.

Cet inévitable scénario traumatise et hante l’Europe coloniale. Il la radicalise, la rend violente, agressive, particulièrement cruelle et impitoyable. La Libye est l’exemple par excellente de la barbarie qui attend une Afrique docile et aliénée.Le scénario rend également anxieuse la partie de l’Occident qui vit grassement de la paupérisation des polations africaines.

Nous avons pour seul et unique choix, de nous doter des outils législatifs pour nous affranchir du colonialisme qui s’est métaphorsée en démocratie électorale représentative, en aide publique au développement, en coopération internationale, en sanctions économiques, en ambargos, en accords de partenariat économique. Nous en avons les moyens intellectuels. Il nous suffit d’agir.

Nous concluons par le fait que, la constitution doit enjoindre à l’exécutif de mettre sur pieds un plan d’intégration de création des États fédérés d’Afrique et de jouer un rôle de leader dans ce domaine.

Comme l’a dit le président Sankara : osons inventer. Nous encourageons la Guinée d’oser, de s’inventer, de se donner les moyens de son développement prompt et immédiat. Nombre d’intellectuels Africains abondent dans la même suggestion. Alioune Sall, directeur exécutif de l’institut des Africains du futur, ne croit pas non plus que l’Afrique devrait copier un modèle quelconque.

Malgré le risque élevé d’une récupération politique partisane, la réforme constitutionnelle, loin d’être un opportunisme, elle s’avère urgente pour redresser un pays et un continent à la dérive. Il ne faut pas avoir peur des mots, et surtout, ne pas succomber aux interprétations farfelues de ceux qui nous imposent une démocratie du chaos pour profiter de la faiblesse et de la fragilité engendrées par notre division. Ne pas avoir peur des mots, c’est d’assumer sereinement une démocratie qui donne des pouvoir absolus au chef de l’exécutif pour sortir le pays de la dépendance et de l’asservissement économique, mental, religieux et culturel.

N’ayons pas peur de l’autorité qui impulse : la discipline, le dur labeur, l’encadrement des manifestations de rues à la singapourienne, rwandaise, chinoise. Embrassons cette avenue, lorsqu’elle nous garantit le bon rapide en avant, exempt de corruption et surtout lorsqu’elle nous pousse à sortir de notre acagnardement ou notre fainéantise encouragée par la démocratie de façade.

Acceptons le débat constitutionnel sous l’arbre à palabre, en ayant à l’esprit le meilleur intérêt de notre pays et non celui des puissances tutélaires dont la puissance résulte et se nourrit de la vassalisation démocratique de nos pays.

Par Goïkoya Kolié, Juriste

 

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