Russie en Centrafrique, le coup de poker du président Touadera, un couteau à double tranchant( Par Goïkoya Kolié, Juriste)

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Le président Faustin-Archange Touadera s’est montré particulièrement habile de prouesse, lorsque envoyé en mission en Russie par Emmanuel Macron, au compte de la France, et des intérêts français en République Centrafricaine, RCA, (à en croire les médias français, notamment le journal Afrique de TV5), il obtient du président Poutine, non pas comme le souhaitait le maître de l’Élysée, la levée du véto russe sur un transfert d’armes saisies en République Démocratique du Congo. M. Touadera fit mieux. Il réussit un éléphantesque coup de poker en obtenant une véritable promesse de protection et d’assistance militaire du Kremlin. Faustin Touadera saisit l’ultime opportunité de se protéger d’une puissance prédatrice coloniale à la voracité insatiable.

En effet, la presse française nous apprend que Paris, motivée uniquement par la sauvegarde de ses immenses intérêts économiques dans la colonie de la Centrafrique, obtiendra de l’ONU, le 5 décembre 2013, la résolution 2127, dont elle est l’unique rédactrice. La résolution impose un embargo sur les armes dans ce pays en guerre. À première vue, une résolution de cette nature vise à éviter l’enlisement qui débouche sur les massacres de populations.

La résolution française ne tarde pas à révéler sa véritable finalité, car, le malheureux texte qui jouit du parrainage onusien, aussi farfelu que risible, sera soigneusement et intentionnellement imbu de grotesques largos de tous les superlatifs paternalistes et coloniaux d’usage dans ce genre de simulacre de soucis pour la justice et le bien-être des Centrafricains. La résolution 2127 de décembre 2013 sur les armes en République centrafricaine, ne lésine pas sur les hyperboles frauduleuses du genre:

« Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, l’intégrité territoriale et à l’unité de la République centrafricaine; se déclarant vivement préoccupé par l’état de la sécurité; se déclarant en outre profondément préoccupé; demeurant gravement préoccupé par la multiplication et l’intensification de violences; soulignant qu’il est particulièrement préoccupant; condamnant toutes violences; condamnant la destruction du patrimoine, etc. ».

Et, la litanie de la déjection impérialiste atteint sa culminance dans le paragraphe 54 par, je cite :

« Décide que, pour une période initiale d’un an à compter de la date d’adoption de la présente résolution, tous les États membres devront prendre immédiatement les mesures pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République centrafricaine, à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs ressortissants, ou au moyen de navires ou d’aéronefs battant leur pavillon, d’armements et de matériels connexes de tous types, y compris les armes et les munitions, les véhicules et les matériels militaires, les équipements paramilitaires et les pièces détachées correspondantes, ainsi que toute assistance technique ou formation, et toute aide financière ou autre en rapport avec les arts militaires ou la fourniture, l’entretien ou l’utilisation de tous armements et matériels connexes, y compris la mise à la disposition de mercenaires armés venant ou non de leur territoire, etc. »

Cette résolution d’un Conseil de Sécurité manipulé de son propre gré ou de son laxisme par une puissance coloniale manifestement intéressée au musèlement des forces de sécurité de la RCA, espérant profiter ainsi de l’affaiblissement des forces de défense dudit pays et du statuquo initié à cet effet achève de saper les efforts du gouvernement de combattre efficacement un groupe rebelle particulièrement violent.

La manipulation de l’opinion :

À cette étape, rentre en scène les médias dits indépendants, (que Donald Trump appelle à juste titre fake news), qui dans les faits, sont inféodés aux intérêts de leurs mandants, laissent erronément et délibérément véhiculer l’idée selon laquelle le conflit en cours est purement religieux, tribal, voire régional.

Théoriquement, la résolution est sensée faciliter la cessation des hostilités et le retour sur la table de négociation. C’est cette version mensongère que diffuseront les médias étrangers, prenant faits et causes pour leur pays.  Dans les faits et dans le concret, la résolution est l’arme par excellence de l’inversion des rapports de forces. Les rebellions sont toujours ourdies, tramées, financées, encadrées, soutenues directement ou indirectement par un des cinq pays membres permanent du Conseils de Sécurité.

Les rebellions en Afrique sont souvent la réponse à l’insubordination d’une marionnette transfuge ou insubordonnée, qui décide de voire aux intérêts nationaux. Ironiquement, un pantin local est toujours prêt à trahir la cohésion sociale, à risquer la partition de son pays pour servir les intérêts de ses nouveaux maîtres. Les rebellions sont souvent aussi, des conflits qui opposent les puissances coloniales par intérêts croisés et par personnes interposées.

Craignant d’être renversé par ses maîtres de l’hexagone, François Bozizé, président de la Centrafrique de l’époque c’était rapproché des Sud-africains. Ce fut l’affront de trop. La France affirmant condamner l’avancée des rebelles Séléka, avait refusé d’intervenir pour donner suite à l’appel à l’aide de décembre 2012 de M. Bozizé, qui s’exprimait en ces termes : « Nous demandons à nos cousins français et aux États-Unis d’Amérique qui sont de grandes puissances, de nous aider à faire reculer les rebelles (…) de façon à permettre la tenue du dialogue à Libreville. »

François Hollande, président français au moment des faits, répondra ne pas être présent pour défendre un régime. En ce moment, le charabia de la résolution 2127 n’était pas encore opportun. Pour M. Bozizé, les carottes étaient cuites. Le cousin François Hollande formulera : « si nous sommes présents, ce n’est pas pour protéger un régime, c’est pour protéger nos ressortissants et nos intérêts et en aucune façon pour intervenir dans les affaires intérieures d’un pays, en l’occurrence la Centrafrique ». Et ce, nonobstant les traités militaires entre les deux pays qui obligeaient la France à intervenir. Les médias français insisteront sur la mission des 250 militaires français présents à l’aéroport de Bangui, celle d’assurer la sécurité des 1200 français vivant en Centrafrique.

Lugubre tradition.

De la première sanglante guerre civile de l’Afrique indépendante, en l’occurrence le Biafra, à celle de la Centrafrique, et celle du Tchad en préparation et avant la publication de ces lignes, celles qui écloront, les pantins d’Afrique ont toujours accepté de vendre leurs âmes au diable pour accéder aux richesses de leurs pays, via des massacres de populations. Au Biafra (juillet 1967-janvier 1970), s’affrontaient les intérêts de la France et ceux de la Grande Bretagne.

Le colonel Ojukwu, (manipulé par le régime de Charles de Gaulle), proclame la sécession de la riche région Orientale du Nigéria. Pendant que la Grande Bretagne, puissance coloniale du Nigeria se range du côté du pouvoir central de Lagos. Chaque puissance coloniale agissant au gré de ses intérêts économiques. La guerre du Biafra fera selon les estimations, deux millions de morts.

De la rébellion de Charles Taylor au Libéria (1989-1997) à celle de Riek Machar du Soudan du Sud, aucunes n’échappent pas à cette implacable logique coloniale de diviser pour mieux spolier.

Après la condamnation de M. Taylor pour crimes contre l’humanité, il a été rendu public que celui-ci avait été soutenu par les ÉU à travers la CIA pour renverser Samuel Doe. Ce dernier avait aussi été soutenu par les mêmes Américains pour renverser son prédécesseur William Tolbert en 1980. Il a été démontré que la France à travers ses compagnies de pétroles était derrière la rébellion qui porta Denis Sassou-Nguesso au pouvoir en 1997. Le cartel ÉU et alliés traditionnels européens étaient derrière le maréchal Mobutu Sese Seko pour assassiner Lumumba.

Le même cartel s’est ligué à nouveau pour le renversement du léopard, (anticipant ainsi l’essoufflement d’un citron pressé jusqu’à l’éclatement du dernier pépin), au profit d’un Laurent Désiré Kabila. Une fois au pouvoir, le vieux maquisard prend très vite la posture nationaliste et montre des signes d’indépendance qui causeront prématurément sa perte. Le jeu de passe-passe se poursuite sur l’arrivée du fils Kabila dont le cartel échoue à remplacer par M. Martin Fayulu.

Dans la guerre civile de l’Angola (1975-2002), Jonas Savimbi sera soutenu pendant longtemps par le cartel, avant de se faire larguer pour son adversaire Dos Santos. Le conflit pour le contrôle des immenses ressources du pays fera 500 000 morts. À la fin de la guerre froide, les États-Unis auraient préféré le pétrole de Dos Santos aux diamants de Savimbi.

En Côte d’Ivoire, l’insubordination de Laurent Gbagbo l’enverra à la CPI. Pour y parvenir, il est allégué par de nombreux médias et publications que la France fera bombarder une de ses propres bases militaires à Bouaké. L’auto-attaque qui entraîne la mort de 9 personnes et 38 blessés parmi les soldats français, justifiera ainsi l’entrée en guerre de la France aux côtés des rebelles, car, elle accusera le président Gbagbo de sa propre forfaiture.

Cette lugubre tradition est efficace dans la transformation des victimes en bourreaux. Ce fut le cas de l’assassinat du président Juvénal Habyarimana. Les régimes successifs de l’Élysée ont toujours soutenu que l’avion du président Rwandais avait été abattu par les rebelles Tutsi du général Paul Kagame. Sachant pertinemment que l’information est grossièrement fausse, de nombreux médias français se mettrons au service des intérêts de leur pays, pour propager le mensonge voulant que les Tutsi sont responsables de leur propre génocide.

Ces derniers jours, le magazine en ligne Mediapart apporte de nouveaux éclairages en citant une des notes des services secrets français (DGSE), qui évoquait clairement l’implication directement de celui qui était l’ancien directeur de cabinet du ministre rwandais de la Défense, le colonel Théoneste Bagosora et l’ancien chef d’état-major, le colonel Laurent Serubuga, (ce dernier serait toujours réfugié en France), comme les principaux commanditaires de l’attaque dont le président Kagame a été faussement accusé pendant plus de 25 ans. Ces extrémistes Hutu, soutenus par la France avaient tué leur propre président, pour pouvoir massacrer leurs compatriotes Tutsi.

En ce qui concerne Centrafrique, un rapport de l’ONG britannique Global Witness du 15 juillet 2015, intitulé : Bois de sang; le rôle de l’Europe dans le financement de la guerre en République centrafricaine divulgue que des entreprises européennes financent tous les belligérants de la guerre et établit la complicité des pays coloniaux dans ce conflit au niveau des échanges commerciaux.

Dans ces échanges, des entreprises européennes ont acheté du bois à des sociétés forestières de la République centrafricaine, qui ont payé en 2013 plus de 3,4 millions d’euros aux rebelles pour continuer à exploiter les forêts illégalement. Le rapport de Global Witness épingle également l’Europe au niveau des importations illégales du bois centrafricain qui a pour première destination ce contient. Le rapport marque enfin que la France a consacré des millions d’euros de son aide publique au développement aux entreprises forestières en RCA.

Une présence russe désespérément désirée.

La soif du président Vladimir Poutine pour une position hégémonique mondiale est à percevoir en Centrafrique et en Afrique comme une bouée de sautage, de dépit et de répit.

Bouée de sauvetage : dans la mesure où, la Centrafrique est demeurée depuis son indépendance politique, une colonie brut de la France. Du président David Dacko au président Touadera, la France est toujours demeurée le maître incontesté du jeu. Les diamants de l’empereur Bokassa (que les médias français prennent un malin plaisir à ridiculiser, et à traves lui, tout le continent noir), ont fait la fortune de Valery Giscard d’Estaing tout en contribuant à la prospérité et la bonne santé de l’économie française des années 70. En Centrafrique, il arrivait même que des médias français annoncent un coup d’État, avant même que les mercenaires aient passé à l’acte. L’arrivée de l’armée russe est donc de ce point de vue pour beaucoup, une bouée de sauvetage.

Un dépit : une grande majorité de Centrafricains et par extension, une grande majorité d’Africains francophones sont dorénavant largement éclairés sur la politique africaine de leur colonisateur et sont parfaitement capables de lire aujourd’hui dans la présence militaire française, le franc CFA, la francophonie, la politique d’aide au développement (pour ne pas dire d’aide au sous-développement), les exfiltrations de criminels comme Compaoré, les ingérences économiques, politiques, démocratiques, démographiques, les embargos, les interventions militaires, les accords de coopérations économiques et les sanctions économiques, une poursuite de la politique coloniale française et un impérialisme rapace concerté d’avec ses alliés.

Enfin, un répit : une grande majorité d’Africains voient imprudemment dans l’arrivée de la Russie, une miraculeuse fin des brutalités et exactions politiques et économiques dont les ont gratifiés des dizaines de décennies de la présence sans partage de la France sur la partie du continent dite francophone.

Il serait à ce stage précoce de se réjouir de cette présence, quoique momentanément salvatrice. Car, (et nous ne le rabâcherons jamais assez), qu’il soit Russe, Américain, Français, Anglais, Chinois, européen ou asiatique, les partenaires de l’Afrique sont en Afrique pour ce qu’ils peuvent en tirer sans payer le juste prix et non pour ce qu’ils peuvent la lui apporter.

  1. Poutine ne sera pas différents des prédateurs traditionnels qui ont su garder intact une colonisation économique, financière, monétaire, culturelle depuis la proclamation des indépendances politiques du continent noir.
  2. Les colons n’ont jamais plié bagages, au contraire, ils ont plutôt renforcé leurs emprises sur un continent dont les ressources rendent possibles le fonctionnement et la survie de leurs industries. Depuis la fin de la guerre 39/45, les États-Unis se sont ajoutés à leurs cousins européens. Les exemples de conflits cités plus haut, qui sont tous ourdis depuis les capitales de l’hémisphère Nord, font foi de cette assertion.
  3. C’est dans ce contexte que la Russie qui réalise que l’Afrique, l’épicentre de toute puissance hégémonique mondiale est un fruit murit par les épreuves que lui imposent ses partenaires et dont elle est excessivement excédée, est prête à s’ouvrir à de nouveaux partenariats, (pour ne pas dire de nouveaux parrains).

La Centrafrique au secours de la Russie?

Le président Touadera rencontre un Vladimir Poutine empêtré dans une guerre larvée en Ukraine orientale, aux prises avec une occupation de la Crimée contestée par la communauté dite internationale, et cherchant à se dépêtrer de l’envasement syrien sans perdre la face, ni ses acquis géopolitiques régionaux.

Le président Russe perçoit comme pain béni, cette ultime opportunité de la visite de M. Touadera, qui lui offre de faire d’une pierre deux coups : ravir à la France, une de ses plus grandes réserves de matières premières, et lui faire payer par ricochet son affront dans ses prises de positions agressives dans la condamnation de la politique russe dans les enjeux cités en introduction du présent chapitre.

L’arrivée par la grande porte de la Russie au cœur de l’Afrique sème un vent de panique à Paris. La puissance coloniale est consciente du réel risque de se faire facilement supplanter par ce nouveau venu et tous les autres géants qui ne cachent plus leurs intérêts pour la chasse gardée de l’hexagone. Il faut observer que depuis de nombreuses années, Paris n’a plus les moyens de sa colonisation du continent noir. Les innombrables signes de cette réalité sont clairement perceptibles dans la radicalisation et l’agressivité de sa politique militaire, économique et diplomatique en Afrique.

Nous savons aujourd’hui que la création de la CPI fait suite à cette politique d’hostilité envers les dirigeants d’un continent qui prennent de plus en plus conscience de la filouterie de leurs partenaires du Nord. La crise ivoirienne et surtout la déportation du président Gbagbo ont permis à plusieurs d’entre nous de percer le mystère de l’acharnement des régimes successifs de Paris.

Mutuellement, l’ancien agent du KGB à la tête de la Russie et quelques dirigeants Africains sentent le besoin de se coaliser, se consulter pour un but commun? Les dirigeants Africains sont-ils en quêtes d’autonomie pour le bien-être des leurs, de leurs populations, à l’image leur nouvel allié?

Quoique pense de ces interrogations, admettons que le président Touadera ouvre une voie moscovite que bons nombres de ses pairs ne tarderont pas à emprunter. Espérons qu’ils aient tous à l’esprit que la Russie a désespérément besoin d’eux qu’ils ont besoin d’elle.

Huitième accord de paix.

Les belligérants de la guerre en Centrafrique ont signé à Khartoum le 6 février 2019 un huitième accord de paix dont le contenu n’est pas rendu public. Quoique fut ce contenu, ceci est le lieu de rappeler que l’embargo français sur les armes en Centrafrique a profondément nuit au gouvernement central et permis aux rebelles de s’armer et profiter de la situation pour renforcer leur occupation du terrain dont ils dominent une grande partie.

Cette situation est à tous points de vue, similaire au cas ivoirien, où l’administration Gbagbo s’était une imposée un embargo similaire pendant que les rebelles proches de la communauté internationale étaient armés au vu et au su de tous. La suite n’a pas besoin d’être relatée. Contentons-nous de rappeler que les accords de Marcoussis avaient dépouillés le président Gbagbo de tous ses prérogatives au profit des rebelles de Ouattara, et que M. Touadera n’est pas loin du même cauchemar.

Le gouvernement Touadera arrive au Soudan en position de faiblesse. Les rapports de force lui sont défavorables. Pourrons-nous lui jeter l’anathème de faire des concessions lorsqu’il a le revolver sur la tempe? En attendant de transformer sa tentative risquée du rapprochement de la Russie en efficace arme de défense, il va falloir faire preuve de patience, de prudence, de compréhension et de prise de conscience de la nécessité des défendre les intérêts centrafricains.

En sommes, notons que toutes ces tutelles politiques tissées dans de perfides toiles de trahison auront été l’assiette d’une déchéance dont le menu à ce jour reste la paupérisation du vieux continent au profit d’une Europe et d’une Amérique qui prospèrent grassement d’une colonisation qui refuse de s’assumer et de s’identifier telle.

Tous ces exemples aléatoires de ces conflits dans ces pays d’Afrique ont toujours été présentés à l’image de celui de la Centrafrique, comme des conflits fratricides, interreligieux, ethniques, régionaux, etc.

Comble de l’indécence, les instigateurs des conflits armés, chantres des droits de l’homme, conscience de l’humanité autoproclamées, saisissent l’ONU, sous prétexte de bienveillance, en vue d’obtenir les résolutions qui assoient la légitimité de le leur rentrer en conflits. Qu’il soit français, anglais, russe, américain, chinois, et très prochainement, (en tous cas dans un avenir proche), brésilien, indien, indonésien, tous parrains d’une cause guerrière en Afrique y viennent pour l’appât du gain.

Il est temps pour l’Afrique de sortir de cette naïveté collective qui l’amadoue au sujet des motivations des prédateurs qui se succèdent à son chevet. Que cela soit limpide une fois pour toutes, les gens s’intéressent à l’Afrique pour ce qu’ils peuvent en tirer gratuitement et non pour ce qu’ils peuvent y apporter, car le rapprochement d’avec une puissance militaire étrangère est toujours un couteau à double tranchant.

Par Goïkoya Kolié, Juriste

 

 

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