Seconde guerre mondiale : le président allemand demande pardon aux Polonais

12378
Photo prise en septembre 1939 de l'armée allemande entrant en Pologne après avoir attaqué le pays, le 1er septembre, à l'aide de six divisions blindées et de plus d'un million de soldats allemands. Le 17 septembre, la Russie attaquait à son tour la Pologne et deux jours plus tard la partition du pays était signée à Moscou. Picture dated September 1939 showing German troops entering Poland after a "blitzkrieg" 1.25 million men and six armoured divisions which swept into Poland, 01 September. On the 17th Russia invaded the eastern region of Poland, and two days ago the partition of the country was agreed in Moscow. (Photo by STF / AFP)

«Je m’incline devant les victimes polonaises de la tyrannie allemande. Et je demande pardon», a déclaré en allemand et en polonais Frank-Walter Steinmeier dimanche 1er septembre.

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a demandé pardon dimanche 1er septembre aux victimes de l’agression allemande, lors d’une cérémonie à Wielun, exactement à l’heure de l’explosion des premières bombes tombées en 1939 sur cette petite ville polonaise sans défense, première victime de la Seconde guerre mondiale.

«Je m’incline devant les victimes de l’attaque de Wielun. Je m’incline devant les victimes polonaises de la tyrannie allemande. Et je demande pardon», a déclaré en allemand et en polonais Frank-Walter Steinmeier, en présence notamment de son homologue polonais. La Pologne a été durement touchée par les horreurs de la Deuxième guerre mondiale, perdant six millions de citoyens, dont trois millions de Juifs.

«Ce sont les Allemands qui ont commis un crime contre l’humanité en Pologne. Quiconque prétend que c’est fini, que le règne de terreur des national-socialistes sur l’Europe est un événement marginal dans l’histoire allemande se juge lui-même», a souligné Steinmeier.

Le chef de l’Etat a semblé faire ainsi référence à l’extrême droite allemande, dont le co-président Alexander Gauland avait estimé que les années du Troisième Reich n’ont été qu’une «fiente d’oiseau» dans un millénaire allemand glorieux.

«Nous n’oublierons pas. Nous voulons nous souvenir et nous nous souviendrons», a insisté Steinmeier.

Le Figaro

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here