Tensions entre la France et l’Italie : Paris rappelle son ambassadeur à Rome

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epa07112228 Italian Interior Minister Matteo Salvini (R) and Labour Minister Luigi Di Maio (L) leave Chigi Palace after their meeting in Rome, Italy, 22 October 2018. Premier Conte and his two deputies 5-Star Movement (M5S) leader Di Maio and League leader Salvini sta for a dinner to smooth over a recent tax-amnesty row in which Di Maio threatened to take legal action over alleged manipulation of the text. EPA/Riccardo Antimiani (MaxPPP TagID: epalivethree667414.jpg) [Photo via MaxPPP]

Le ministère des affaires étrangères a annoncé, jeudi 7 février, que la France a rappelé son ambassadeur en Italie. Cette décision fait suite aux nombreux contentieux qui s’accumulent entre Paris et Rome.

Le Quai d’Orsay vient d’annoncer, ce jeudi 7 février, le rappel de son ambassadeur en Italie pour « des consultations » après des « déclarations outrancières » et « d’attaques sans fondement » et sans « précédent » de responsables italiens envers la France. L’ambassadeur à Rome, Christian Masset, est en poste depuis le 6 septembre 2017.

« Les dernières ingérences constituent une provocation supplémentaire et inacceptable, a déclaré la porte-parole du ministère des affaires étrangères, Agnès von der Mühlldans un communiqué. (…) La France a fait, depuis plusieurs mois, l’objet d’accusations répétées, d’attaques sans fondement, de déclarations outrancières que chacun connaît et peut avoir à l’esprit. (…) Cela n’a pas de précédent, depuis la fin de la guerre (…) Les dernières ingérences constituent une provocation supplémentaire et inacceptable. »

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Ces propos font écho aux nombreuses escarmouches verbales qui ont eu lieu ces dernières semaines entre l’exécutif français, le vice-premier ministre italien Luigi  Di Maio et le ministre de l’intérieur Matteo Salvini.

Une rencontre qui ne passe pas

La rencontre en France, mardi 5 février, entre le vice-premier ministre italien, Luigi Di Maio, et des responsables du mouvement des « gilets jaunes » a précipité la décision.

Le leader du mouvement des 5 étoiles a annoncé sur les réseaux sociaux avoir rencontré des responsables des « gilets jaunes », en concluant : « Le vent du changement a franchi les Alpes. »

Lors d’une conférence de presse, mercredi 6 février, la porte-parole du ministère des affaires étrangères français avait déclaré que cette réunion était une « nouvelle provocation qui n’est pas acceptable entre pays voisins et partenaires au sein de l’Union européenne. »

Précédemment, Matteo Salvini, patron de la Ligue, et homme fort du gouvernement italien, avait espéré que le peuple français se libère bientôt d’un « très mauvais président », des propos totalement inédits entre responsables de pays fondateurs de l’Union européenne.

« Tous ces actes créent une situation grave qui interroge sur les intentions du gouvernement italien vis-à-vis de sa relation avec la France », a insisté Agnès von der Mühll.

La Croix (avec AFP)

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