Boké: début d’une opération de saisie des textiles ou modèles contrefaits (Faré Yaré)

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Une mission de la Direction préfectorale du Commerce a entamé ce vendredi, 29 avril 2022, une vaste opération de ratissage et de saisie des textiles contrefaits (Faré Yaré) dans les marchés de la Commune Urbaine de Boké.
Cette mission s’inscrit dans le cadre de l’application de l’Arrêté conjoint A/2022/775 en date du 20 avril 2022, portant interdiction d’importation, de Commercialisation et de fabrication des modèles contrefaits de textiles traditionnels guinéens.
Pour briser les chaînes de réticences au niveau des grossistes et détaillants  du tissu incriminé, la direction préfectorale du Commerce a déjà  procédé à une large sensible des admirateurs des textiles importés tels que Faré Yaré.
Hadja Hawa Guirassy soutient la décision des nouvelles autorités mais souhaite que la saisie soit commencée à partir de Conakry où il y a des importateurs.
Rencontrée  ce vendredi matin au marché hangar en pleine activité commerciale, Hadja Oumoundé Diassy salue la bataille déclenchée par le CNRD contre les textiles étrangers en l’occurrence, Faré Yaré.
Pour madame Zénab Diallo rencontrée à la devanture de sa boutique au marché 400 bâtiments (Yomboya), pense que le gros des problèmes c’est au niveau de Conakry, principale porte d’entrée des produits de toutes sortes.
Surprise devant sa boutique au marché 400 bâtiments, madame Ciré Nabé, estime que la situation maîtrise d’être contrôlée au bénéfice des produits fabriqués localement en Guinée.
Hadja Nanfadima Camara et Marie Koïvogui, toutes détentrices des échantillons des modèles contrefaits au marché 400 bâtiments, s’engagent de ne plus se procurer de Faré Yaré qui, d’après elles, a dévalorisé la fabrication locale en voie de disparition.
Les vendeuses des textiles contrefaits dans la préfecture de Boké se réjouissent de la lutte contre les importés.
Même appréciation chez les groupements féminins évoluant dans la teinture.
A noter qu’à Boké, les détaillants encouragent l’Etat à poursuivre cette lutte pour la valorisation des tissus locaux dans les quatre régions naturelles du pays.
Mamadouba Camara