Conakry: accrochage entre les étudiants de Gamal Abdel Nasser et les forces de l’ordre

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Cinq mois après la chute d’Alpha Condé et son pouvoir répressif, Conakry commence à renouer avec les vieilles habitudes: manifestations ! Tôt le matin de ce jeudi 20 janvier 2022, les étudiants de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry en colère ont barricadé la route le prince plus précisément la devanture de ladite temple du savoir dans la commune de Dixinn.

Cela, en empêchant les véhicules de circuler  llibrement. Tenant en main des banderoles et des pancartes pour réclamer aux nouvelles autorités du département de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique des meilleures conditions d’études, des bus pour le déplacement, l’aménagement des laboratoires et enfin augmentation des pécules de mois.

De la grande porte de l’université jusqu’au rond-point du Carrefour Donka, ils ont voulu rejoindre le département  en passant vers la présidence pour se faire entendre, mais ils ont été stoppé dans leur parcours par les forces de l’ordre à coup de gaz lacrymogènes.

« On ne demande pas au gouvernement de faire immédiatement toutes ces demandes pour nous, mais d’en faire le minimum pour le moment. Nous sommes dans cette situation et quand nous sommes sortis pour réclamer cela, les forces de l’ordre et de sécurité nous ont gazé et interpellé certains d’entre nous y compris notre Président », a déclaré cet étudiant Diallo Mamadou Sidy.

Ismaël Diallo, aussi un étudiant en colère dans la marche a indiqué ceci : « On est sortis pour juste manifester pacifiquement et non faire de la pagaille. Nous réclamons nos droits, nous voulons des laboratoires dans nos universités et des Bus car certains d’entre nous quittent loin. Moi par exemple, je quitte la Cimenterie, je sors à 5 heures pour rentrer à Gamal vers 8 heures, cela me fatigue tellement parce que je paie plus de 30.000fr comme transport par jour. Sur ça, nous venons tous les jours du lundi au samedi, nous rencontrons des difficultés, raison pour laquelle nous interpellons l’État de nous venir en aide, voilà la raison de notre sortie ce matin » indique t-il. Ismaïl.

Sana Sylla