Coyah: quand l’exploitation des enfants prend de l’ampleur

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C’est un constat fait sur le marché de la préfecture de Coyah, située en haute banlieue de Conakry. Les enfants de moins de 15 ans se déambulent sur les coins et recoins du dudit marché au vu et au su de toutes les autorités impliquées y compris les ONG qui s’occupent en réalité de la la protection des  enfants.

Des parents sans se soucier  de l’avenir de leurs enfants, se permettent de les exploiter au lieu de les envoyer à l’école.  Et en négligeant le  danger qui peut les arriver  en longueur de journée. Les accidents et les viols sur les petites filles on n’en dit point. Ceux qui peuvent aussi amener la délinquance juvénile dans notre société.

D’ailleurs ce sont les parents biologiques qui sont même à la base de cette exploitation économique, tel est le cas chez M’Mah Sylla élève en classe de 3ème année dans une école de la place.

« J’ai 14 ans, je fais la 3ème année à l’école Tinketé, c’est ma mère qui m’a donnée ces feuilles d’oignons, c’est avec cet argent qu’elle nous nourri, mon papa est à la maison il ne fait rien actuellement.  Par jour je  gagne 30.000 où 40.000 »signale –t-elle avec des sourirs .aux lèvres.

Sana Diawara élève en 5ème à Kndiadi centre, il vend au marché pendant les week-ends. Voici ce qu’il nous fait savoir.

« Je fais la 5ème année à Kindiadi centre, c’est ma maman qui me dit de vendre pendant les week-ends, l’argent que je gagne je donne à ma maman « c’est cet argent qu’elle prend pour acheter  des condiments pour nous nourrir ». Explique t-il

A l’image de KADIZA CAMARA qui ne connait  même pas son âge à une recette de 20.000 à 30.000 fg par jours.

« Je ne connais pas mon âge, mon père est un syndicat, je gagne 20.000fg par jour, c’est dans ça, on nous achète les vêtements, ma maman est vendeuse des cubes magies à km36 », dit-elle.

Il faut signaler que, les OGN doivent forcement intervenir dans ce secteur, notamment UNICEF mais aussi l’implication du gouvernement pour les établir dans leur droit aussi la conscience de nos parents qui sont à la base.

Saran Camara, notre correspondante à Coyah