Gaoussou Diaby: au delà du prix ( Abdoulaye Condé )

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Je viens de tomber sur cette image de mon frère Gaoussou Diaby tenant un prix attribué par la structure Firawa Sports du jeune reporter Djibril Firawa Touré. Je tiens à remercier ce jeune pour ce prix reconnaissant le Professionnalisme dans le sens complet du terme mais surtout féliciter Djibril Firawa d’avoir remonté l’histoire et découvrir l’un des plus éminents journalistes sportifs d’Afrique et du monde d’une époque qu’il n’a pas connu.
C’est, si besoin en était, la preuve de son amour et de son sens du métier qu’il pratique. Chapeau à Djibril Firawa Touré. Parler de Gaoussou Diaby,  » la voix d’or « , du micro, c’est évoquer les grands moments historiques du sport Guinéen en général, du football en particulier.
De Kampala en 1972 au Stade du 28 septembre le 18 décembre 1977 en passant par Lagos en décembre 1975, le « scandaleux  » match de Bouaké en 1976, l’exclamation «  Euhhh ALLAH «  de feu doyen Pathé Diallo à Addis-Abeba en mars 1976, Alger 1976, Accra en décembre 1977 ou Yaoundé 1978 et tant d’autres stades africains comme El Menzah de Tunis en 1978, le nom de Gaoussou Diaby est intimement lié à toutes les gloires du Football Guinéen, mais aussi à des périodes difficiles avec le Syli National, le Hafia FC, 1er triplé Africain de la coupe des clubs champions, le Kaloum Star (différent de l’ASK) et du Horoya AC, vainqueur de la coupe des coupes en 1978.
Gaoussou Diaby, c’est surtout la rigueur sur soi-même en matière d’étique, de la déontologie. Il avait la grande qualité particulière ( dans ses reportages ou retransmission des matchs des équipes Guinéennes ou dans ses correspondances notamment avec RFI, AFRICA N• 1 pendant des décennies) de décrire ou de narrer les faits objectivement tels qu’ils se déroulaient sur le terrain, quitte à se faire réprimander par le responsable suprême de la Révolution, grand mordu du cuir rond, et le Parti-Etat et même le public parfois qui n’appréciaient pas trop que les journalistes admettent les décisions arbitrales en défaveur de la Guinée.
Sur ce point et bien d’autres valeurs, Gaoussou Diaby a su se faire distinguer et respecter.
Infiniment MERCI à Gaoussou Diaby d’avoir enthousiasmé notre adolescence surtout avec les victoires du Hafia FC ou le Syli National quand les Stars du Football Guinéen avaient l’art de dominer leurs adversaires Africains.
GRAND MERCI à mon Conseiller à « La Nouvelle Tribune « , mon frère au quotidien Gaoussou Diaby.
Au delà de ce Prix, Gaoussou Diaby, pas au mieux de sa forme actuellement, a besoin et a droit à des traitements dignes d’une fierté nationale. 
Par Abdoulaye Condé