Côte d’Ivoire : Fofana Nawa, à l’origine des violences xénophobes condamnée à 5 ans de prison

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Côte d’Ivoire : Fofana Nawa dite Succès, la cyberactiviste pro-RHDP à l’origine des violences xénophobes condamnée à 5 ans de prison

La cyberactiviste partisane du rassemblement des houphouêtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) en Côte d’Ivoire, Fofana Nawa, dite Succès, dont la vidéo live, en plein marché, a provoqué pour beaucoup, à des violences xénophobes dirigées contre des Nigériens, à Abidjan, a été jugée et condamnée à 5 ans de prison ferme.

L’information donnée par Alerte 100 et confirmée par la Direction générale de la police nationale (DGPN) du Général Youssouf Kouyaté, est formelle : « Fofana Nawa a été jugée en comparution immédiate et a écopé de 5 ans d’emprisonnement ferme et 2 000 000 FCFA d’amende ».

La page dont les informations sont très souvent partagée par la page officielle de la police ivoirienne, rappelle que Succès « est actuellement pensionnaire de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Ceci est une information vérifiable par chacun ». Tout en rappelant que « la diffusion des fausses informations conduit en prison. Les troubles ainsi que les atteintes aux personnes et aux biens, constituent des circonstances aggravantes ».

Fofana Nawa avait été arrêtée au lendemain de violences visant des Nigériens, qui ont fait un mort et au moins 39 blessés. Selon l’article 65 de la loi N° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité en Côte d’Ivoire ; « Est puni de six mois à deux ans d’emprisonnement et de 1.000.000 à 5.000.000 de francs CFA d’amende, le fait pour toute personne de communiquer ou de divulguer par le biais d’un système d’information, une fausse information tendant à faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration de biens ou une atteinte aux personnes a été commise ou va être commise ».

« Le Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération a été informé dans l’après-midi du 19 mai 2021, des actes de violences et de vandalismes perpétrés à l’endroit des ressortissants nigériens vivant en Côte d’Ivoire, particulièrement dans les communes d’Abobo, Yopougon, Anyama, Angré », avait dénoncé, de son côté, le chef de la diplomatie nigérienne, Hassoumi Massaoudou.

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