Fête internationale de la presse: Tibou Kamara exhorte un sursaut national au sein de la corporation

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Comme d’habitude, la Guinée à travers  la Haute Autorité de la Communication (HAC) a célébré ce 3 mai au palais du 25 Août  la journée internationale de la liberté de la presse. Le président de cette institution, Boubacar Yacine Diallo  a profité de cette journée pour délivrer de façon symbolique les cartes professionnelles de la presse.

Le ministre d’État, Conseiller personnel du président de la République, ministre de l’industrie et des PME, porte parole du gouvernement, Tibou  Kamara a présidé cette cérémonie solennelle.

Prenant la parole, l’ancien journaliste M. Tibou Kamara a d’abord félicité le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo pour l’innovation opérée au sein de cette institution.

“Je voudrais saluer le président de la HAC pour le travail ô combien gigantesque qu’il a accompli à la tête de la Haute Autorité de la Communication dont l’identité, le visage et l”âme ont considérablement changé grâce  à son engagement en faveur de la presse et des journalistes. Je pense que le président de la République, le Pr Alpha Condé a eu raison de lui nommer pour présider les destinées de la HAC” a introduit l’homme d’État..

Il a félicité le président de la HAC qui a procédé, dit-il,  à l’assainissement de la presse pour lui redonner ses lettres de noblesse. Et de continuer.

“Il n’y a pas de liberté dans la précarité. La liberté ne peut non plus s’exercer durablement sans un minimum de responsabilité et de conscience professionnelle. La presse dans notre pays a connu un long chemin dont chacun de nous peut être légitimement  fier. Le journaliste est un homme persévérant, clairvoyant et jalousement attaché à sa liberté, à son indépendance,” précise-t-il.

Par ailleurs, Tibou Kamara ouvre un autre boulevard en s’adressant au ministre de la Communication  Amara Somparé.

“Je vous engage au nom du gouvernement à relancer une idée très chère au président de la République qui est celle d’organiser les états généraux de la presse guinéenne. L’âge de la maturité a sonné pour la presse. Il est extrêmement important que dans un cadre de concertation et d’échange, que nous puissions sans complaisance, en toute liberté de conscience et de responsabilité, regarder en face des difficultés et des opportunités….”

Pour conclure, M. Kamara a exhorté un sursaut national au sein de la presse.

“Nous souhaitons un sursaut national au niveau de notre presse qui a commencé par délivrer  des cartes de presse professionnelles mais le plus grand sursaut qui est attendu de la presse c’est de faire  en sorte que ceux qui ont vocation à exercer le métier puisse s’épanouir,  ceux qui ont des aptitudes pour la profession puisse l’intégrer mais également pour la crédibilité de tous et pour l’honneur de chacun que ceux dont le comportement et le travail ternisse l’image de marque de notre presse, que nous ayons toujours le courage de le les dire en face.”

Minkaêl BARRY