Bien qu’en Haïti on ne dénombre pas des milliers d’enfants, de civils, de femmes et d’hommes indistinctement massacrés dans des bombardements aériens; bien qu’on n’y déplore pas l’assassinat prémédité de plusieurs membres du personnel de l’ONU; bien qu’il n’y ait pas question de meurtres de masse dans des hôpitaux et dans des ambulances, via de puissants bombardements aériens et qu’il n’y ait pas une vengeance indiscriminée qui n’épargne pas non plus les journalistes; bien que les dernières élections présidentielles y remontent à seulement 7 ans, en 2016, alors qu’en Palestine, le dernier scrutin des élections législatives qui permet de désigner le chef de l’exécutif a eu lieu 2006, c’est-à- dire il y a 17 ans; nonobstant le décombre funèbre au 02 novembre 2023 de 9061 personnes, (selon Jens Laerke, porte-parole du bureau des Nations-Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires), dont 5620 femmes et enfants délibérément exécutés depuis le début du châtiment israélien dans la bande de Gaza, à la suite des attaques du Hamas sur Israël du 7 octobre dernier; c’est bien en Haïti que le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations-Unies, sous la ferrure poignante des États-Unis d’Amérique, a réussi à obtenir le vote nécessaire à l’envoi d’une mission d’agression militaire pour imposer la démocratie et le respect des droits de l’homme. Mission dite multinationale de soutien à la sécurité pour aider la Police nationale haïtienne à lutter contre ce que l’ONU appelle le « cycle grave de violence » qui se serait infiltré à tous les niveaux de la société et qui aurait exacerbé une crise en matière de sécurité et de droit de l’homme.

La mission « chapeautée » par le Kenya, se propose de mettre fin aux violences et surtout, ouvrir la voix à la tenue d’élections générales. Sans blague!

Pour nombre d’analystes politiques de la scène internationale, il est difficile aujourd’hui de gober les balivernes et autres coquecigrues fondées sur la bonne foi des mêmes protagonistes qui s’agitent en Haïti depuis son indépendance en 1804 et qui sont principalement et solidairement responsables de la chienlit permanente que connait ce pays, puisqu’il est absolument faux à leur avis, de soutenir qu’une mission de l’ONU représenterait une lueur d’espoir pour les Haïtiens qui subissent les conséquences désastreuses d’une situation sociopolitique, économique, sécuritaire et humanitaire voulue et entretenue, dans le but d’humilier à perpétuité le peuple noir à travers la mortification des Haïtiens, en raison du péché originel d’avoir vaincu une armée d’hommes blancs, une armée raciste, qui plus était l’armée la plus puissante du monde, pour se libérer de l’esclavage. Ce crime lèse-majesté, inexcusable selon le professeur Paul Cliche de l’Université de Montréal, est à notre avis, la raison de l’acharnement et du mépris que subit Haïti. L’ONU n’est donc ici qu’un instrument d’une série de politiques coloniales de suprématie raciale, économique, culturelle et politique qui la dépasse.

Quant à la crédibilité de la posture de la justice internationale dont le bras armé : la Cour pénale internationale, qui s’en est allée prématurément d’un mandat d’arrêt controversé contre le président Russe Vladimir Poutine, pour le crime supposé de « déportation illégale » d’enfants ukrainiens lors de la guerre en Ukraine, son silence à la fois assourdissant, saumâtre et outrageant dans le conflit israélo-palestinien, laisse libre cours et renforce les conjectures opiniâtres qui la soupçonnent de s’acharner inéquitablement contre des responsables politiques majoritairement africains et les ennemis que s’inventent cet Occidentalisme désobligeant que dénonce Dominique de Villepin. Rien ne laisse présager un mandat de la CPI contre les dirigeants du Hamas encore moins d’Israël. Ni le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, ni son ministre de la défense Yoav Gallant ne courent le risque de s’ajouter à la longue liste des dirigeants parias qui perturbent le sommeil des parangons de la conscience de l’humanité et des chantres des droits de l’homme.

L’énième intervention militaire étrangère projetée en Haïti s’ajoutera à la dystopie des nombreuses agressions étrangères ponctuées de pillages et d’extorsions qui ont de fait appauvri Haïti et débouché tout naturellement sur la recrudescence de la violence des gangs de rues que connait l’île paradisiaque des caraïbes depuis l’assassinat barbare le 7 juillet 2021 du président Jovenel Moïse. Ce succinct prologue ne s’inscrit pas dans une philippique de ce que Dominique de Villepin appelle l’Occidentalisme, qu’il définit comme cette idée que l’Occident qui a pendant 5 siècles géré les affaires du monde, va pouvoir tranquillement continuer à le faire. Ces prolégomènes nous ont paru indispensables à la compréhension de l’analyse subséquente, qui s’articule autour notamment sur les suspicions insistantes de la politique du deux poids deux mesures qui décrédibilise l’action du système des Nations Unies et qui vient délégitimer le discours de l’universalisme de la démocratie et des droits politiques qui en résulteraient.

L’ONU EST-ELLE VICTIME DE LA BABIOLE RACISTE DE L’OCCIDENTALISME?

Pendant que pour stopper des gangs de rues en Haïti, avec leur soft power ou la diplomatie persuasive d’intimidation et de menaces, les États-Unis sont parvenus à mobiliser le Conseil de sécurité de l’ONU autour d’une résolution pour une tantième intervention ou plutôt agression armée d’une Haïti dont l’indépendance proclamée en 1804, symbolise encore aujourd’hui tous ce qui rebute les racistes qui dominent un mode qu’ils souhaitent unipolaire, sous leur botte, la situation israélo-palestinienne est venue confondre les ménestrels des droits de Jupiter à leur hypocrisie, avec l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre, alors que pour se venger, des officiels israéliens qualifient publiquement leurs ennemis d’animaux.

Yoav Galant, inébranlable face aux medias, lâche : « nous combattons des animaux et nous agissons en conséquence », pendant qu’il annonce un siège complet de la Bande de Gaza, « pas d’électricité, pas d’eau, pas de gaz, tout est fermé », ce qui a fait bondir le président Colombien, Gustavo Petro, au point de ressentir le besoin de recadrer le régime Netanyahou, en rappelant que ce type de propos raciste était justement le discours des nazis sur les juifs.

À l’annonce par Israël du siège total de la bande de Gaza, M. Petro s’est inquiété d’un possible holocauste à Gaza : « Les peuples démocratiques ne peuvent pas permettre au nazisme de se réinstaller dans la politique internationale. Israéliens et Palestiniens sont des êtres humains relevant du droit international.

Ce discours de haine, s’il continue, n’apportera qu’un holocauste (…) Je suis déjà allé au camp de concentration d’Auschwitz et je vois maintenant qu’il est reproduit à Gaza (…) Le terrorisme tue des enfants innocents, que ce soit en Colombie ou en Palestine. Je demande à Israël et à la Palestine de s’asseoir à une table pour négocier la paix (…) », a écrit sur X (ex-Twitter), le président de gauche de la Colombie, dans une série d’échanges houleux avec l’ambassadeur d’Israël à Bogota, la capitale colombienne.

Étant donné qu’en vertu de l’expiation de l’holocauste, il est défendu de critiquer Israël, si l’on veut éviter l’anathème de l’antisémitisme, il est en revanche permis de se questionner, sans imprécation, sur les flagrantes politiques racistes implémentées dans les pays en guerre et qui ne s’appliquent pas à la Palestine.

C’est les cas par exemple du programme vipérin de désarmement, démobilisation et réintégration ou réinsertion (DDR), qui consiste pour les pays promoteurs du terrorisme et des rebellions, infiltrés au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, de promouvoir et superviser l’intégration dans les armées régulières, les terroristes et rebelles qu’ils ont armé pour déstabiliser un pays donné. Le cas de la République démocratique du Congo (RDC) est particulièrement grave et suffisant pour rappeler un mode opératoire qui a fait des ravages dans beaucoup de foyers de tension et de guerres civiles. Les nombreux écrits du journaliste franco-camerounais Charles Onana, expliquent comment l’Union européenne et les États-Unis ont manipulé l’ONU à leur avantage pour forcer la RDC à offrir des promotions militaires : grades de général, de colonel, etc., à des rebelles pour les intégrer ensuite dans l’armée régulière, et comble de la fourberie raciste, quelques années plus tard, faire croire au reste de la planète de leur implication dans la recherche de la paix et la justice, avec une nouvelle manipulation, cette fois-ci judiciaire, lorsqu’il est question de demander des comptes aux renégats, alliés de l’ombre, devenus insubordonnés, qui ont été à leur service, ce qui fut le cas notamment de Laurent Nkunda, Bosco Ntaganda, etc., traduits devant la CPI.

HAÏTI : UNE VIOLENCE CONGÉNITALE?

« On peut facilement réduire l’histoire d’Haïti à une simple affaire de corruption.

Les Duvaliers, dictateurs de père en fils pendant 30 ans, se sont enrichis sur le dos du pays et ont accentué plus encore la misère. On pourrait aussi ne retenir de son histoire qu’une succession de cataclysme, ouragans, épidémies et catastrophes naturelles telles que le tremblement de terre de 2010 qui a dévasté le pays. Un désastre. Un État en faillite. Un piège à aide humanitaire. Autant de qualificatifs qui collent à la peau d’Haïti. Mais au cours des décennies suivant son indépendance, le pays a dû expédier une partie importante de ses richesses outre-mer. Le prix de sa liberté a été long à payer, et il a privé le pays des richesses dont il avait besoin pour bâtir une nation», écrit le New York Times en 2022

Les Haïtiens ne sont aucunement atteints d’une quelconque forme de violence congénitale, encore moins raciale. Tous les psychologues compétentset de bonne foi établissent un lien étroit entre les tendances à la violence d’une personne et les traumatismes et les violences qu’elle a subi aux mains de ses proches ou ses bourreaux. Les sociétés humaines ne peuvent échapper à cette logique scientifique. Depuis son indépendance, Haïti endure une violence constante de la part de ses partenaires et les dirigeants que ceux-ci imposent à sa tête.

La violence des gangs, les enlèvements et l’instabilité politique qui motivent cette nouvelle agression armée de Haïti par les ÉU et ses allés sont la conséquence directe de plusieurs siècles de violences physiques, morales, économiques, politiques et des humiliations publique raciales que supporte ce pays. Haïti a été intentionnellement appauvri et la crise de sécurité qu’elle traverse aujourd’hui est la conséquence anticipée par ses fossoyeurs, dans le but de justifier une présence permanente. Les gangs qui sèment la terreur en Haïti et l’ensemble des Haïtiens se retrouvant dans une situation d’extrême indigence sont victimes de la razzia de leurs richesses, qui servent à financer entre autre les généreux programmes sociaux qui permettent aux populations des violeurs et abuseurs d’Haïti de prospérer de son impécuniosité.

Les détracteurs de la énième agression armée de Haïti projetée par les États- Unis d’Amérique, sous couvert d’une mission de l’ONU pilotée par le Kenya, pays africains, noir, probablement choisi pour étouffer la critique de l’intervention suprémaciste, estiment que le régime Biden se fondent sur des rapports pondus par des employés d’organisations supposées non gouvernementales, s’appuyant sur des concepts foireux notamment le non-respect de la démocratie et les violations des droits et libertés qui en résultent, alors que lorsqu’on regarde de près, l’on réalise très vite que les fonctionnaires susmentionnés et leurs employeurs sont tributaires de financement des gouvernement qui s’autoproclament chantres des droits de l’homme et gendarmes de la démocratie dans le monde, ce qui explique qu’elles mettent en exergue la politique étrangères de leurs mandants.

Les initiateurs et partisans du projet d’agression de Haïti soutiennent vouloir répondre à l’appel des autorités haïtiennes. Cet argument se bute à des obstacles non négligeables, dans la mesure où, Ariel Henry, premier ministre de fait, n’a ni la légitimité populaire ni la légalité juridictionnelle d’ester au nom des Haïti, puisqu’il n’est pas l’émanation de l’expression populaire de ses concitoyens exprimée dans les urnes. Le sympathique M. Henry étant le fruit de tout ce qu’il y a d’hideux dans le soft power diplomatique américain en Haïti est dépourvu de crédibilité, de fiabilité, d’autorité et d’indépendance. La provocation jubilatoire de la facilité fascinante à imposer des solutions ésotériques à Haïti ne font pas oublier que les ÉU ont un passé extrêmement violent en Haïti. Les traumatismes économiques et la razzia financière de l’escadron de la mort envoyé par le président Wilson Woodrow en 1915 ont considérablement contribué à exacerber la pauvreté que vit Haïti encore aujourd’hui.

« La rançon : les milliards envolés », est le titre d’un volumineux document d’enquête du New York Times du 20 mai 2022, dans lequel le quotidien américain rappelle que vingt ans après son indépendance, Haïti voit débarquer une escadre française porteuse d’un ultimatum du despote de l’époque Charles X : la bourse ou la guerre, donc le retour à l’esclavage. Les esclavagistes français exigent des Haïtiens qu’ils versent une indemnité de 150 millions de francs à leurs anciens maîtres, une somme démesurée au regard de leurs moyens. Sous la menace de la flotte française, positionnée au large de ses côtes, Haïti « accepte » de payer la rançon du terrorisme économique français.

Le New York Times insiste sur le fait que la longévité et le montant de la rançon contribueront à enfermer Haïti dans une spirale de pauvreté et de sous- développement, en soulignant qu’Haïti est le seul pays au monde où des générations de descendants d’esclaves ont versé des réparations aux héritiers de leurs anciens maîtres. Nous nous faisons le devoir d’enseigner au quotidien américain que cette pratique de prédation morbide dont Haïti a été le laboratoire sera plus tard appliquée aux colonies africaines via une panoplie « d’accords » économiques, monétaires, militaires, culturels dont ces pays souffrent encore aujourd’hui. Pendant 70 ans, Haïti paya un total de 112 millions, équivalent à 560 millions de dollars en 2022. Le New York Times fait remarquer qu’en 1911, sur 3 dollars perçus via l’impôt sur le café, la principale source de revenu d’Haïti de l’époque, 2,53 servent à payer la rançon. Pendant ce temps-là, la France prospère. À Paris, les terrasses bondées servent un café cultivé à l’autre bout du monde par des Haïtiens endettés. D’après les estimations du New York Times, si Haïti avait conservé cette somme, le pays se serait enrichi de 21 milliards de dollars sur ses deux siècles d’indépendance, alors que de nombreux économistes consultés par le média américain considèrent cette estimation très faible et estiment plutôt que le coût économique avec une croissance forte est de 115 milliards de dollars. Le New York Times souligne qu’en décembre 1914, une canonnière américaine chargée d’une mission précise : saisir l’or entreposé dans les coffres de la Banque Nationale d’Haïti, surgit à Port-au-Prince. Les Marines américains s’introduisent dans la Banques Nationale d’Haïti et y saisissent 500 000 dollars en or. Quelques jours plus tard, leur butin est à New York.

L’occupation militaire américaine durera 19 ans. Les Marines américains usent du travail forcé, n’hésitent pas à tirer sur les fuyards. Pour beaucoup de Haïtiens, c’est le retour à l’esclavage. Le contrôle financier américain perdure jusqu’en 1947. Le régime alimentaire des paysans haïtiens est alors souvent proche du seuil de famine, selon un rapport des Nations Unies.

En claire, la violence et l’instabilité politique en Haïti sont la conséquence directe du détournement par la France de 115 milliards de dollars et du carottage par les États-Unis d’Amérique des réserves d’or de la Banque Nationale d’Haïti que ces pays doivent immédiatement restituer à Haïti pour que celle-ci conjure le sort en finançant la pauvreté qui jette les jeunes Haïtiens dans la violence. Si le reste des prétendus partenaires d’Haïti se préoccupent réellement du bien-être des Haïtiens, ils doivent exiger une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui enjoindrait à la France et aux États-Unis de restituer le butin de leur filouterie, en plus de payer les réparations de l’esclavage et la colonisation infligés aux populations haïtiennes, un calvaire qui a marqué au fer rouge Haïti et dont les stigmatiques ne sont ni plus ni moins que la violence actuelle.

DEUX POIDS DEUX MESURES : RUSSIE, ISRAEL ET PALESTINE, LA COLÈRE DU SUD GLOBAL

« La vitesse et l’intensité avec laquelle s’est propagée la contestation contre les démocraties occidentales, depuis la nouvelle explosion du conflit israélo- palestinien, sont révélateurs d’un basculement politique, sous la double pression de la guerre russe en Ukraine et de la guerre israélo-palestinienne. La colère monte, elle vient du Sud et elle est dirigée contre le Nord. C’est l’un des effets planétaires de la nouvelle guerre entre Israël et le Hamas », écrit le 20 octobre le quotidien français, Le Monde.

Dans les faits, il s’agit plutôt d’une guerre que Israël mène contre l’ensemble des populations de Gaza, pour les punir des sanglantes attaques du Hamas du 7 octobre 2023 qui ont fait plus 1 400 morts, en majorité des civils. Malgré les excès commis par les parties, les actions et prises de positions des « démocraties occidentales » résolument en faveur d’Israël, leur opposition à un cessez-le-feu, les rende complètement inaudibles sur les questions liées à la défense de la démocratie et des droits de l’homme dans le monde. Dans le Sud global, on explique dorénavant que les premiers droits humains sont économiques et non démocratiques. On fait observer les effronteries du régime Biden et ses alliés. Le Sud global est ébahi lorsqu’un officiel américain déclare à Washington: « This is war, it is combat, it is bloody. It is ugly, and it’s going to be messy. And innocent civilians are going to be hurt going forward ». Alors que dans de pareilles circonstances, les États-Unis seraient au galop, en bon chef de fil des sanctions économiques et des embargos sur les armes contre les pays qui piétinent les sacro-saints droits de l’homme, tout en activant leurs réseaux en faveur d’une implication de la CPI. Le Sud global observe le vote du parlement européen à 500 voix pour et 21 voix contre une proposition condamnant le Hamas et le droit d’Israël à se défendre conformément au droit international humanitaire. Il épie l’union européenne condamnant une attaque terroriste, barbare du Hamas contre Israël, exprimant son soutien au pays et a son peuple, approuvant l’élimination du Hamas, exigeant la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes enlevées par le Hamas et la restitution des corps des personnes enlevées. Il surveille l’UE soulignée que la prise d’otage est une violation du droit international et un crime de guerre, ce qui donne à Israël le droit de se défendre et se demande pourquoi ce droit est nié à la Russie?

Ce soutien inconditionnel de l’Occident collectif, c’est-à-dire les États-Unis et alliés, suscite débats et désapprobations partout dans le Sud Global et notamment en Afrique, où on se questionne sur l’adéquation et/ou l’assimilation pour Israël au droit à l’auto-défense à celui de commettre un génocide, d’anéantir l’ennemi, au nom du droit international humanitaire. Le Sud global fait remarquer qu’à Gaza, fort du soutien inconditionnel des ÉU et leurs allés, Israël agit royalement au mépris du droit international, poussant le toupet jusqu’à associer toute critique de sa barbarie au raccourcis de l’antisémitisme. Sur les médias indépendants d’Afrique, les Africains se posent des questions sur l’identité du véritable agresseur entre Israël et Palestine. L’Afrique se questionne sur l’étiquette terroriste qui ne semble pas être la couronne d’Israël. Pour tacler l’UE qui postule avec raison que la prise d’otage est une violation du droit international et un crime de guerre, l’Afrique se demande : de quel droit dispose la Palestine? L’Afrique est de plus en plus agacée par la morale sur les valeurs dites universelles de l’Occidentalisme, les prises de positions, les condamnations biaisées, les approbations complices, les sanctions politiques, économiques et militaires, les embargos sur les armes de l’Occident collectif qui s’avèrent outrageusement sélectifs, selon qu’il est question d’enlacer Israël, de soutenir sournoisement des terroristes en Afrique via des embargos sur des armes visant des pays agressés par des terroristes, alors que Israël est cette coqueluche à qui le sort projeté pour Haïti, les missions militaires de l’ONU ne s’appliquent point.

Nombre d’analystes Africains, ayant à l’esprit leur propre histoire avilie par des siècles d’esclavage et de colonisation dont les conséquences directes sont l’indigence dans laquelle l’Afrique végète encore aujourd’hui, estiment, au-delà de toute considération politique et religieuse, que se qui se passe en Palestine s’appelle ni plus ni moins qu’une colonisation primaire, un impérialisme sanglant, un esclavage moderne, une barbarie innommable et un génocide par expropriation terrienne.

Les démocrates Africains soulignent la plénitude de leur droit de critiquer rationnellement Israël sans la haïr, puisque celle-ci se revendique seule et unique démocratie de sa région, ce qui l’oblige à accepter l’exercice des droits et libertés que confèrent la démocratie dont celui qui garantit la libre expression.

Les Africains font remarquer qu’on peut critiquer, dénoncer, exiger la vérité,s’attendre à la justice et des réparations sans développer la haine d’Israël. Les Africains sont offensés par des propos racistes du ministre de la défense d’Israël qui qualifie ses ennemis d’animaux. Ils estiment qu’ils ne peuvent garder le silence devant de tels excès qui procèdent clairement et indubitablement de l’intention et de la volonté génocidaire, qui ne sont pas tolérés lorsqu’ils sortent de la bouche de Poutine, Goïta ou Maduro et qui sont tolérés au nom de l’expiation des pogroms, lorsqu’ils sont prononcés et appliqués par des officiels israéliens. Les Africains exigent que tous les belligérants du conflit israélo- palestinien responsables de crimes contre l’humanité, tous ceux qui s’en sont pris délibérément à des civils soient traduits devant la Cour pénale internationale, si toutes fois, ce tribunal n’est pas réservé uniquement aux ennemis que s’invente l’Occident collectif.

SOLUTION pour HAÏTI

Haïti mérite la paix, la sécurité, la prospérité et la plaine jouissance de ses richesses naturelles. Aucune solution durable à la crise de pauvreté qui ravage ce pays ne peut se faire à l’exclusion de la restitution jusqu’au dernier centime du butin des razzias économiques et financières qui ont permis à Français et Américains de prospérer de l’indigence des Haïtiens. La stabilité d’Haïti passe par l’accession à la richesse via une garantie des droits économiques et noémocratiques qui sont dans les bagages de ses prochains envahisseurs. La stabilité d’Haïti passe par la réhabilitation de ses forces armées qui doivent être créées de toute urgence. La prospérité d’Haïti exige une démocratie endogène, aseptisée de toute influence étrangère, ce qui implique l’exclusion, voire le bannissement à vie de l’opposition néocoloniale, cooptée par des intérêts étrangers hostiles au bien-être des Haïtiens. Non à l’agression armée d’Haïti, fut- elle conduite par un pays africain manipulé, puisqu’il s’agit de gratter sous la peau du président du Kenya pour voir la signature du président américain.

Hommage aux victimes du terrorisme économique en Haïti.

Hommes aux victimes du terrorisme économique en Afrique.

Hommage aux victimes des attaques du Hamas du 7 octobre 2023.

Hommage aux victimes de la vengeance aveugle d’Israël dans la bande de Gaza.

 

 

 Par Goïkoya Kolié