Marche des femmes de l’opposition républicaine empêchée par les agents de maintien d’ordre

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Les femmes militantes de l’opposition républicaine,  sont descendues  dans la rue ce jeudi 1er novembre à Conakry. Cela,  pour demander justice pour les 98 victimes tuées dans les manifestations.

Une marche interdite par le gouvernorat de la ville  de Conakry. Une interdiction que ces femmes ont tenue à passer outre, coûte que coûte sur leur itinéraire prévu de l’Esplanade du stade du 28 septembre au ministère de la Sécurité et de la protection civile.

 Selon Hadja Maimouna Bah du comité natinal des femmes de l’opposition, « Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin. Nous avons voulu marcher aujourd’hui pour aller vers le ministre de la sécurité et la protection civile afin de lui remettre un mémorandum. Nous voulons l’interpeller face à ses responsabilités. Car, ce sont ses hommes qui sont en train de tuer nos enfants, » a déclaré Hadja Maimouna Bah.

Pour elle, L’heure est grave. « On a un fléau pire qu’Ebola dans notre pays. Nous sommes à 98 morts par balles à Conakry. Nous avons voulu rencontrer le ministre de la sécurité pour lui signifier qu’au lieu de s’assoir devant la télévision et dire ses hommes travaillent de façon professionnelle d’ouvrir ses yeux et voir les dégâts qu’ils font dans nos quartiers où ils versent des repas, volent et violent. Trop c’est trop,» a-t-elle ajouté.

« On ne savait pas qu’il a été nommé à ce poste pour tuer nos enfants. Il n’est pas un homme courageux. Il ne devait pas nous barrer la route, mais il faut qu’il comprenne qu’on en a assez. Nous n’allons plus nous assoir jusqu’à ce que nous éradiquons ce fléau dans notre pays, » précise Hadja Maimouna.

Auteur : Sana Sylla