Les précisions de Mandian Sidibé, DG de l’OGP : « si une société utilise un réseau social pour vendre ses produits,  elle va payer des redevances à l’Etat »

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Cette semaine,  nombreux  sont des internautes qui s’attaquent  à tort à l’Office Guinéen de publicité (OGP) suite à la sortie d’un arrêté sur une éventuelle facturation de chaque page du réseau social à 1 millions GNF par an.

Qu’il soit WhatsApp, facebook, Imo ou Twitter. Pour briser la zone d’ombre jusque- là entretenue par certaines catégories de personnes, le Directeur général de ladite entité, Mandian Sidibé s’est exprimé mardi 19 avril à la radio FIM FM dans l’émission emblématique MIRADOR.

M. Sidibé a, pour commencer  expliquer la nature de cet arrêté qui exige à certains  utilisateurs de cet outil  magique le paiement d’une licence.

« L’arrêté dont vous parlez est un arrêté conjoint. L’OGP a deux tutelles. Une tutelle technique qui est le ministère de la Communication et de l’information et une tutelle financière qui est le ministère des finances. Donc, ce sont les deux ministres qui signent chaque deux ans un arrêté fixant les tarifs des supports publicitaires en Guinée. Ce n’est même pas moi. C’est plus fort que moi. Moi je ne suis qu’un simple directeur, un exécutant. Avant,  l’arrêté était valable pour deux ans. Donc l’arrêté qui a été signé en 2019 a expiré le 31 décembre 2021. Moi, j’ai été nommé 15 jours auparavant. Il était question de revoir les prix, » introduit-il.

Puis de poursuivre : « au moment où je vous parle, on n’avait pas encaissé 1 seule centime sur les redevances de l’exercice 2022, parce qu’on avait pas cet arrêté. Ce qui fait qu’actuellement même on a du mal à fonctionner. On doit à des prestataires, on n’arrive pas à nous en sortir. Donc cet arrêté est venu comme un ouf de soulagement pour nous, parce que ça nous permet maintenant d’exercer et facturer les gens, » indique Mandian Sidibé.

Par ailleurs, il a précisé dans un langage facile : « on n’a jamais dit qu’une personne physique ayant une page Facebook ou bien WhatsApp, Instagram ou bien imo va nous payer 1 millions par mois ou bien par an, c’est loin de là. C’est le prix de la licence. Il s’agit du prix de la licence qui ne s’adresse qu’aux personnes morales. Une personne morale ça veut dire tout simplement une entreprise, une société. Ça ne veut pas dire que les Facebookeurs qui ont des pages, ce n’est pas cela. Mais il faut faire attention aussi. Il y’ en a aussi qui créent des pages Facebook pour arnaquer les consommateurs en disant qu’ils ont cette page là pour faire de la publicité. La publicité est régie par l’OGP. Il faudrait que vous soyez enregistré pour éviter que les consommateurs soient inondés de produits inappropriés à la consommation. Par conséquent, nous avons le droit de protéger les consommateurs. C’est notre rôle, la régulation, c’est notre rôle, notre rôle premier est de protéger les consommateurs en régulant ».

Ce n’est pas tout. Le DG de l’OGP  reste categorique : « les pages fictives qui se créent pour arnaquer les consommateurs, il faudrait que nous veillons à tout cela. Histoire d’exiger le respect de l’éthique et de la déontologie de l’exercice de la publicité en Guinée. Dès  lors que quelqu’un crée une page Facebook sur WhatsApp pour faire de la publicité, il faudra qu’il soit enregistré chez nous. De ce point de vue, il a le devoir de s’approprier d’une licence. Et c’est le prix de cette licence là qu’il s’agit. Un million par réseau social, ça veut dire quoi, Facebook est un réseau social, Instagram est un réseau social, WhatsApp est un réseau social, Imo est un réseau social, Twitter est un réseau social, quand on dit 1 million par réseau social, ça ne veut pas dire 1 million par personne. Ça veut dire par réseau social. Si une société utilise tous ces supports là pour vendre ses produits,  elle va payer des redevances à l’Etat. » a conclu dans la plus parfaite lucidité le Drecteur Général de l’Office guinéen de publicité.

leverificateur.net et nouvelledeguinee.com