TRANSITION GUINÉENNE : POURQUOI FAUT-IL SUFFISAMMENT DE TEMPS POUR LE COLONEL-LIBÉRATEUR ? ( Mandian Sidibé )

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Il n’est un secret pour personne que notre beau pays est malade, gravement malade d’ailleurs. La République de Guinée est malade de son élite. Une caste prédatrice et corrompue jusque dans la moelle osseuse, qui a cyniquement détruit le pays pour préserver leurs intérêts égoïstes et contre-nature. Et par ricochet, une élite qui a plongé les braves populations de Guinée dans une misère noire, galopante, indescriptible, indigne d’un pays qualifié de « scandale géologique ».

Arrivé aux commandes dans la matinée dominicale historique du 05 septembre 2021, pour libérer le vaillant Peuple de Guinée, qui est plus que jamais à la croisée des chemins. Notre brave héros du 05 septembre tient, justement, au nom de la bonne cause, établir un devoir citoyen, en remettant la Guinée à flot, victime de plusieurs décennies de ratés, d’injustice, de pagaille, de désordre où tout est sens-dessus-dessous.

Le Président de la République, Président de la Transition, Son Excellence le Colonel Mamadi Doumbouya, dont le patriotisme le contraint à l’intégrité et au sens élevé du devoir, piaffe d’envie et d’impatience, afin de refonder la Nation, maintenant, et remettre notre chère patrie sur les rails.

Le Chef de l’État, Chef Suprême des Forces Armées, tel un médecin professionnel, a besoin de temps pour examiner, diagnostiquer, puis soigner, en administrant des médicaments appropriés et réalisant de bonnes injections à la « patiente » République de Guinée. Malmenée par de nombreuses pathologies compromettant son pronostic vital.

Soucieux de rétablir, à tout prix, les populations martyres de Guinée dans leur droit, le Président de la République, Son Excellence le Colonel Mamadi Doumbouya, a besoin de beaucoup de temps, en vue de balayer, nettoyer à grande eau notre cher pays. Y remettre de l’ordre, mettre hors d’état de nuire les bandits-à-col-blanc qui écument, sans être inquiétés, la cité. Une mission autrefois impossible sous le sceau d’une justice dépendante et partiale, du moins une justice à géométrie variable. Désormais, la Justice guinéenne, sous l’égide du CNRD et son dynamique Président, ne sera dit que le droit. Rien que le droit.

Le Président de la République, Président de la Transition le Colonel-libérateur, rêve de transformer en réalité, en faveur de ses concitoyens, sa vision grandiose. Pourvu que le Peuple souverain lui en donne le temps nécessaire. L’histoire nous a largement démontré, dans un passé récent, qu’il ne sert absolument à rien de se précipiter pour aller, à l’aveuglette, à des élections improvisées et bâclées.

Le triste exemple de 2010 en est une parfaite illustration. Pendant la transition de 2010, sous la pression injustifiée d’une classe politique théâtrale, aux abois, en panne d’inspiration, et à bout de souffle, à l’époque, on avait, sans succès, tenté de reconstruire la « Maison Guinée » en commençant, bizarrement, par le toit en lieu et place du soubassement. En vérité, en 2010, les politiques ont sacrifié l’avenir du pays dans leur course effrénée au pouvoir.

Un énorme impair, une maladresse préjudiciable et une erreur monumentale, qui finira par nous ramener, 11 ans après, à la case départ. Cette fois-ci, l’on n’a pas du tout le droit à l’erreur de passer à côté. Avec l’enfant prodige du Kankan Nabaya, le moteur grippé de la République est en train de redémarrer, pour de bon, au quart de tour.

Il est évident que’avec notre Messie National, l’heure est au bon départ pour des lendemains meilleurs, pour une Guinée nouvelle, où personne, bien entendu, ne va être au-dessus de la Loi.

Mandian SIDIBE, Journaliste