Football africain : Le secrétaire général de la CAF quitte son poste pour servir son pays la RDC

0
14

C’est une confidence rare et un éclairage inédit que le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Patrice Motsepe, a choisi de livrer ce dimanche lors d’une conférence de presse tenue au Caire. Brisant le silence qui entourait le départ de Veron Mosengo-Omba de son poste de secrétaire général, le dirigeant sud-africain a reconstitué avec précision les circonstances d’une décision qui a surpris plus d’un observateur du football continental.

Tout aurait commencé par un appel téléphonique inattendu. *« J’ai reçu un appel un soir de Veron, qui m’a dit : Président, j’ai besoin de vous parler »*, a relaté Motsepe, décrivant un homme visiblement habité par une conviction profonde. Intrigué, le président de la CAF a accepté une rencontre en tête-à-tête en Afrique du Sud, à la demande expresse de son collaborateur, qui souhaitait s’entretenir avec lui « en privé », loin des couloirs feutrés de l’instance continentale.

C’est lors de cette réunion discrète que Mosengo-Omba aurait révélé le fond de sa pensée. Sollicité personnellement par le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, l’ancien secrétaire général de la CAF s’est vu confier une mission qu’il n’a pas pu décliner : contribuer au redressement et au développement du football dans son pays natal. *« Le président Félix, au nom du peuple de la RDC, lui avait demandé de venir aider et contribuer au développement du football dans le pays »*, a rapporté Motsepe, résumant les termes de cet appel patriotique.

Loin de tout désaccord institutionnel ou tension interne, le départ de Mosengo-Omba apparaît ainsi comme un choix dicté par une conviction personnelle et un sens aigu du devoir envers sa nation. Ses propres mots, tels que rapportés par Motsepe, ne laissent guère de place à l’ambiguïté : « Je suis très déterminé, mais je ressens le besoin d’apporter ma contribution au développement du football dans mon pays, là où j’ai grandi. »

Cette révélation publique du président Motsepe intervient dans un contexte où la CAF traverse une période de transition à la tête de son administration, et soulève des interrogations légitimes sur la succession de celui qui aura été l’un des piliers organisationnels de l’instance depuis plusieurs années. Le football africain perd un cadre expérimenté, tandis que la RDC, elle, accueille un homme déterminé à mettre son expertise au service d’un championnat national en quête de renouveau.

Sékou Sylla