Accueil ECONOMIE De la transition à l’élection : Fatima Camara, le visage de la...
Six mois de leadership transformateur qui ont redéfini les standards de l’excellence ministérielle.
Dans le paysage gouvernemental guinéen, certaines nominations font date. Celle de Mme Fatima Camara à la tête du super ministère de l’Industrie et du Commerce, annoncée le 3 février 2026 par le Président Mamadi Doumbouya, ne fait pas exception. Cette promotion spectaculaire couronne six mois d’un leadership visionnaire qui a transformé en profondeur le ministère du Commerce, posant les jalons d’une modernisation attendue depuis des décennies.
Lorsque Fatima Camara franchit pour la première fois le seuil du ministère du Commerce le 1er août 2025, son discours d’installation frappe par sa clarté stratégique.
Là où d’autres se contentent de formules convenues, elle trace une feuille de route ambitieuse articulée autour de six axes qui révèlent déjà son ADN de leader : amélioration de l’accès aux produits essentiels, modernisation des infrastructures commerciales, structuration des échanges, régulation rigoureuse du marché, montée en puissance du commerce extérieur et accompagnement du commerce numérique.
« Dès les premières semaines, nous avons senti que quelque chose changeait dans la manière de conduire les affaires », confie un cadre du ministère sous anonymat.
« Madame la Ministre a instauré une culture de performance, de transparence et de résultats mesurables. C’était rafraîchissant. »
Si un seul dossier devait illustrer le leadership transformateur de Fatima Camara, ce serait incontestablement le projet SCALE (Centre de Technologie d’Inspection et de Quarantaine).
Initié sous sa prédécesseure Dr Diaka Sidibé mais longtemps resté dans les limbes administratifs, ce projet de 47 millions de dollars US prend vie sous l’impulsion décisive de la nouvelle ministre.
En décembre 2025, Fatima Camara préside personnellement le lancement officiel de ce centre technologique ultra-moderne qui va révolutionner le contrôle qualité en Guinée.
« Chaque année, mon département détruit en moyenne 4000 tonnes de produits impropres à la consommation », rappelle-t-elle lors de la cérémonie. Ce chiffre glaçant illustre l’urgence sanitaire à laquelle répond le projet SCALE.
Le dispositif, fruit d’un partenariat public-privé avec l’entreprise chinoise Yunnan SCALE Quality Testing, s’articule sur 15 ans en trois phases : installation (8 ans), exploitation (4 ans) et transfert de compétences à l’État guinéen (3 ans).
« C’est exactement le type de projet structurant dont la Guinée a besoin« , analyse un économiste basé à Conakry.
« Il protège les consommateurs tout en renforçant notre souveraineté économique et notre attractivité pour les investisseurs. »
Au-delà de la technologie, c’est la capacité de Fatima Camara à mobiliser les ressources, coordonner les parties prenantes et aligner ce projet sur la vision Simandou 2040 qui impressionne. Ce leadership catalyseur transforme des intentions en infrastructures concrètes.
Novembre 2025 marque un autre tournant. Accompagnée de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG), Fatima Camara lance une tournée nationale ambitieuse traversant Boké, Labé, Kankan, N’Zérékoré et Faranah.
Loin des déplacements protocolaires, cette initiative révèle une ministre qui comprend que le développement commercial ne se décrète pas depuis Conakry.
« Madame Camara ne s’est pas contentée de visiter nos régions », témoigne un responsable de la Chambre consulaire de Kankan. « Elle a écouté nos préoccupations, remis des équipements neufs à nos chambres, et surtout, créé des alliances durables entre le public et le privé. »
Cette approche décentralisée du leadership rare dans l’administration guinéenne forge un environnement favorable aux commerçants dans l’ensemble du pays.
Les chambres consulaires régionales, longtemps délaissées, retrouvent une légitimité et des moyens d’action concrets.
Les 9 et 10 octobre 2025, Fatima Camara préside l’Assemblée Générale Mixte de la CCIAG dans une posture qui illustre parfaitement son style de leadership collaboratif.
Plutôt que de dicter sa vision, elle salue les réalisations de la Chambre notamment la création du Conseil d’affaires saoudo-guinéen et fixe des orientations stratégiques claires : diversification des ressources propres, opérationnalisation des commissions techniques, formalisation du secteur informel.
« Ce qui distingue Madame Camara, c’est sa capacité à donner du sens au partenariat public-privé« , explique un entrepreneur membre de la CCIAG.
« Elle ne voit pas les acteurs privés comme des administrés, mais comme des partenaires du développement économique. C’est une révolution culturelle. »
Cette diplomatie économique porte ses fruits : la visite de partenaires saoudiens et la création du Conseil d’affaires bilatéral représentent « un succès diplomatique et économique majeur illustrant la crédibilité retrouvée de la CCIAG sur la scène internationale« , selon les mots mêmes de la ministre.
Le 4 octobre 2025, à Ouassou (préfecture de Dubréka), Fatima Camara supervise personnellement une opération spectaculaire : la destruction de 1376 articles impropres à la consommation saisis entre janvier et septembre 2025 par l’Office National de Contrôle de Qualité (ONCQ).
Au-delà du symbole, cette action illustre un leadership qui refuse la complaisance. « Renforcer le contrôle de qualité et assurer la sécurité sanitaire des consommateurs n’est pas négociable », martèle la ministre devant les caméras.
Dans un pays où la circulation de produits avariés était devenue une norme dangereuse, cette fermeté envoie un signal fort aux opérateurs véreux.
Ceux qui travaillent au quotidien avec Fatima Camara évoquent une « équipe organisée, rigoureuse, orientée vers l’impact et attachée à la transparence ».
Ce management moderne, axé sur la performance et la reconnaissance des mérites, contraste avec les pratiques administratives guinéennes traditionnelles.
« Madame la Ministre a instauré le renforcement de la coordination, le soutien aux compétences et une culture de l’excellence », confie un directeur du ministère.
« Chaque collaborateur sait qu’il sera jugé sur ses résultats, pas sur son ancienneté ou ses connexions politiques. »
Cette approche méritocratique, inspirée des meilleures pratiques internationales, crée une dynamique vertueuse au sein du ministère.
Les cadres sont responsabilisés, les objectifs clairement définis, et les résultats régulièrement évalués.
La nomination de Fatima Camara à la tête du ministère fusionné de l’Industrie et du Commerce arrive à un moment décisif.
Six mois, c’est court pour transformer un ministère. Mais Fatima Camara a prouvé qu’avec une vision claire, une exécution rigoureuse et une capacité à mobiliser les énergies, on peut accomplir en quelques mois ce que d’autres ne réalisent pas en années.
Aujourd’hui, à la tête du super-ministère de l’Industrie et du Commerce, elle hérite d’un mandat historique : transformer l’économie guinéenne d’une économie extractive en une économie industrielle diversifiée, capable de créer des emplois massifs et de réduire la pauvreté.
Avec Fatima Camara à la manœuvre une leader qui a prouvé sa capacité à transformer des ambitions en infrastructures, des partenariats en résultats concrets, et des discours en actions mesurables cette fenêtre d’opportunité pourrait bien s’élargir.
Le chronomètre tourne. Le monde observe. Et Fatima Camara, forte de son leadership transformateur démontré, s’apprête à écrire le prochain chapitre de l’histoire économique guinéenne.
Sékou Sylla