Guillaume Hawing présente la nouvelle Constitution comme « un modèle pour la sous-région »

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Dans une démarche de plaidoyer pour le projet de nouvelle Constitution, le directeur général du Centre national de la surveillance de la police des pêches, Guillaume Hawing, a tenu une conférence de presse ce samedi à la Maison de la Presse de Guinée, au retour d’une tournée à l’étranger.

L’ancien ministre a vivement encouragé les citoyens à se prononcer en faveur du « Oui » lors du référendum prévu le 21 septembre prochain, affirmant que le texte est la « meilleure de la sous-région ».

Selon M. Hawing, cette constitution est une loi fondamentale qui garantit des institutions fortes et des politiques intelligentes. Il a invité le public à se baser sur le texte lui-même plutôt que sur les rumeurs, soulignant : « Je ne veux pas suivre ce qu’on entend, mais écouter ce qui est écrit dans ce projet de nouvelle Constitution afin de pouvoir dire quelque chose. »

Au cours de son allocution, Guillaume Hawing a proposé sa propre définition de la Constitution, qu’il a nommée le « God des textes de loi ». Il a précisé cet acronyme : « G » pour Garantie des droits, des devoirs et des libertés, « O » pour Organisation de l’État, et « D » pour Définition des pouvoirs publics. Pour lui, la mission principale de cette loi est de régir la vie d’une nation en organisant ses institutions et en définissant ses principes.

L’ancien ministre a justifié son soutien en présentant une analyse comparative des constitutions de plusieurs pays voisins, notamment le Sénégal (2021), la Côte d’Ivoire (2016), le Mali (2023) et le Burkina Faso (2024). Il a insisté sur le fait que le projet guinéen se distingue par sa qualité et son originalité.

« Je peux déclarer ici devant tout le monde que ce projet de nouvelle Constitution est la meilleure de la sous-région, » a-t-il déclaré avec conviction, invitant ceux qui en doutent à lire et à comparer les textes par eux-mêmes.

Guillaume Hawing a également présenté une synthèse détaillée du projet de Constitution guinéenne, qui se compose de 199 articles répartis en trois parties. Il a précisé que 20% des articles sont consacrés aux principes fondamentaux, aux droits et aux libertés, tandis que 70% sont dédiés aux institutions.

Cette forte proportion, selon lui, témoigne de la volonté de construire un État fort grâce à des institutions solides, plutôt que de dépendre d’hommes forts. « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes », a-t-il rappelé.

Le conférencier a souligné la singularité de ce projet, notant qu’il est « la seule Constitution dans la sous-région qui compte 12 institutions ». Cette caractéristique, selon lui, est une preuve de la robustesse du texte par rapport à d’autres constitutions depuis 1958.

En conclusion, M. Hawing a conseillé aux citoyens de lire attentivement le projet de loi pour se forger leur propre opinion, affirmant que le texte n’est pas « taillé sur mesure » mais qu’il est intelligent et pertinent pour l’avenir de la République.

Minkael Barry