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Cité Chemin de Fer : Les échanges WhatsApp et courriers qui fragilisent la société China Construction SAUSUM

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Alors que l’enquête ouverte pour des faits présumés d’abus de confiance et d’escroquerie suit son cours à la Gendarmerie de l’Urbanisme et de l’Habitat, la bataille des preuves s’intensifie entre EDOUMAF BTP SARLU et le géant du BTP China Construction SAUSUM SARLU.

Au cœur de cette confrontation : une facture d’imprévus de 564 millions de francs guinéens que la firme chinoise refuse de régler, invoquant l’absence d’avenant écrit signé et le défaut de qualité de son chef de projet de terrain.

Une ligne de défense formelle que le PDG d’EDOUMAF BTP, M. Mamady Doumbouya, balaye fermement en s’appuyant sur un faisceau d’éléments matériels et de témoignages qui viennent fragiliser la version de la partie chinoise.

Échanges WhatsApp et courriers officiels : la preuve d’une information préalable

 

Contrairement aux affirmations tenues devant les enquêteurs par le représentant de China Construction SAUSUM  selon lesquelles la direction n’aurait jamais été engagée sur ces prestations supplémentaires  des documents consultés par notre rédaction attestent d’une communication suivie dès le mois de juillet 2026.

Des captures d’écran issues de conversations WhatsApp ainsi que des courriers enregistrés datés du 15 juillet prouvent que le Directeur administratif de la société chinoise, M. Jean, était directement et régulièrement informé de l’évolution des travaux d’évacuation et de leur coût.

Dans ces échanges, la direction chinoise appelait au maintien d’un climat d’entente, assurant que l’ensemble des modalités financières serait géré « à l’amiable », en dehors des lourdeurs protocolaires.

Selon nos informations, le retour à Conakry de M. Jean, revenu récemment de congé, pourrait s’avérer déterminant pour la suite des investigations de la gendarmerie afin de clarifier la nature exacte de ces engagements informels.

La jurisprudence du premier imprévu : un mode opératoire déjà validé

L’autre argument central avancé par le sous-traitant guinéen réside dans l’historique financier du chantier. Pour le premier lot de travaux imprévus d’un montant de 360 millions GNF, le mode de règlement s’est déroulé selon le même schéma de terrain : une première tranche de 320 millions GNF a été versée de main à main par le chef de projet (M. YE), avant que le solde de 40 millions GNF ne soit complété par l’équipe administrative.

Pour M. Mamady Doumbouya, le refus soudain de reconnaître le second lot de 564 millions GNF procède d’une manœuvre d’esquive, matérialisée par la mise à l’écart discrète du chef de projet de terrain au profit d’interlocuteurs extérieurs au déroulement initial du chantier.

Des perspectives de chantiers pour inciter à l’exécution

Enfin, le sous-traitant indique que c’est en lui présentant des perspectives d’attribution de futurs chantiers à l’intérieur du pays notamment les plans d’exécution des projets de Kankan et Faranah  que la partie chinoise l’a incité à mobiliser en urgence 4 camions et 2 excavateurs pendant 20 jours et nuits consécutifs sur le site de la Cité Chemin de Fer.

Alors que le conseil de la société chinoise, Me Francis Haba, rappelle que seul le tribunal sera habilité à trancher sur la validité contractuelle de ces créances, l’accumulation de ces traces écrites et testimoniales apporte un éclairage substantiel en faveur de la bonne foi de l’entreprise guinéenne.

Collectif des Journalistes contre l’Impunité 

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