Le mystère entourant la mort de deux personnes découvertes sans vie dans une voiture à Petit Simbayah, dans la journée du lundi 12 octobre, est en grande partie levé. D’après les résultats de l’examen médico-légal, Mamadou Daye Diallo et Kadiatou Keita ont été victimes d’une inhalation de gaz toxique, en l’occurrence le monoxyde de carbone.
C’est le colonel Mohamed N’Diaye, directeur général de la Police technique et scientifique, qui a rendu publiques ces conclusions. L’officier affirme que les investigations menées par les médecins légistes n’ont révélé aucun indice d’une intervention extérieure : la thèse d’un acte criminel est donc écartée.
Reconstituant le déroulement probable des faits, le responsable a indiqué que le couple s’était installé à bord du véhicule, moteur en marche, pour y passer un moment ensemble. La climatisation aurait vraisemblablement été activée. Le réservoir s’est peu à peu vidé et la batterie a fini par se décharger, tandis que le gaz d’échappement s’accumulait dans l’habitacle. « Lorsque nous avons examiné les cœurs, nous y avons décelé la présence de monoxyde de carbone », a précisé le colonel N’Diaye, ajoutant que la voiture ne contenait plus de carburant au moment de sa découverte et que sa batterie était à plat.
Ces éléments répondent aux nombreuses questions que se posaient les proches des défunts depuis le drame. Les dépouilles doivent prochainement leur être remises afin que les funérailles puissent être organisées.
Cet accident rappelle les dangers d’un moteur laissé en marche dans un espace clos ou mal aéré : le monoxyde de carbone, gaz incolore et inodore, peut provoquer la perte de connaissance puis la mort en un temps très court, sans que les occupants aient conscience du danger.
Oumou Baillo Diallo









