En plein cœur du mois de Ramadan et du Carême chrétien, l’ONG Aide à l’Enfance (AAE) a procédé, ce lundi 16 mars 2026, à une importante distribution de denrées alimentaires. Une action salvatrice destinée à soulager le quotidien des familles précaires de la commune de Ratoma.


Sous un soleil de plomb, l’effervescence régnait ce lundi à la Cité de la Solidarité. Fidèle à sa mission de protection des plus vulnérables, l’organisation non gouvernementale Aide à l’Enfance (AAE) y a déployé une opération humanitaire d’envergure. Riz, sucre, lait : des tonnes de vivres ont été acheminées pour répondre à l’urgence alimentaire qui frappe de plein fouet les couches les plus défavorisées en cette période de pénitence religieuse.
Pour Mme Aminata Cissé, Secrétaire chargée des Affaires sociales de l’ONG, cette initiative transcende la simple charité matérielle. Elle s’inscrit dans une dynamique de cohésion sociale : « Notre objectif est d’apporter un soutien concret aux démunis, toutes confessions confondues. En ce mois de partage, nous prônons les valeurs de fraternité qui cimentent notre société », a-t-elle déclaré lors de son allocution.
Depuis sa création en 1997, l’AAE s’est imposée comme un acteur majeur du paysage humanitaire guinéen. Son crédo : l’autonomisation des femmes, l’insertion des jeunes et le soutien indéfectible aux personnes à mobilité réduite.
Le Secrétaire général de l’ONG, M. Kaba Alpha Mamadou, a profité de cette tribune pour dresser un état des lieux des actions passées. Des collectes de sang aux campagnes de sensibilisation contre l’immigration irrégulière, en passant par la gestion de la crise sanitaire du Covid-19, l’AAE multiplie les fronts.

« En 2026, nous changeons d’échelle. Notre ambition est de consolider nos acquis pour accroître durablement notre impact social et transformer positivement l’existence de nos populations cibles », a martelé M. Kaba au nom du président de l’association, M. Sy Karamo Sidiki.
Si le geste est salué, les besoins restent immenses. Le Directeur général adjoint de la Cité, M. Camara, a rappelé la réalité des chiffres : l’établissement compte aujourd’hui 756 pensionnaires répartis en 130 familles.
« Aucun don n’est modeste face à la précarité. Un seul sac de riz peut faire la différence pour une famille ici », a-t-il plaidé, tout en lançant un appel pressant à la générosité publique pour soutenir cette structure qui reste le dernier rempart contre l’exclusion à Conakry.
Par Sana Sylla