Accueil Non classé La Fédération Syndicale des Professionnels de Santé (FSPS) exige la signature de...
La Bourse du Travail a servi de cadre, ce lundi 1er décembre 2025, à une importante réunion des élus syndicaux de la Fédération Syndicale des Professionnels de Santé (FSPS). Venus de toutes les régions du pays, ils ont conféré avec le bureau central du syndicat sur la situation du Statut Particulier des Professionnels de la Santé en Guinée.



Secondée par ses adjoints, la secrétaire générale de la FSPS, camarade Sophie Danielle Kourouma, a d’abord mis l’accent sur l’historique de cette démarche, vieille de près de vingt ans, avant d’énumérer les pistes déjà parcourues.
« Il faut noter que depuis 2007-2008, on a entamé ce processus de signature de notre statut particulier. Malheureusement, des années sont passées et il n’y a pas eu grand-chose. Quand le nouveau ministre est arrivé en 2024, nous sommes allés le voir, fidèles à nos démarches. Séance tenante, le ministre, en revoyant le document, a dit qu’il était caduc. Du coup, il fallait l’amender pour une signature finale. Un fait qu’on n’a pas refusé, et on s’est mis à la tâche comme convenu pour arriver à un travail de fond. Malheureusement, avec la Loi des Finances qui s’achève bientôt, aucune fumée blanche. Et cela nous inquiète, voilà le but de cette rencontre cruciale. »
Dans sa prise de parole, le premier secrétaire général adjoint de la FSPS, Dr. Daouda Condé, est surtout revenu sur l’imbroglio qui caractérise cette affaire depuis la finalisation du document : « Le circuit pour amender le document en question a été respecté par la fédération syndicale que nous sommes dans les lieux indiqués. À notre fort étonnement, au niveau du ministère, ils veulent déposer le statut particulier à qui de droit sans un dernier regard de notre part. Un fait qu’on trouve inacceptable, et à chaque fois qu’on a voulu voir clair après leur retouche sur le document, la demande est restée lettre morte. Face à ce blocus continu, on a estimé en tant qu’élus syndicaux qu’il est grand temps de vous exposer tout cela pour mieux situer la base, car le syndicaliste, c’est d’abord la base », a-t-il conclu.
Quant au second secrétaire général adjoint de la FSPS, Dr. Mory, il a renchéri : « Vous savez, si on veut nous aider et qu’on veut faire tout à notre absence, ça devient compliqué. Quand on veut m’aider, je pense que ma présence doit compter. Alors, on souhaite que la voie soit ainsi pour le bonheur des travailleurs », a aussi affirmé le camarade.
Au cœur d’une position stratégique pour la santé publique, les professionnels de la santé ont toujours privilégié le dialogue au détriment d’une grève, dont les conséquences peuvent être néfastes. C’est pourquoi les élus syndicaux, venus de toutes les préfectures, en commun accord ce 1er décembre avec le bureau de la FSPS, ont décidé d’adresser une correspondance au ministre de la Santé dès ce mardi 2 décembre 2025 pour une nouvelle audience, afin de trouver une solution définitive à cette souffrance des professionnels de la santé à l’échelle nationale, qui ne demandent qu’un statut particulier.
Mamadou Bah (Mathé)