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VERS LE RENFORCEMENT DE CAPACITÉS DES NOUVEAUX DÉPUTÉS

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VERS LE RENFORCEMENT DE CAPACITÉS DES NOUVEAUX DÉPUTÉS :  » APRES LA MISE EN PLACE DES TREIZE COMMISSIONS, MIEUX FORGER LE CŒUR DE LA DÉMOCRATIE GUINÉENNE. »

Avec plus de 59% de nouveaux députés élus pour cette 10e législature, la problématique de la mise en oeuvre rapide du programme spécial de leur formation des nouveaux députés avec le percutant programme formulé par le CERFOP en collaboration avec l’ENA de Guinee et plusieurs partenaires internationaux est désormais urgent et imminent dans l’interet du pays et de l’efficacite de la nouvelle assemblée.

Aussi, faut-il deja comprendre que la démocratie ne se résume pas aux séances plénières retransmises devant les caméras et diffusées sur la television parlementaire , ni aux joutes oratoires qui rythment la vie parlementaire.

Son efficacité repose, avant tout, sur un travail patient, méthodique et souvent discret qui est biensur celui des commissions permanentes et soeciales.

C’est dans ces espaces de réflexion, d’analyse et de délibération que se construit l’essentiel de l’action législative et du contrôle démocratique.

L’installation complète des treize commissions de la nouvelle Assemblée nationale, intervenue le mardi 21 juillet 2026, marque ainsi bien davantage qu’une simple étape administrative l’acte fondateur de la pleine opérationnalité de l’institution parlementaire de la chambre basse.

Désormais, l’Assemblée nationale dispose de tous les instruments nécessaires pour exercer pleinement les missions que lui confie la Constitution.

Cette évolution mérite une lecture attentive, car elle révèle la manière dont une démocratie s’organise concrètement pour produire des décisions publiques de qualité.

En effet, ‘Assemblée nationale exerce traditionnellement quatre missions fondamentales.

1● La première est le vote de la loi.

Le Parlement est le lieu où s’élaborent, se discutent, s’amendent et se votent les textes qui organisent la vie collective.

Cependant, le travail législatif ne commence pas en séance publique.

Il prend naissance au sein des commissions, où les projets et propositions de loi sont examinés en profondeur, enrichis par les auditions d’experts, confrontés aux réalités du terrain et améliorés avant leur présentation en plénière.

2● La deuxième mission est celle de la représentation nationale.

Chaque député est le porte-voix des préoccupations de ses électeurs.

À travers les commissions, cette représentation acquiert une dimension thématique.

Les réalités économiques, sociales, éducatives, sanitaires, culturelles ou environnementales trouvent chacune un espace spécifique de traitement.

Les préoccupations locales deviennent ainsi des questions nationales examinées avec méthode.

3- La troisième mission consiste à évaluer les politiques publiques.

Dans un État moderne, il ne suffit plus d’adopter des lois mais faut-il encore mesurer leurs effets, apprécier leur efficacité, identifier leurs limites et proposer les ajustements nécessaires.

Cette fonction d’évaluation contribue à améliorer l’action publique et à renforcer la culture du résultat.

4- Enfin, la quatrième mission demeure le contrôle de l’action gouvernementale.

Les commissions parlementaires disposent d’outils importants notamment : auditions des ministres, demandes d’informations, rapports d’enquête, missions de contrôle ou encore examens budgétaires.

Ce travail garantit la transparence de la gestion publique et participe à l’équilibre des pouvoirs indispensable à toute démocratie.

L’achèvement de l’installation des treize commissions dont une soeciale revêt donc une portée hautement symbolique et institutionnelle pour la toute nouvelle assemblee de la Ve Republuque.

Il signifie que la nouvelle Assemblée nationale n’est plus seulement installée dans sa composition politique ; elle est désormais organisée dans sa capacité d’action.

Les responsabilités sont réparties, les présidences, vices présidence et rapporteurs attribués, les effectifs constitués et les mécanismes de travail enclenchés.

Chaque commission devient un véritable laboratoire de politiques publiques où.les textes y seront étudiés avec davantage de technicité ; les décisions y gagneront en cohérence ; les débats y seront enrichis par les contributions des administrations, des universitaires, des organisations professionnelles et de la société civile.

Cette organisation interne favorise également une spécialisation des députés.

L’expertise parlementaire ne naît pas spontanément ; elle se construit dans la durée, grâce à l’accumulation des connaissances sectorielles, à l’expérience des auditions et à la maîtrise progressive des enjeux propres à chaque domaine. Les commissions constituent ainsi une véritable école permanente de gouvernance publique.

Au-delà de leur rôle technique, les commissions représentent un puissant levier de consolidation démocratique.

Elles rapprochent la décision publique des réalités du terrain, favorisent le dialogue entre institutions et citoyens et permettent d’améliorer la qualité des lois. Elles offrent également un cadre propice à la recherche de compromis, condition essentielle de toute démocratie représentative.

Le tableau récapitulatif des treize commissions, de leurs présidents et de leurs effectifs illustre cette architecture institutionnelle désormais achevée.

Avec des commissions composées de dix à quinze membres, et une commission spéciale de sept membres, l’Assemblée nationale se dote d’une organisation adaptée à la diversité des politiques publiques contemporaines.

L’enjeu dépasse largement les équilibres politiques du moment et, ce qui se met aujourd’hui en place, c’est une capacité institutionnelle durable à produire des lois mieux préparées, à exercer un contrôle plus rigoureux de l’action gouvernementale et à renforcer l’évaluation des politiques publiques.

Une démocratie se juge autant à la qualité de ses institutions qu’à celle de leurs procédures.

Les commissions parlementaires incarnent précisément cette démocratie du travail, de l’écoute, de l’expertise et de la responsabilité. Elles rappellent que les grandes décisions nationales ne sont jamais le fruit de l’improvisation, mais le résultat d’un processus collectif exigeant.

L’installation complète des treize commissions constitue ainsi un signal fort qui est celui d’une Assemblée nationale désormais pleinement opérationnelle, prête à exercer avec responsabilité ses quatre missions constitutionnelles et à contribuer à l’approfondissement de la gouvernance démocratique.

Parce qu’elles préparent les lois, évaluent les politiques publiques, contrôlent l’action gouvernementale et traduisent les attentes des citoyens en propositions concrètes, les commissions parlementaires ne sont pas de simples organes techniques. Elles sont le cœur battant de l’institution parlementaire et, à bien des égards, l’un des principaux moteurs de la vitalité démocratique.

Cependant pour que ce travail commence bien et continue dans l’efficacité, il faut immédiatement dfinaluser et lettre en oeuvre le programme de formation des parlementaires déjà formule par le CERFOP en grande partenariat avec l’Ecole Natilnake d’Administration pour l’accueil des tout nouveaux députés car au moins plus de 50% sont a leur première épreuve.

Aimé Stéphane MANSARE, Sociologue, 

Expert-consultant en sciences sociales du développement

Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’IPCJ

Directeur Général du CERFOP.

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