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Date de Publication: 2017-07-14 16:25:45
Au Nigeria, le mystère entoure la santé du président Buhari

L'omerta sur la santé du président Muhammadu Buhari alimente rumeurs et incertitudes. Au sommet de l'État, la guerre de succession est latente.

deux ans de la fin du premier mandat constitutionnel de Muhammadu Buhari, c'est l'incertitude au Nigeria. Absent du pays depuis le 7 mai pour des soins à Londres, rien d'officiel n'a jusque-là filtré sur l'état réel de la santé du président, laissant ainsi libre cours aux rumeurs. Et le pire, c'est que personne ne pipe mot sur la date de son retour. D'après le Guardian, en juin, la Première dame avait tenté de rassurer la population sur la santé de son époux, sans vraiment réussir à convaincre, avant de retourner au chevet de celui-ci la semaine dernière.

Âgé de 74 ans, Muhammadu Buhari s'était absenté une première fois en janvier pour huit semaines, confiant d'office les rênes du pouvoir à son vice-président Yemi Osinbajo comme le stipule la constitution. À son retour début mars, le président nigérian, apparaissant fatigué et diminué physiquement, avait reconnu lui-même la fragilité de sa santé. Beaucoup s'interrogent depuis sur sa capacité à assumer ses fonctions. D'autant qu'au mois d'avril, il n'avait assisté à aucun Conseil des ministres.

Un exécutif fragile

Ces absences prolongées du chef de l'État et le silence de l'exécutif sur sa capacité à assumer ou non ses fonctions contribuent à alimenter les rumeurs. Au sein du parti au pouvoir, les signes de sérennité affichés au départ commencent à s'effriter. Selon le quotidien britannique, tous les membres du Congrès des Progressistes (APC) s'interrogent actuellement sur l'état réel de santé du président. Le parti craint même des velléités de putsch. En mai, son premier responsable Bola Tinubu avait mis en garde devant l'Assemblée d'État de Lagos tous ceux qui pourraient se laisser aller à cette idée. 

«Il y a quelques jours, nous avons entendu des mises en garde concernant certaines personnes qui essayeraient d’attirer les militaires hors de la caserne. Je voudrais ajouter ma voix à cette mise en garde. Ceux qui pensent pouvoir rompre avec la démocratie pour laquelle on a tant travaillé et tant de gens ont sacrifié leur vie se trompent. Le Nigeria est venu de trop loin pour une telle chose. N’y pensez même pas.» 

 

 

À lire : Au Nigeria, la majorité des prisonniers sont des innocents

Éviter le précédent Yar'Adua

Beaucoup de Nigérians voient, en l'absence de leur chef d'État, d'énormes similitudes avec la situation qui prévalait dans le pays du temps d'Umaru Yar'Adua. La santé de l'ancien président avait également été l'objet d'un mystère jusqu'à ce qu'il décède en mai 2010, ouvrant de fait la porte à des luttes de clans internes pour sa succession.

Revenu aux affaires  - il avait déjà dirigé le pays entre 1983 et 1985 - à l'issue des élections de 2015, Muhammadu Buhari avait axé son mandat autour de la lutte contre la corruption généralisée qui gangrène l'administration publique et le groupe islamiste Boko Haram qui sévit dans le nord-est du Nigeria. Au sud, le pays fait face également à des militants armés qui prennent en otage le pétrole dans le Delta du Niger. De surcroît, avec la chute des cours de l'or noir, l'économie a pris un coup même si l'exécutif a fait un effort pour minimiser l'impact de la crise. Néanmoins, certains membres de l'opposition estiment que le chef de l'État doit démissionner pour laisser la gestion du pays à son vice-président jusqu'aux prochaines élections prévues en février 2019. En attendant, au sommet de l'État chacun affûte ses armes. Discrètement, mais sûrement. 

SQ

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